Lancement de l'Esa Bic Sud France, le "méta-incubateur" de l'Agence spatiale européenne

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Cérémonie de signature de l'Esa Bic Sud France, le 20 juin au Salon du Bourget
Cérémonie de signature de l'Esa Bic Sud France, le 20 juin au Salon du Bourget
Un nouvel incubateur de start-up va accueillir dès janvier prochain des jeunes pousses du domaine du spatial. Sur volonté de l'Agence spatiale européenne, l'Esa Bic Sud France (qui réunit Midi-Pyrénées, Aquitaine et Paca) aura pour mission le transfert de technologies spatiales vers l'industrie non-spatiale. Objectif : 15 entreprises créées chaque année.


C'est en juin 2013, au salon du Bourget, qu'a été officialisée la création de l'Esa Bic Sud France, le 8e Esa Bic (Business incubation center) d'Europe, et le 1er en France. "Il s'agit de valoriser la recherche et l'innovation réalisées dans le domaine du spatial, en les appliquant à d'autres domaines industriels", explique Aude Nzeh Ndong, la coordinatrice du projet au sein d'Aerospace Valley. "On pense notamment à tout ce qui touche au big data, aux données GPS, aux applications liées à la mobilité ou encore à l'agriculture".

Cet incubateur de start-up réunit des structures déjà existantes dans les trois régions concernées : Aquitaine, Midi-Pyrénées et Paca. Le pôle de compétitivité Aerospace Valley coordonne le projet, auquel prennent part le Cnes, le pôle Pégase (Sofia-Antipolis), et les incubateurs suivants : l'Incubateur Midi-Pyrénées, le Centre européen d'entreprise et d'innovation Théogone (Toulouse), mais aussi Technowest ( Bidart), l'Estia (Bordeaux) et l'Incubateur Paca Est. "C'est une mutualisation des structures, des moyens et des compétences, commente Aude Nzeh Ndong. Il ne s'agit pas de rentrer en concurrence avec ces structures déjà existantes".

75 start-up en 5 ans

Esa Bic Sud France rejoint sept autres centres similaires de l'Esa en Europe, avec comme but la création de 75 nouvelles start-up liées à l'espace dans les cinq années à venir, la création d'emploi et le développement de l'économie régionale. Marc Pircher, directeur du Cnes de Toulouse, a ajouté lors de la signature que "les entreprise créées ne seront pas seulement dans le domaine des applications spatiales, mais concerneront aussi le transfert de technologie du spatial vers d'autres secteurs".

Concrètement, fin novembre auront lieu les auditions des candidats à l'entrée dans l'incubateur. Principal critère : être une entreprise de moins de 5 ans et proposer du transfert de technologie. "Il y aura trois comités de sélection par an, de telle sorte que 15 entreprises soient créées chaque année. La durée d'incubation est de deux ans", précise la coordinatrice. Les porteurs de projets sélectionnés seront accueillis dans un des cinq incubateurs qui adhèrent à l'Esa Bic. "C'est une sorte de méta-incubateur !", résume Aude Nzeh Ndong. A travers son programme de transfert de technologies, l'Esa a déjà participé au lancement de 200 nouvelles entreprises en Europe. "C'est une immense fierté pour Aerospace Valley que le premier Esa Bic français puisse voir le jour", s'est félicitée la présidente du Pôle, Agnès Paillard.

Sophie Arutunian
© photo Esa

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