Derichebourg Aeronautics : la direction persiste malgré l'intervention de Le Maire

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Le sous-traitant aéronautique toulousain semble sourd aux appels du ministre de l'Économie.
Le sous-traitant aéronautique toulousain semble sourd aux appels du ministre de l'Économie. (Crédits : Rémi Benoit)
Malgré la demande de temporisation du ministre de l'Économie quant à un éventuel accord de performance collective suivi d'un PSE, la direction de Derichebourg Aeronautics maintient sa volonté de conclure rapidement un accord avec les partenaires sociaux. Le sous-traitant aéronautique a même rappelé ses intentions dans une lettre envoyée aux salariés, que La Tribune s'est procurée.

C'est un dossier sur lequel sont braqués tous les projecteurs ces derniers jours. Le sous-traitant aéronautique toulousain de rang 1, Derichebourg Aeronautics, est confronté à une baisse de son activité en raison de la réduction des cadences de production de 33% du côté d'Airbus, son principal client. Par conséquent, l'entreprise qui emploie 1 500 salariés, doit mécaniquement gérer un surplus du côté de sa masse salariale.

"Notre client principal prévoit a minima une baisse d'un tiers de son activité entrainant mécaniquement une baisse de plus de 50% de notre chiffre d'affaires. Nous avons échangé sur ce sujet à diverses reprises lors de nos réunions avec le CSE. Cette situation inédite nous impose d'agir vite afin d'assurer la pérennité de l'entreprise. Plusieurs alternatives sont à...

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Commentaires
a écrit le 10/06/2020 à 10:51 :
"Chères collaboratrices ,chers collaborateurs"

A l'époque, les journalistes de "Libération" en avaient rigolé sur Twitter. Sur les badges d'accès à leur nouveau lieu de travail, à la case renseignant leur fonction, on pouvait lire le terme de "collaborateur". Pas "journaliste", pas "rédacteur", pas "salarié".
On ne compte plus les tribunes, les articles de la presse spécialisée et les brochures de recrutement qui mentionnent ce terme de "collaborateur", alors qu'à chaque fois il est question d'un ou d'une salariée.

Danièle Linhart est sociologue, directrice émérite du laboratoire Genre, travail et mobilités au CNRS. En 2015, elle a publié "la Comédie humaine du travail, de la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale", aux éditions Erès.
Avec elle, on a parlé des chief happiness officers, du mythe de Narcisse et des gens à qui on demande sérieusement de "rendre l'impossible possible" en entretien individuel d'évaluation. Je crois que ce qui est véhiculé par le terme de « salarié », c’est le concept de subordination que la Cour de Cassation a défini depuis 1996 comme « l’exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur qui le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements du subordonné ».A savoir que le lien de subordination du salarié à son employeur est inscrit dans le contrat de travail.Dans une pratique modernisée du management, cette relation de subordination fait tache, si l’on peut dire. En conséquence, le management reprend un terme dont étaient traditionnellement affublés les cadres (que la direction considérait comme des interlocuteurs aptes à « collaborer » avec elle) pour l’appliquer au reste des employés de l’entreprise. Sous-entendant que tout le monde existe sur le même plan que l’encadrement, que tous les salariés de l’entreprise vivent les conditions d’une égalité.En réalité, il s’agit donc de faire sauter l’idée même de subordination, au profit de la collaboration qui est censée se faire de plein gré. En pratique, c’est un concept que l’on retrouve notamment dans la rhétorique de l’entreprise libérée où l’on considère chacun comme son propre manager. C’est encore une manière de masquer ou d’invisibiliser ce lien de subordination.
a écrit le 10/06/2020 à 4:35 :
Un T a la place de deux S. Pour un PDG ca la fiche mal ! Le correcteur auto de l'ordi est en rade ? C'est a des details comme cela que l'on constate la perte de competence.
Le declin est ineluctable.
a écrit le 09/06/2020 à 18:02 :
Pov le maire....
Bon c est bien, personne n'écoute ce gouvernement et ces énarques.
Inaudibles et incompétents
a écrit le 09/06/2020 à 16:53 :
La lettre du président est, malheureusement, celle d'un gestionnaire; il est temps qu'on le remplace par un administrateur, de préférence issu de l'énarchie; Le Maire?
a écrit le 09/06/2020 à 14:40 :
En plus c est tellement fait rapidement, comme la décision, que le mot"discussions" contient une belle faute d'orthographe. A croire que ce dirigeant ne connaît pas le terme et l on comprend pourquoi il fait ça plutôt que d'ouvrir un dialogue social.
a écrit le 09/06/2020 à 13:45 :
LE MAIRE lui n'est pas pressé, il est en sécurité, il attend probablement que Derichebourg dépose son bilan ?

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