La Tour Occitanie attendue pour l'année 2022

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Les travaux de la Tour Occitanie devraient commencer courant 2019.
Les travaux de la Tour Occitanie devraient commencer courant 2019. (Crédits : Compagnie de Phalsbourg)
À l'occasion d'un déjeuner de presse, le président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc a précisé ce mercredi 6 juin le calendrier attendu de la Tour Occitanie, ce gratte-ciel de 150 mètres qui doit être construit dans le quartier de la gare.

À quand un gratte-ciel dans la Ville rose ? Lors du Mipim de Cannes en mars 2017, Toulouse Métropole et SNCF Immobilier avaient annoncé avoir choisi la Compagnie de Phalsbourg pour réhabiliter les 2000m2 de foncier de l'ancien bâtiment du tri postal. Le promoteur souhaite construire une tour de 150 mètres de haut composée d'un hôtel 4 étoiles, de 80 appartements et de 11 000 m2 de bureaux haut de gamme et de 800 m2 de commerces.

Début des travaux mi-2019

 Le permis de construire devait être déposé fin avril mais cette étape a été retardée a annoncé Jean-Luc Moudenc ce mercredi 6 juin à l'occasion d'un déjeuner de presse.

"Il y a des discussions entre la SNCF (propriétaire du foncier) et la Compagnie de Phalsbourg ( promoteur) sur les conditions et l'échéance de la vente, ce n'est pas totalement au point, ce qui retarde le dépôt formel du permis".

Pour l'édile toulousain, ce délai n'est pas pénalisant car le projet doit encore recevoir cet été un avis consultatif de la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture (CPNA) qui dépend du ministère de la Culture. Désormais, le président de Toulouse Métropole espère "un démarrage du chantier au 2ème semestre 2019, pour une réception en 2022".

Un projet qui ne fait pas l'unanimité

La construction d'une tour au milieu des immeubles de briques roses ne fait pas l'unanimité parmi les Toulousains. Une pétition en ligne signée par 2 500 personnes dénonce "la destruction du paysage urbain de Toulouse" mais s'inquiète également de "la spéculation immobilière à laquelle un tel projet va contribuer et qui laisse présager une hausse des loyers et du coût de la vie, ainsi qu'une perte de convivialité" dans le quartier populaire de Bonnefoy.

Jean-Luc Moudenc n'est pas de cet avis.

"On a souvent dit que Toulouse n'était pas une ville ambitieuse, même Chateaubriand écrivait il y a deux siècles que nous étions une ville basse. Le projet de la Tour Occitanie est très largement approuvé, il apporte une ambition économique pour la création d'emplois et une nouvelle ambition architecturale. C'est un projet ou la collectivité ne paie pas un seul centime, elle n'en retirera que des bénéfices."

Par ailleurs, il précise que même s'il n'y aura pas logements sociaux au sein même de la Tour Occitanie, sur les 3000 nouveaux logements prévus sur l'ensemble du projet Teso (Toulouse Euro Sud-Ouest), "il y aura 35% de logements sociaux (conformément au PLUIH, Plan local d'urbanisme intercommunal habitat, qui entre en vigueur au 1er janvier 2019, ndlr), cela va être considérable". Ces constructions feront passer de "8 à 16% la part de logements sociaux" sur les 135 hectares à proximité de la gare au sein du quartier Matabiau-Périole.

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Commentaires
a écrit le 07/06/2018 à 21:14 :
pourquoi parler obligatoirement de logements sociaux dans toute réalisation?? Le quota exigé sera respecté dans une globalité, c'est l'essentiel, et après, laissons à ceux qui peuvent payer du 7000€ le m2 le soin de faire le chèque. la collectivité n'en tirera pas que des inconvénients. Tout un chacun ne s'offre pas un Q7 comme bagnole, alors.

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