Départementales : le PS 31 appelle à la mobilisation dès le 1er tour

Par Sophie Arutunian  |   |  623  mots
Patrick Pignard, Sébastien Vincini, Georges Méric et Marie-Claude Farcy (Crédits : ON / Sophie Arutunian)
Le Parti Socialiste de Haute-Garonne mise sur l’action sociale et la solidarité territoriale pour convaincre les électeurs, en vue du scrutin du 22 mars prochain. La majorité sortante du Département le sait,"il y a un risque majeur que le Département passe à droite" et elle appelle à la mobilisation dès le 1er tour. Même si "on ne joue pas le 3e tour des municipales à Toulouse", Jean-Luc Moudenc est attaqué au sujet de la 3e ligne de métro. Par ailleurs, le PS dément les accusations de "clientélisme".

À quatre semaines du 1er tour des élections départementales, le PS 31 a tenu ce mercredi 25 février la première d'une série de 4 conférences de presse destinées à présenter son programme. La majorité sortante mise sur l'action sociale et la solidarité territoriale pour convaincre les électeurs. "Ce scrutin est un scrutin de proximité. Le Département est le 2e échelon après les communes. Il gère le quotidien des citoyens" rappelle Sébastien Vincini, 1er secrétaire fédéral du PS 31. Sûre de son bilan et convaincue que les électeurs connaissent bien les actions du Département, la majorité PS/PRG doit faire face à des candidatures EE-LV et PC sur plusieurs cantons. Le 1er secrétaire fédéral avoue qu'il existe "un risque majeur que le Département passe à droite, voire pire, l'extrême droite". Sébastien Vincini appelle à la mobilisation "de toutes les forces progressistes" dès le premier tour.

L'action sociale, argument numéro 1

"L'ADN du Département, c'est l'action sociale et la solidarité territoriale" affirme George Méric, candidat sortant sur le canton d'Escalquens.

"Entre les transports scolaires gratuits, le RSA, les aides à l'insertion, aux personnes âgées, handicapées, ou encore les aides pour la cantine, au moins un citoyen sur deux bénéficie de l'action du Département. Les Haut-Garonnais connaissent et savent à quoi sert cette institution".

L'action sociale représente 57 % des dépenses du Conseil général (112 M€) selon l'élu. "Je mets au défi la droite de faire pareil". Georges Méric insiste par ailleurs sur les aides aux associations qui font vivre les territoires : "Nous sommes opposés à la politique anti-association menée à Toulouse".


"Il n'y a pas de clientélisme !"


Sur la solidarité territoriale, la gauche affirme mener une redistribution des richesses équitable vers les  zones rurales et montagneuses, et répond au passage aux accusations de "clientélisme" formulées par la droite :

"Il n'y a pas de clientélisme. Toutes les communes ont les mêmes subventions, qu'elles soient de droite ou de gauche. Tous les enfants bénéficient des transports scolaires gratuits, on ne leur demande pas leurs papiers à l'entrée du bus ! Le clientélisme est un letmotiv de la droite mais je ne sais pas de quoi parlent Moudenc et ses amis" affirme Sébastien Vincini.

"Avoir une relation proche avec les citoyens, les recevoir et de les écouter, est-ce du clientélisme ?" s'agace Alain Gabrieli, candidat sortant sur le canton de Toulouse 3.  Sur le problème de la "fraude sociale" également soulevé par la liste UMP/Modem/UDI, Alain Gabrieli rappelle que "la triche sur le RSA est inférieure à 1%".


L'abandon du PLB , "un attentat"

Impossible pour les candidats socialistes aux départementales de ne pas évoquer le sujet qui fâche : la 3e ligne de métro souhaitée par Jean-Luc Moudenc, et la menace qui pèse sur le prolongement de la ligne B jusqu'à Labège. "Jean-Luc Moudenc souhaite ré-intégrer le Département au sein de Tisséo pour financer sa 3e ligne mais un tel projet accaparerait tous les moyens, au détriment des autres projets de transport du territoire" affirme Alain Gabrieli.

"La volonté de Jean-Luc Moudenc de stopper le PLB est un attentat pour les populations du sud-est toulousain. Mais nous ne sommes pas là pour jouer le 3e tour des municipales, et les projets de Jean-Luc Moudenc pour Toulouse intéressent peu les cantons de Luchon et Auterive par exemple" tranche Sébastien Vincini.

La guerre des mots par conférence de presse interposée est donc lancée. Le 1er tour aura lieu le 22 mars prochain. Le président du futur département sera élu le 4 avril.