Laurent Wauquiez à Toulouse : "Emmanuel Macron n'aime pas les territoires"

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Laurent Wauquiez était en visite jeudi 17 janvier chez le sous-traitant aéronautique toulousain Nexteam.
Laurent Wauquiez était en visite jeudi 17 janvier chez le sous-traitant aéronautique toulousain Nexteam. (Crédits : Florine Galéron)
Le chef de file du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, a profité de la venue du président de la République dans la région toulousaine jeudi 17 janvier pour organiser, en parallèle, une réunion publique et une visite du sous-traitant aéronautique Nexteam. L'occasion pour lui de critiquer la méthode employée par Emmanuel Macron depuis le lancement du grand débat national.

"Dans un moment aussi préoccupant, nous devons être sur le pont", a lancé le leader des Républicains, Laurent Wauquiez, jeudi 17 janvier depuis l'usine toulousaine du sous-traitant aéronautique Nexteam. Alors qu'à 10 km à vol d'oiseau au même moment Emmanuel Macron était attendu sur la base militaire de Francazal pour ses voeux aux armées, le chef de file du parti de droite voulait marquer le contraste.

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"C'est une approche qui n'a rien à voir. Le président de la République ne va pas à la rencontre des Français, il n'a jamais été élu, il n'aime pas les territoires. Il fait des monologues dans les gymnases avec des invités triés sur le volet et dans des communes où les forces de l'ordre bouclent tout le territoire. S'il veut faire un débat, il faut aller discuter comme je l'ai fait avec les salariés de l'usine pour comprendre que ce qu'ils demandent : ce n'est pas une prime gouvernementale une seule année, mais une revalorisation de leur travail qu'ils veulent", a argué celui qui est aussi président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Accompagné notamment de la présidente des Républicains 31, Laurence Arribagé, Laurent Wauquiez a arpenté pendant une heure l'usine et discuté avec ses salariés. Spécialisé dans la mécanique de précision et l'usinage de pièces complexes et de métaux durs pour les industries aéronautique et spatiale, le groupe Nexteam se porte plutôt bien. Il emploie 900 collaborateurs en France et a enregistré un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros en 2017. Et pourtant face à la compétition internationale, fait remarquer un salarié de l'usine, "les donneurs d'ordre comme Airbus demandent aux sous-traitants de faire baisser encore les coûts de production, nous obligeant à produire à l'étranger (Nexteam dispose notamment d'usines en Pologne et en Roumanie, ndlr)". Laurent Wauquiez rebondit alors :

"Les patrons de PME posent une question toute simple : est-ce-que l'on défend vraiment notre savoir-faire industriel, ou est-ce-que l'on accepte de se faire piller par des pays low-cost comme la Roumanie et le Maroc ? Ces questions ont été à l'origine du mouvement des Gilets jaunes".

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Des échanges avec les commerçants du centre-ville

Le leader des Républicains a confirmé que son parti prendra part au grand débat national "pour que les thèmes qui ont généré les Gilets jaunes ne soient pas oubliés". Mais dans le même temps, il a dénoncé "l'installation de la violence".

Par conséquent, au cours de la matinée, il a rencontré des commerçants de la rue Croix-Baragnon, dans le centre-ville de Toulouse. "Ils ont perdu jusqu'à 30% de leur chiffre d'affaires à Noël et sont en grande difficulté. La violence ne peut être une manière de s'exprimer et il est urgent que le gouvernement rétablisse l'ordre", estime Laurent Wauquiez. D'ailleurs, depuis mercredi 16 janvier, des commerçants ont placardé par centaines des affiches "à vendre" sur leur devanture pour alerter sur les risques de faillites liés selon eux au mouvement des Gilets jaunes.

Lire aussi : Gilets jaunes : les commerces de Toulouse en pleine hémorragie

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Commentaires
a écrit le 18/01/2019 à 16:45 :
S' adresser à un technicien les mains dans les poches , ça ne fait pas trop présidentiable .
a écrit le 18/01/2019 à 10:48 :
Depuis plus d'un an Les Républicains alertent le gouvernement sur les hausses d'impôts et taxes qui sont devenues insupportable pour les ménages, mais Macron n'en a rien à '' cirer''Comme le disait Édith Cresson !
L'immigration toujours plus...Macron doit revenir sur terre , et rapidement !
a écrit le 18/01/2019 à 9:11 :
"... français"

Emmanuel Macron n'aime pas les territoires français c'est une certitude en effet, finalement rien que ça me fera voter Wauquiez contre Macron. Oui je sais je pourrais voter pour une chèvre contre lui même mais bon c'est déjà bien de savoir que Wauquiez c'est mieux qu'une chèvre non ?

Par contre Macron adore comme on peut le voir et l'entendre les territoires et le pays allemand, je suis sûr qu'ils auraient une place là bas pour lui qui en plus serait bien plus appropriée à sa façon de penser que de gérer un pays dont il n'aime ni les territoires ni les gens.

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