Troisième ligne de métro : les entreprises réclament une desserte directe de l'aéroport

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La troisième ligne de métro ne prévoit pas de station à l'aéroport de Toulouse.
La troisième ligne de métro ne prévoit pas de station à l'aéroport de Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Les décideurs économiques ont une nouvelle fois demandé qu'une station de métro à l'aéroport de Toulouse soit intégrée dans l'itinéraire de la troisième ligne de métro, dont le tracé définitif a été présenté l'été dernier.

Nouveau coup de pression des entreprises sur le dossier de la troisième ligne de métro de Toulouse. Ce mardi 12 décembre, la CCI, les organisations patronales (Medef, CPME) et l'union professionnelle artisanale ont demandé une desserte directe vers l'aéroport.

Pour Philippe Robardey, le président de la CCI de Toulouse, l'attractivité économique de la Ville rose en dépend : "De grandes villes européennes comme Lyon, Madrid ou Amsterdam disposent d'une liaison directe entre le centre-ville et l'aéroport. Nous ne pouvons pas louper ce rendez-vous sinon nous risquons de prendre du retard avec les autres villes". Philippe Robardey souligne par ailleurs que "l'avenir du futur quartier d'affaires autour de la gare Matabiau est en jeu. Pour attirer de grands comptes, la question de la mobilité est cruciale".

Une desserte directe abandonnée par Tisséo faute de fréquentation

Le tracé définitif de la troisième ligne de métro a été présenté en juillet dernier. Le projet relie la gare de Colomiers et celle de Labège-la Cadène en passant par les sites d'Airbus à Colomiers et Saint-Martin, la gare SNCF de Matabiau, François Verdier, le quartier résidentiel de la Côte Pavée, Montaudran, Airbus Defence & Space... En revanche, l'option d'une desserte directe vers l'aéroport n'a pas été retenue. Les usagers de la troisième ligne de métro devront descendre à la station Jean Maga et prendre le tram vers l'aéroport.

Tisséo a justifié ce choix au regard de la faible fréquentation des solutions de transports en commun vers l'aéroport. Ainsi seuls 3 900 déplacements par jour sur le T2 concernent des passagers allant vers l'aéroport. La navette aéroport compte de son côté 1 500 déplacements par jour. "C'est très faible", commentait en juillet dernier Francis Grass, président de Tisséo ingénierie.

Philippe Robardey estime que "ces chiffres sont sous-évalués. Beaucoup de salariés travaillent à proximité directe de l'aéroport."

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Commentaires
a écrit le 13/12/2017 à 18:29 :
Mr Moudenc fait la leçon à l'état sur la LGV et il n'est même pas capable de voir l'évidence d'une liaison directe de son futur quartier d'affaire Euro Sud Ouest et l'aéroport dont la plus grosse parti des voyageurs sont des business man ou women bien sûr ou bien des professionnel de toutes sortes. Cette liaison serai un excellent et imparable argument de vente pour attirer les investisseurs nationaux et internationaux
Ne pas faire cette liaison n'est pas une erreur mais une faute qui coûtera très cher dans le futur (comme les stations de métro trop courtes) et bien plus que les 200 M€
En plus du du quartier d'affaire il y a la gare que beaucoup de voyageurs venant en voiture actuellement de toute l'occitanie et d'ailleurs pour aller à l'aéroport pourraient utiliser pour venir en train et métro pour prendre leurs avions.
Alors messieurs et dames les décideurs réfléchissez bien aux vraies enjeux de cette liaison plus qu'évidente et qui malheureusement vous semblent bien flou !
a écrit le 12/12/2017 à 23:52 :
une desserte directe vers le centre ville et encore plus le centre d'affaires est une évidence!
le trajet du tram ne draine pas la clientèle de l'aéroport en dehors des employés
l'autre centre d'activité est le secteur aérospatial de Lespinet Montaudran, l'occasion de les relier directement à l'aéroport ne peut gêner que les taxis, quel rêve pour les spécialistes d'être dispensés des encombrements sur la rocade!
on s'étonne des calculs mesquins avancés, la fréquentation des moyens actuels ne préjuge en rien celle de l'avenir sur une meilleur moyen

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