L'aéroport Toulouse-Blagnac produit de l'énergie solaire depuis ses parkings

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Les panneaux solaires ont été installés sur le toit du parking P2.
Les panneaux solaires ont été installés sur le toit du parking P2. (Crédits : Aéroport de Toulouse)
Après plusieurs mois de travaux,  la centrale photovoltaïque de l'aéroport Toulouse-Blagnac a été mise en marche. Depuis le début du mois de janvier, les panneaux solaires installés sur le toit du parking P2 ont commencé à produire de l'énergie renouvelable. La démarche s'inscrit dans la politique RSE de l'aéroport sur la réduction d'émission carbone.

Il aura fallu une dizaine d'années pour que la centrale photovoltaïque de l'aéroport Toulouse-Blagnac voit le jour. Après trois versions du projet et de nombreux obstacles, c'est finalement sur le toit du parking P2 que les panneaux solaires ont été placés. Cette installation constitue l'un des plus gros projets solaires aéroportuaires de France.

 "Nous l'avions imaginé dès le début sur le toit du parking P2 car c'est un toit plat, avec une grande surface", commente Jean-Michel Vernhes, président du directoire de l'aéroport Toulouse-Blagnac. Sur ces 9000 m2 de toiture disponibles, 5 813 m2 ont été recouverts de panneaux solaires. Cela représente une production annuelle de 1 096 MWh soit l'équivalent de la consommation d'électricité de 450 foyers pour une année. "Un bon début", se félicite Jean-Michel Vernhes, pour mener à bien la politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de l'aéroport sur la diminution des émissions carbones.

1,4 million d'euros d'investissements

L'aéroport a investi 1,4 million d'euros dans le projet. Une somme qui sera rentabilisée par la vente de l'énergie solaire à EDF avec qui un contrat a été passé. Si le nucléaire reste aujourd'hui l'énergie la plus rentable (avec un kilowatt-heure à seulement 4 centimes d'euros), l'énergie solaire a vu son prix divisé par cinq en dix ans. Aujourd'hui, ce dernier est de 13 centimes d'euros par kilowatt-heure et cela pourrait encore chuter : "D'ici 2020, le prix du kilowatt-heure de l'énergie solaire pourrait passer à 5 centimes d'euros", commente Pascal Martin, président du groupe Legendre énergie, partenaire principal de l'aéroport sur ce projet.

Vers l'auto-alimentation ?

Les 3633 panneaux posés sur le toit du parking ont été réalisés par la société Systovi, une entreprise spécialisée dans la fabrication de solution innovante solaire basée à Nantes. Les panneaux sont antireflets, pour ne pas gêner les avions et ont une puissance d'un mégawatt/heure. Mais c'est leur solidité qui permet d'envisager un retour sur investissement aux acteurs du projet :

"Les durées de vie de ces panneaux étant au moins d'une vingtaine ou trentaine d'années, on pense rentabiliser notre investissement d'ici là, ça se fait vraiment dans le temps", explique Jean-Michel Vernhes.

 La mise en place de la centrale photovoltaïque s'inscrit également dans le programme mondial Airport Carbon Accreditation : une certification attribuée aux aéroports qui affichent une neutralité carbone. Pour l'obtenir, il faut mettre en place des initiatives décarbonnées. D'autres projets d'énergie solaire sont donc prévus à l'aéroport Toulouse-Blagnac, notamment aux alentours des pistes avec pour but à terme une auto-alimentation énergétique. La forte diminution du prix des énergies renouvelables pourrait faciliter cette transition énergétique.

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Commentaires
a écrit le 29/01/2018 à 12:41 :
Cette centrale est issue d'appels d'offre nationaux (et gérés cahotiquement par les gouvernements successif) d'il y a 2 ans.
Lors des derniers appels d'offre récents, la moyenne des tarifs des lauréats pour centrales au sol a été de 5,5 c€ / kWh, et la moyenne des tarif des lauréats de projets sur batiment à 8,8 c€ / kWh, on saisit le chemin parcouru.
a écrit le 28/01/2018 à 10:12 :
"Il aura fallu une dizaine d'années pour que la centrale photovoltaïque de l'aéroport Toulouse-Blagnac voit le jour.".

On comprend mal sans explications. Mais il semble que ce soit le " mal français " qui dans beaucoup de cas décourage les investisseurs. Et l'EDF et ses centrales nucléaires se réjouit.
a écrit le 26/01/2018 à 22:14 :
"(avec un kilowatt-heure à seulement 0,04 centimes d'euros)" quand je fais le calcul sur ma facture, le kWh net est à 0,1845 euro (2017) donc 18 centimes, pas 0,04
Peut-être "(avec un kilowatt-heure à seulement 4 centimes d'euros)" ou "(avec un kilowatt-heure à seulement 0,04 euro)" ?
A Corte, j'ai apprécié les panneaux solaires qui font de l'ombre sur le parking de la grande surface (Cas**), on retrouve sa voiture fraiche et ça génère de l'énergie électrique en même temps. Ça devrait se généraliser ? Rien ne pousse dessous, y a donc pas de préjudice agricole.

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