PDU, sécurité, budget : Toulouse Métropole d'Europe en colère

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François Chollet, Marie Déqué, René Bouscatel et Chantal Dounot-Sobraques
François Chollet, Marie Déqué, René Bouscatel et Chantal Dounot-Sobraques
Le groupe d'opposition municipal "Toulouse Métropole d'Europe" s'est réuni mardi 11 décembre afin de manifester "les raisons de son mécontentement que sont les transports, le PDU, la sécurité, et le budget" selon Marie Déqué, la présidente du groupe à la mairie de Toulouse.

Le groupe d'opposition municipal "Toulouse Métropole d'Europe" s'est réuni mardi 11 décembre afin de manifester "les raisons de son mécontentement que sont les transports, le PDU, la sécurité, et le budget" selon Marie Déqué, la présidente du groupe à la mairie de Toulouse.

"Nous manifestons aujourd'hui notre inquiétude, notre agacement et notre colère au sujet du sort qui est infligé à Toulouse", a affirmé Marie Déqué, présidente du groupe Toulouse Métropole d'Europe lors d'une conférence de presse organisée mardi 11 décembre. Accompagnée de Chantal Dounot-Sobraques et François Chollet (conseillers municipaux UMP) et René Bouscatel (conseiller municipal et président du Stade Toulousain), elle a mis le doigt sur les "imperfections" du fonctionnement de la ville, "qui a tout pour être une grande métropole" selon elle.

Les raisons de la colère
Lors de cette réunion, le Plan local d'urbanisme, le Plan de déplacements urbains, la sécurité, et le projet économique de la ville de Toulouse ont fait l'objet de nombreuses remises en questions. René Bouscatel, conseiller municipal, s'est exprimé pour sa part sur le plan de déplacement urbain et la création de nouvelles lignes de bus BHNS (bus à haut niveau de service) entre Lardenne et Tournefeuille : "La municipalité actuelle ne pratique pas l'intelligence territoriale" considère-t-il, jugeant que "les transports en commun ne doivent pas devenir un dogme".

La conseillère municipale UMP, Chantal Dounot-Sobraques a de son côté évoqué la sécurité dans Toulouse qui vient d'être classée ZSP (zone de sécurité prioritaire) : "Nous sommes satisfaits". Par ailleurs, elle a affirmé qu' "un certain nombre d'autres mesures serait nécessaire". Elle a notamment manifesté un désir d'accélérer le déploiement du dispositif de caméras de vidéosurveillance et de renforcer les effectifs de la police municipale.

Ensuite, François Chollet est revenu sur le projet économique et le budget toulousain pour 2013 : "Nous ne sommes pas contre un emprunt s'il est nécessaire à un investissement et susceptible de créer des richesses". Il a cependant prévenu qu'une augmentation des impôts était "imparable" dans la mesure où la municipalité "laisse filer les dépenses de fonctionnement".

"La capitale des rendez-vous manqués"
René Bouscatel, déçu de ne pas voir apparaître Toulouse dans la liste de l'avant-projet de loi "Eurométropole" qui passera en janvier 2013, a qualifié la Ville rose de "capitale des rendez-vous manqués". L'absence de Toulouse aux côtés de Lille, Marseille et Lyon dans ce projet représente pour les membres de Toulouse Métropole d'Europe un véritable échec. En effet, l'acquisition de ce label national permettrait de bénéficier de moyens financiers supplémentaires, d'un transfert de compétences, et d'une visibilité européenne. Malheureusement, le critère majeur pour être retenu est d'avoir 1 million d'habitants, or Toulouse n'en compte que 707 295, et frôle le million sur son aire urbaine avec 15 à 20 000 habitants supplémentaires chaque année. "On ne peut pas s'en tenir à des critères chiffrés" affirme à ce sujet la présidente du groupe Marie Déqué.

L'Oncopole : "Pas de gouvernance, pas de dynamisme industriel"


Autre sujet abordé, l'Oncopole, qui regroupe un hôpital public, des centres de recherches privés et publics et des industriels sur 200 hectares à Toulouse, n'a toujours pas trouvé de patron. David Cameron, pressenti pour le poste, vient de décliner l'offre, officiellement pour des raisons familiales. Cet emploi, rémunéré 250 000 €/an est nécessaire pour assurer la coordination mais il est "vide de sens" selon François Chollet. Depuis 2008, le site s'est développé "mais n'a toujours pas de dynamique économique" constate-t-il.

Enfin, cette réunion a été l'occasion d'aborder les municipales de 2014. Les membres du groupe Toulouse Métropole ont dressé le portrait "robot" de leur candidat idéal, pas nécessairement une personnalité politique, car "la politique municipale n'est pas un métier mais un engagement qui doit être au-delà des clivages politiques" a expliqué René Bouscatel. Ils revendiquent pour cette prochaine échéance électorale une politique de proximité, au plus proche des populations avec des "Toulousains de bonne volonté".

Mélanie Jorrion

©photo Rémi Benoit

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