Le plan de relance aéronautique offre du répit à Toulouse

 |  | 1108 mots
40 000 emplois de la filière aéronautique sont menacés à Toulouse par la crise.
40 000 emplois de la filière aéronautique sont menacés à Toulouse par la crise. (Crédits : Rémi Benoit)
Alors que la filière aéronautique emploie 115 000 personnes sur la région toulousaine, le plan de relance annoncé par le gouvernement ce mardi 9 juin pourrait limiter à court-terme la casse sociale dans la supply chain et donner aux bureaux d'études l'opportunité de réfléchir à l'avion plus vert. Mais les acteurs économiques demandent à l'Etat des clarifications sur les modalités d'application de certaines mesures.

Toulouse va-t-elle devenir un nouveau Détroit, à l'instar de l'ancienne capitale américaine de l'automobile frappée par le déclin de la filière dans les années 70 ? C'est le scénario noir que tout le monde veut éviter dans la Ville rose.

"La filière aéronautique à Toulouse, c'est 29 000 emplois au sein d'Airbus et 86 000 chez les sous-traitants. L'impact de la crise représente une chute d'activité de 50% en 2020 par rapport à l'an dernier puis des baisses de 33% en 2021 et de 25% en 2022. Cela veut dire que 40 000 emplois sont menacés dans la région toulousaine sans soutien de l'Etat", alerte Alain Di Crescenzo, président de la CCI Occitanie.

Un fonds pour accélérer la consolidation de la supply chain

C'est dire si le plan de relance présenté mardi 9 juin par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, était attendu. Parmi les 15 milliards annoncés, 7 milliards sont en réalité des prêts déjà engagés pour sauver la compagnie Air France et 3,5 milliards d'euros de garantie export visent à soulager les compagnies aériennes. La supply chain toulousaine pourra en revanche bénéficier des autres volets du plan de relance. À commencer par le fonds d'investissement, doté d'un milliard d'euros d'ici la fin de l'année, pour répondre aux besoins en fonds propres des...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/06/2020 à 16:25 :
Le niveau de commandes va permettre à Airbus de voir son carnet de commandes – établit à 7570 a fin novembre 2019. Il produit un peu moins de 900 avions par an. Cela fait environ 9 années de production. Où se situe le malaise chez Airbus?
Réponse de le 10/06/2020 à 17:05 :
Du coté des commandes des compagnies aériennes et loueurs exsangues constituant l'essentiel du carnet dont vous parlez.
Anticipez donc des demandes de décalage des livraisons d'avion, donc une forte baisse des cadences de production par rapport aux énormes capacités humaines et techniques mises en place avant covid : moins d'avions à livrer chaque mois sur les trois prochaines années par rapport à des moyens de production devenues surdimensionnés = surcapacité = pertes colossales ...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :