La fronde anti-UMP du Parti Radical à Toulouse

 |   |  348  mots
De gauche à droite : Jean Iglesis, président départemental du Parti Radical, Laurence Massat, candidate aux élections législatives su la 3è circonscription, Jean-Jacques Bolzan, secrétaire départemental du Parti Radical 31
De gauche à droite : Jean Iglesis, président départemental du Parti Radical, Laurence Massat, candidate aux élections législatives su la 3è circonscription, Jean-Jacques Bolzan, secrétaire départemental du Parti Radical 31
Les fédérations Haute-Garonne et Ariège du Parti Radical défendront une motion lors du Congrès National qui se tiendra le 10 mars à Paris. Les deux fédérations s'opposent à un soutien à Nicolas Sarkozy dès le premier tour de la présidentielle le 22 avril. Jean-Jacques Bolzan, Jean Iglesis et Laurence Massat Guiraud-Chaumeil ont expliqué hier soir à Toulouse les raisons de leur opposition.


Samedi prochain, le Parti Radical tiendra à Paris son 112è Congrès National. À six semaines du premier tour de l'élection présidentielle, les fédérations de Haute-Garonne et d'Ariège préparent une motion. Elles s'opposent à la décision prise au niveau national de voter sans condition et dès le premier tour pour Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP et président sortant.
Selon Jean Iglesis, président départemental du Parti Radical, cette résolution émane d'« une pseudo élite parisienne. Le parti est divisé entre militants et instances dirigeantes. Soit quelques énarques réussiront à imposer la décision d'une motion de soutien, soit la lassitude générale prendra le dessus et un véritable débat aura lieu. La question principale étant : le Parti Radical peut-il accepter le discours de division prononcé par Nicolas Sarkozy et ses adjoints ? Est-ce acceptable ? »

Jean Iglesis, entouré de Jean-Jacques Bolzan et Laurence Massat Guiraud-Chaumeil, a poursuivi sa charge et dénoncé : « Claude Guéant et ses propos outrageants sur la viande Hallal, François Fillon stigmatisant la communauté juive ou Sarkozy envers les Roms ». Jean Iglesis qualifie ces paroles de « flirt avec le Front National. Nous souhaitons que le débat politique de l'élection présidentielle acquiert plus de profondeur, avec de réelles réponses aux questions telles que l'éducation en ZEP ou le logement. Actuellement le citoyen se sent étranger à la lutte entre deux gamins », François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Les trois représentants locaux du Parti Radical espèrent le ralliement d'autres fédérations. Ils estiment que 250 à 300 militants soutiennent déjà leur motion de défiance et préparent également les législatives. Laurence Massat Guiraud-Chaumeil, candidate dans la 3è circonscription de la Haute-Garonne (face notamment à Jean-Luc Moudenc UMP, François Simon EELV) affirme qu'il n'y aura pas d'alliance avec l'UMP. Au niveau local, deux alliances ont été décidées avec le Nouveau Centre et la Gauche Moderne et des discussions sont en cours avec le Modem et l'Alliance Centriste. Objectif : « la création d'un centre uni et humaniste ».

Marie Salah


© DR

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :