La cité administrative de Toulouse et ses 1500 emplois déplacés dans le quartier Jolimont

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La future cité administrative remplacera d'ici cinq ans ces anciens locaux du CEAT à Jolimont.
La future cité administrative remplacera d'ici cinq ans ces anciens locaux du CEAT à Jolimont. (Crédits : Patrice Nin)
Après plusieurs mois de réflexion au sein des services de l'État, la décision a été prise : la cité administrative de Toulouse sera totalement reconstruite dans le quartier de Jolimont. Un chantier à 90 millions d'euros pour lequel le préfet d'Occitanie, Étienne Guyot, doit mener une concertation avec les services concernés pour définir les besoins auxquels devra répondre ce nouvel édifice. Reste à savoir désormais ce que vont devenir les 30 000 m2 des locaux actuels situés dans l'hypercentre toulousain.

Une fois arrivé au cœur du quartier Compans-Caffarelli, à Toulouse, il est difficile de manquer cet imposant bâtiment à proximité de la station de métro du secteur. Très haut et occupant une superficie de 3,2 hectares en plein centre-ville, la cité administrative de Toulouse et ses 1 500 agents vont déménager d'ici cinq ans dans le quartier Jolimont de la Ville rose, sur le site nommé Lemaresquier, d'ici 2024. Le chantier est estimé à 90 millions d'euros.

"Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un programme de rénovation des cités administratives sans précédent, doté d'un milliard d'euros sur la période 2018­-2022 et adopté dans la loi de finances pour 2018. La nouvelle cité offrira aux usagers et aux agents publics un cadre de travail sûr, moderne et parfaitement adapté aux enjeux énergétiques des 30 prochaines années", avait alors réagi dans un communiqué le ministère de l'Action et des Comptes publics le 25 juillet, validant par la même occasion la proposition du préfet de Haute-Garonne et d'Occitanie, Étienne Guyot.

Les représentants du personnel de ce bâtiment public étaient de leur côté davantage favorables à la refonte du site actuel. Pour justifier un tel choix, ils mettent en avant les problèmes de mobilité qui vont rencontrer les fonctionnaires pour se rendre à Jolimont, les pertes économiques pour les commerces qui entourent l'établissement et les 25 millions d'euros investis dans la cité administrative depuis 2005.

"Cet argent représentait des investissements nécessaires à l'époque, tout d'abord pour les conditions de travail des employés, mais aussi pour leur sécurité", estime de son côté Étienne Guyot.

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Une première réunion organisée

Depuis la validation ministérielle, le projet a été concrètement lancé. Ainsi, le préfet a reçu lundi 9 septembre les chefs de services et les représentants des personnels concernés "afin de leur présenter le calendrier et la méthode de définition et de réalisation du projet", précise-t-on du côté de la préfecture de région.

"Cette nouvelle cité administrative va pouvoir accueillir pas moins de 12 services de l'État, ce qui représente 1 641 postes de travail, avec un déménagement prévu pour ces services à l'horizon 2024", poursuit celui qui est en poste depuis une dizaine de mois.

D'ici là, ces réunions vont se multiplier pour définir les besoins de chacun des services, avant vienne le temps de la programmation, puis le lancement des appels d'offres, avant la réalisation. Par ailleurs, il est prévu qu'un seul opérateur réalise la conception, la réalisation et la maintenance du futur site.

Que faire de la future ex-cité ?

Une fois le déménagement effectué, ou du moins programmé avec certitude, il sera temps pour l'État de réfléchir au devenir de ce site en plein cœur de la ville de Toulouse. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, aimerait lancer une consultation publique associant l'État, les habitants et les associations du quartier pour réfléchir à cette question.

"Aucune procédure n'a pour le moment été engagée sur le devenir de ce bâtiment de 35 000 m2. Mais quand cela sera le cas, cela se fera en étroite collaboration avec la mairie de Toulouse", a fait savoir Étienne Guyot.

Quoi qu'il en soit, ce quartier de Compans-Caffarelli va connaître de profondes mutations dans les années à venir entre la fermeture de sa cité administrative et la construction d'un campus de la Toulouse Business School à la place du petit Palais des sports de Toulouse.

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