Élections départementales et régionales : 2015, l'année des écologistes ?

Par Mathieu Houllière  |   |  561  mots
Guillaume Cros, président du groupe EE-LV au Conseil régional de Midi-Pyrénées (Crédits : Rémi Benoit)
Les élus d’Europe Ecologie – Les Verts du Conseil régional de Midi-Pyrénées se sont montrés enthousiastes hier lundi 26 janvier sur l'avenir du parti. Le parti écologiste a l'intime conviction que cette année électorale sera la leur, et annonce ne pas envisager d'alliance avec le parti socialiste.

"Nous sommes intimement convaincus que le temps des écologistes est venu". Pour Guillaume Cros, président du groupe Europe Ecologie - Les Verts au Conseil régional de Midi-Pyrénées, 2015 sera une année verte. C'est en tout cas le message délivré à la presse lundi 26 janvier à l'hôtel de Région lors des traditionnels vœux à la presse. Élections départementales, régionales : deux rendez-vous capitaux et pour lesquels le président du groupe sent qu'il a un autre rôle à jouer que celui de figurant. Un sentiment partagé par Gérard Onesta, vice-président du Conseil régional, en charge des relations européennes, des relations internationales, de la coopération décentralisée et de la réflexion sur l'avenir des régions :

"On attaque une nouvelle phase de la vie politique. On a l'impression qu'il y a une aspiration à quelque chose de nouveau et on sent bien la fin de règne des partis traditionnels. Il n'y a qu'à voir ce qu'il s'est passé en Grèce. En France, ce sera Le Pen, ou nous".

Les élus d'Europe Écologie - Les Verts ont insisté sur le calendrier favorable. "Paris climat 2015" par exemple, conférence internationale sur les changements climatiques, aura lieu du 30 novembre au 15 décembre 2015, en même temps que les élections régionales. Une aubaine pour le parti. "Nos thèmes se retrouvent au cœur des débats. La planète entière est convoquée en France en même temps que nous nous réunissons pour voter. Il peut se passer beaucoup de choses", conclut Gérard Onesta.


"Rien n'est prêt pour la fusion des régions"

Europe Écologie - Les Verts veut la jouer fine. Pour profiter du calendrier favorable,  le parti a décidé de donner sa liste définitive pour les élections régionales en octobre prochain seulement. Au dernier moment. Mais il existe une autre raison :

"Rien n'est prêt pour la fusion des régions. Le Languedoc-Roussillon a mis son véto sur les discussions jusqu'à décembre dernier donc nous prenons seulement les premiers rendez-vous, souligne Guillaume Cros. Vous imaginez, certaines régions comme l'Auvergne et Rhône-Alpes ont déjà une centaine de chapitres ouverts quand nous entamons seulement le dialogue".

Les représentants d'Europe Écologie - les Verts ont également abordé les élections départementales de mars prochain. Les candidats en Haute-Garonne seront ainsi connus en fin de semaine, le temps de terminer les discussions avec les autres groupes politiques. Le parti écologiste a décidé de ne pas s'unir avec le Parti socialiste pour ces élections - confirmant son désaccord avec la politique du gouvernement - et de miser sur le Front de gauche. "Les accords sont en train d'être conclus en ce moment et je ne peux vous dire si nous serons présents dans 50%, 60% ou 70% des cantons", prévient Gérard Onesta.

Une chose est sûre, Europe Ecologie - Les verts ne jouera pas le jeu du Front national. "Nous ne présenterons aucun candidat dans les cantons où le FN a un risque de passer. Cela sera le cas à Lavelanet par exemple, dans l'Ariège", assure François Calvet, conseiller régional. Le groupe a en effet souligné ses craintes quant à l'installation du Front national dans le paysage politique. Y compris en Midi-Pyrénées.