La LGV Bordeaux-Toulouse se fera selon Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie

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Jean-Louis Chauzy a été élu à la tête du Ceser Occitanie pour un mandat de six ans (2018-2023).
Jean-Louis Chauzy a été élu à la tête du Ceser Occitanie pour un mandat de six ans (2018-2023). (Crédits : Rémi Benoit)
Réélu pour un mandat de six ans, Jean-Louis Chauzy, le président du Ceser Occitanie attend fermement le rapport du Conseil d'Orientation des Infrastructures au sujet de la LGV Bordeaux-Toulouse. Pour lui, cette ligne se fera mais le calendrier pose question.

Se fera-t-elle ? Ne se fera-t-elle pas ? La LGV Bordeaux-Toulouse est un des enjeux majeurs pour l'avenir du territoire régional. C'est dans ce sens que le Ceser (désormais) Occitanie travaille depuis de nombreuses années en étroite collaboration avec la Région sur les enjeux de mobilité qui concernent l'Occitanie. Actuellement, c'est le dossier de la LGV Bordeaux-Toulouse qui occupe les équipes des deux institutions régionales. Afin de rendre un avis consultatif, le Conseil d'Orientation des Infrastructures a auditionné pendant 2h30 mardi 23 janvier une délégation d'élus toulousains à ce sujet, dont Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie et Jean-Louis Chauzy.

"Dans une région qui accueille chaque année plus de 50 000 nouveaux habitants chaque année, les enjeux de mobilité sont très importants. La LGV Bordeaux-Toulouse se fera mais c'est le calendrier de sa mise en place qui pose question", affirme avec assurance Jean-Louis Chauzy, interrogé par La Tribune.

Pourtant, le Conseil d'Orientation des Infrastructures ne doit rendre son rapport que demain, jeudi 1er février. Les élus toulousains ont-ils eu des informations favorables à l'élaboration de la LGV ? En tout cas, le gouvernement doit trancher dans les prochains jours en s'appuyant sur ce rapport du COI.

"Nous irons chercher, c'est la prochaine étape, l'arbitrage du président de la République dans quelques jours afin de bénéficier des décisions de faire avec un calendrier acceptable", a même lancé Jean-Louis Chauzy lors de sa déclaration de candidature devant l'assemblée à l'Hôtel de Région.

En apparence, la question n'est plus de savoir si la LGV Bordeaux-Toulouse se fera, mais plutôt quand est-ce qu'elle arrivera dans la Ville rose. Les élus locaux semblent avoir gagné la partie si l'on croit Jean-Louis Chauzy.

L'assemblée du Ceser Occitanie à 51% renouvelée

D'ailleurs, pour ce dernier, c'était un jour important. L'assemblée du Ceser Occitanie, s'est réunie ce mercredi 31 janvier à l'Hôtel de Région pour élire son tout premier président, après une période transitoire de deux ans suite à la refonte des Régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Sur les 170 membres qui la composent, 51 % sont des nouveaux conseillers et disposent d'une parité quasi parfaite.

"Avec 48 % de femmes dans cette nouvelle assemblée, contre 33% par le passé, nous faisons bien mieux que d'autres assemblées politiques comme l'Assemblée nationale et le Sénat par exemple", s'est réjouit le doyen de l'assemblée du Ceser dans son discours d'ouverture, Claude Dupuy.

Les membres de cette première assemblée du Ceser Occitanie ont ainsi élu leur tout premier président, à savoir Jean-Louis Chauzy, seul candidat à la tête de cette institution (124 voix pour sur 166 suffrages). Agé de 70 ans, membre du Ceser depuis 1983 et à la tête de celui de Midi-Pyrénées depuis 1992, il a également dirigé l'instance pendant sa période de transition. Il était le président sortant de cette élection. S'il y a eu un renouvellement dans ses membres, la tête de l'institution elle, n'a donc pas changé.

Mais quelle est l'utilité du Ceser, le Conseil économique, social et environnemental régional, l'assemblée censée représenter "les forces vives" d'une région ? Ses membres en Occitanie sont issues de plus de 80 organisations représentant tous les secteurs d'activité existants et doivent rendre des avis consultatifs sur les politiques publiques misent en place.

"Vous êtes les interlocuteurs privilégiés de l'État et de la Région Occitanie pour l'évaluation des politiques publiques. L'État sera attentif aux travaux émanant de vos commissions", a promis dans un discours le préfet Pascal Mailhos.

Sur les 18 derniers mois, le Ceser a publié une trentaine de rapports pour juger les politiques publiques appliquées dans la région.

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Commentaires
a écrit le 01/02/2018 à 7:51 :
Un rapide calcul révèle que la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux a couté entre 6 et 7 milliards, mais qu'elle a conduit à une appr´ciation du même ordre de grandeur de la valeur du seul parc immobilier girondin. Ce n'est certes pas de l'argent public, mais du public. Et qui relativise très fort l'expression de "gouffre financier" utilisée contre les nouvelles lignes à grande vitesse
a écrit le 01/02/2018 à 0:41 :
22 avril 2075 Oui elle se fera le gouvernement cette fois nous l'a promis c'est sur !!
a écrit le 31/01/2018 à 18:20 :
Un élu de 70 ans. Y a vraiment personne avec plus d'avenir en Occitanie.
Région de vieux ?
Réponse de le 01/02/2018 à 12:28 :
L'âge n'a rien à voir avec l'investissement…
Vous auriez pu vous porter candidat
a écrit le 31/01/2018 à 17:40 :
Quand je travaillais à TLS en 2002/03 c'était prévu pour 2015 au plus tard .comme d'ailleurs le second airport dans le frontonnais !!
Et si ces gens étaient sérieux et non à la recherche d'électeurs , voire de leur intéret très particulier ?
Réponse de le 31/01/2018 à 20:42 :
Pourquoi le Frontonnais ? D'ailleurs, de mémoire, Toulouse avait 3 plateformes aériennes; pas développables ?
Quant au TGV; le faire bifurquer plutôt que de lui faire faire le parcours orléans Vierzon Limoges/Cahors (ou bien Vierzon Clemont/Aurillac/Rodez), a été débile. Paris/ Blagnac va rester la ligne la plus fréquentée pour encore un bout de temps !

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