Une friche de l'usine AZF transformée en une centrale solaire de 19 hectares

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Une centrale solaire au sol sera construite d'ici fin 2019 à Toulouse.
Une centrale solaire au sol sera construite d'ici fin 2019 à Toulouse. (Crédits : Pexels.com)
Le ministère de la Transition écologique vient de labelliser un projet de centrale photovoltaïque à Toulouse sur un terrain proche de l'ex-usine pétrochimique AZF qui a explosé en 2001. Les panneaux solaires fixés au-dessus du sol occuperont une surface de 19 hectares et pourraient produire l'équivalent de 75% des besoins de la Ville rose en éclairage public.

C'est un immense terrain inutilisé depuis plusieurs décennies qui va connaître une seconde vie. "Il se situe à proximité de l'ancienne usine AZF. Les terres sont polluées et souillées par des années d'industrie chimique. Total a décidé de les céder à la métropole avec une servitude de non-utilisation aussi bien pour construire des habitations que des activités tertiaires, et ce pour une centaine d'années", raconte Émilion Esnault, vice-président de Toulouse Métropole et élu municipal en charge de l'éclairage public. Alors, la Ville rose a décidé d'y installer une centrale solaire. Les panneaux seront fixés au-dessus des terres sur 19 hectares.

"Ce sera sans doute la plus grande centrale solaire au sol qui voit le jour dans une grande ville en France. Dans la plupart des agglomérations, le foncier disponible est restreint. Cette installation, dotée d'une puissance de 15 MWc (mégawatt crête), sera en mesure de produire sur une année 21 millions de kwh. Cela représente 75% des besoins de Toulouse en éclairage public", ajoute l'élu.

Le projet vient d'être retenu le 6 août dans le cadre de l'appel d'offres du ministère de la Transition énergétique pour les installations de grande puissance. La centrale photovoltaïque de l'Oncopole sera construite et exploitée par la société Urbasolar qui prend en charge les 15 à 17 millions d'euros d'investissements nécessaires. Elle devrait entrer en service fin 2019.

D'autres centrales photovoltaïques plus petites et sur des toits de bâtiments publics sont en développement dans la métropole toulousaine. Celle du toit de la halle aux fleurs du Marché d'intérêt national de Toulouse fonctionne depuis mars dernier. Le bâtiment Marengo, la Médiathèque José Cabanis, la station d'épuration de Castelginest et le parking nord du futur Parc des Expositions vont également bientôt accueillir des panneaux solaires.

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Commentaires
a écrit le 18/08/2018 à 18:10 :
La puissance crête parait faible par rapport à la surface, sur les 190000 m2 il est probable que tout n'est pas exploitable, ne serais que parce qu’il faut laisser de l'espace entre les rangs de modules pour éviter les ombrages.
Si l’on compare à d’autres exemples de centrales : https://www.usinenouvelle.com/article/juwi-enr-inaugure-la-centrale-solaire-au-sol-de-25-mwc-d-ortaffa-dans-les-pyrenees-orientales.N273542.
https://www.novethic.fr/actualite/energie/transition-energetique/isr-rse/la-plus-grande-centrale-solaire-flottante-au-monde-entre-en-service-et-ca-se-passe-en-chine-144500.html
550MW : Solar star – Projet constituant une centrale géante de 550 Mw, en Californie. BHE Renewables- SunPower, etc…
648 MW : https://economictimes.indiatimes.com/industry/energy/power/worlds-largest-solar-park-launched-in-karnataka/articleshow/63130074.cms
Etc… Peu importe la course à la démesure, car tout dépend des surfaces disponibles. Urbasolar semble maitriser le sujet, vu toutes leurs réalisations : http://www.urbasolar.com/realisations/#mg
Le coût d'investissement parait également relativement faible en rapport de la puissance.
Il est vrai que le prix des modules a beaucoup baissé (https://www.pv-magazine.com/?s=2018+pv+price)
Cela peut être des modules à couche mince – ou amorphe, ayant théoriquement un rendement moindre par rapport à du mono ou poly cristallin, sauf si c’est du Cdte.
De toute façon il ne faut pas trop chercher à comprendre les stratégies des groupes dans le secteur solaire, la tendance des prix des modules étant toujours à la baisse. Et encore moins les stratégies industrielles des groupes Français, entre Total qui détient SunPower, EDF EN c’est Photowatt et d’autres acteurs plus ou moins concurrentiels.
Dans le cadre de projets, les maitres d’ouvrage tout autant que les maitres d’œuvre ont tout intérêt à conserver l’avantage de l’embarras du choix des technologies, pour préserver les marges de rentabilité.
a écrit le 18/08/2018 à 17:58 :
Bel effet d'annonce, peut être cela suffira t'il à éclairer la rocade qui est dans le noir depuis des années. A ce qu'il paraît, sans rire, que cela la rend plus sure parce qu'on y voit moins bien sans lumière. C'est vrai, on se soucie de la sécurité routière....
Curieusement, à l'étranger les autoroutes et rocades sont éclairées la nuit. Fier d'être Toulousain.....
a écrit le 18/08/2018 à 9:29 :
Oui,effectivement cela fait un petit rendement pour une région qui est tout de même bien ensoleillée par rapport a beaucoup d'autres,a peine 80W par m2.
a écrit le 18/08/2018 à 7:25 :
Puissance donnée 15 MW (crête ou pas on s'en fou) = 15 000 0000 W qu'on m'explique
comment en produire 21 000 000 W = 21 MW avec le même matériel ? Si je me trompe qu'on me le dise. Merci.
Et 21 millions de kW suffisent pas en heure.
a écrit le 18/08/2018 à 0:22 :
Bonjour Mme. Galenot
Merci pour cet article. Ne voudriez-vous pas investiguer plus en détails s’il vous plaît ?
Dans quelles conditions ces « terres [...] polluées et souillées par des années d'industrie chimique » ont-elles été cédées par Total à la métropole ?
L’industriel n’a-t-il pas une obligation de remédiation des sols ? Si oui, n’est-ce pas un « arrangement » qui pose des questions ?
Par avance merci à vous,
Un citoyen
Réponse de le 18/08/2018 à 12:02 :
Bonjour Vincent,
Il apparait clairement depuis des décennies que le green washing commercial dont on nous rebat les oreilles n'a qu'une faible corrélation technologique et scientifique. Autrement dit polluer est très simple mais dépolluer (surtout des terres) est très compliqué, très cher et bien souvent impossible comme dans le cas de cette pollution près de l'usine AZF.
Du coup on se retrouve avec le problème des ruissellements, des nappes phréatiques polluées, des rejets à la mer et des végétaux saturés de produits chimiques propres à ce type de pollution. C'est en partie la raison de nos usines les plus polluantes vers les pays du tiers monde ...
C'est également la raison pour laquelle la NASA et la Chine prévoient des constructions d'usines sur la lune pour la fin du 21ème siècle. Cela afin d'éviter de saturer notre environnement de polluants nocifs et destructeurs pour la biodiversité et la vie ne général. Toute pollution à l'avenir devra être générée là ou il n'existe pas de vie, sur les astres stériles comme la Lune..Mais bon nous en sommes encore loin donc en intermédiaire nous avons ce type de solution ... .
a écrit le 17/08/2018 à 14:01 :
"75% des besoins de la Ville rose en éclairage public" vu les éclairages Led ça fait peu d'énergie générée finalement. A moins qu'à Toulouse ce soit encore un système ancien (filaments, vapeur de sodium, autre). A Led il parait que ça permettrait de moins éclairer mais avoir des détecteurs de passage pour accompagner un piéton, réverbère par réverbère, puis se mettre en veille (intermédiaire entre le noir complet et l'allumé tout le temps).
Nous sommes énergivores, finalement. Et l'éclairage des particuliers, c'est une petite partie des besoins (ampoules fluocompactes, voire Leds).

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