Le groupe Toulouse Métropole fait le bilan d'un an d'opposition

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Marie Déqué, présidente du groupe Toulouse Métropole
Marie Déqué, présidente du groupe Toulouse Métropole
Toulouse Métropole présidé par Marie Déqué organisait ce matin une conférence de presse pour faire le bilan du groupe d'opposition municipale un an après sa création. L'occasion également de livrer son regard sur la politique de Pierre Cohen qui dirige Toulouse depuis 2008.

Après avoir rappelé la volonté d'une « opposition vigilante et constructive » à l'origine de la naissance de son groupe, la présidente Marie Déqué a dressé un bilan des actions menées depuis un an par l'équipe de Pierre Cohen. Elle reconnaît que certaines revendications portées par son groupe ont été entendues, notamment au niveau de la propreté ou de la mobilité : « l'accord récent avec le Sicoval pour le prolongement du métro prouve que nous n'avions pas tort, a-t-elle souligné. Il reste cependant beaucoup à faire sur la desserte du Cancéropôle. »

« Nous défendons toujours l'idée d'une métropole, a-elle poursuivi. L'avenir de Toulouse passe par là. Toulouse a tout d'une grande en termes de culture, de recherche, d'enseignement... Il ne manque que la volonté politique. » Un sujet également très important pour François Chollet : « La métropole et le pôle métropolitain ne s'opposent pas. Ce sont deux dynamiques différentes. Une dynamique d'intégration qui permet d'être visible au plan national et international et d'attirer les investisseurs pour développer de grands projets. Et une dynamique de coopération positive qui permet de dialoguer avec les villes moyennes. »

Une véritable politique d'investissement

Si elle « refuse la polémique politicienne », Marie Déqué relève néanmoins les nombreuses interpellations de son groupe auxquelles « Pierre Cohen est resté sourd ». Marie Déqué pointe ainsi « le manque d'ambition dans la politique d'investissement ». Il est selon elle « urgent de rompre avec la position de dette zéro. Le budget 2012 annonce 156 M€ d'investissement mais, selon elle, aucun emprunt n'a été souscrit entre 2001 et 2011. De plus, 60% seulement de ce qui était prévu a effectivement été réalisé. »

Un constat partagé par René Bouscatel, ex président de Toulouse Métropole, pour qui « la sortie de crise n'est possible que par une véritable politique d'investissement. L'endettement zéro n'a jamais été un dogme pour nous. On doit s'endetter pour procéder à un investissement productif. La dette des communes s'élève à 67 milliards d'euros, soit 4,1% de la dette de la France qui est de 1600 milliards. Les villes ont les moyens et doivent être les moteurs de l'investissement. Et Toulouse a aujourd'hui la chance d'avoir une dette zéro. » René Bouscatel et Marie Déqué ont ensuite évoqué les investissements possibles selon eux. Le projet de la prison Saint-Michel a ainsi été abordé par la présidente qui défend l'idée d'un auditorium pour l'Orchestre du Capitole, « le troisième orchestre de France. Pourquoi ne pas réfléchir à la transformation de ce lieu de patrimoine ? Toulouse le mérite, l'orchestre du Capitole et son chef Tugan Sokhiev aussi. »

De son côté, René Bouscatel est revenu sur le projet de Grand Stade qu'il souhaite voir émerger dans le Grand Sud. « Les travaux du Stadium vont coûter 60 millions d'euros pour passer à 40 000 places et 37 500 places aux normes UEFA. En période de crise, c'est très bien de faire marcher l'économie. Et je suis très content qu'il y ait ces travaux. Mais cela ne nous prive-t-il pas d'un grand projet qui nous aurait permis d'accueillir de grands événements sportifs et culturels. Pour un stade de 60 000 places comme je l'imagine, le coût est d'environ 400 millions d'euros. Cela serait faisable par un financement public/privé qui permettrait aux collectivités de garder la maîtrise sur les terrains.»

Sur la question des échéances électorales à venir, et notamment les municipales, le groupe Toulouse Métropole veut « une personnalité emblématique capable de rassembler au-delà du centre pour la ville de Toulouse. Nous ne savons pas encore qui elle est mais la personnalité se révèlera automatiquement du travail d'équipe. Ce n'est pas un parti politique qui gagnera la Ville mais une fédération d'hommes et de femmes de sensibilité et d'expériences différentes », a défendu René Bouscatel. Concernant les législatives, Serge Didier « pourrait être candidat sur la 3e circonscription. Les instances parisiennes (Nouveau Centre, NDLR) sont d'accord. Je dois en discuter avec la présidente de notre groupe. Plusieurs facteurs joueront dans ma décision. »

Paul Périé

En photo : Marie Déqué, présidente du groupe Toulouse Métropole (© Rémi Benoit)

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