Abandon de la LGV Bordeaux-Toulouse : "c'est de l'intox"

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La LGV Bordeaux-Toulouse sera-t-elle réalisée ?
La LGV Bordeaux-Toulouse sera-t-elle réalisée ? (Crédits : RFF / Christophe Recoura)
Interrogé par La Tribune, Bruno Cavagné, vice-président du Conseil d'orientation des infrastructures, dément les informations du média l'Usine Nouvelle (qui affirme que le projet LGV Bordeaux-Toulouse est abandonné).

L'information avait de quoi mettre le feu aux poudres. Ce lundi 4 décembre, l'Usine Nouvelle affirme sur son site internet que "selon une source bien informée", le Conseil d'orientation des infrastructures, chargé de rendre un avis consultatif sur le projet de LGV entre Bordeaux et Toulouse, "serait favorable à un aménagement de la ligne existante qui permettrait de gagner environ 30 minutes pour un investissement beaucoup plus raisonnable. C'est ce que réclament la plupart des opposants à ce projet". "La LGV Bordeaux-Toulouse restera à l'état de projet".

Contacté par La Tribune, Bruno Cavagné, président de la Fédération nationale des travaux publics et par ailleurs vice-président du Conseil d'orientation des infrastructures dément formellement ces informations :

"Le GPSO (pour grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, le nom donné aux projets de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne, NDLR) n'a même pas commencé à être examiné par le Conseil d'orientation. Nous devons examiner une soixantaine de projets ferroviaires et rendre notre rapport fin janvier. De plus, notre avis n'est que consultatif puisque c'est à l'État de trancher sur cette question. C'est de l'intox, de la désinformation, mis à part les opposants au projet je ne vois pas qui a intérêt à diffuser ce type d'informations."

Lire aussi : LGV à Toulouse : l'État tranchera début 2018

En visite à Toulouse le 10 novembre dernier, Élisabeth Borne, la ministre des Transports a indiqué que le gouvernement allait continuer d'examiner les propositions de financements des élus locaux pour la LGV Bordeaux-Toulouse "de façon à ce que le projet puisse être pris en compte dans la loi de programmation sur les infrastructures que je présenterai au tout début d'année 2018". Avant d'ajouter : "J'ai dit aux élus : pause ne veut pas dire remise en cause. Par contre, nous avons changé de méthode. Nous voulons sortir des promesses non financées. 36 milliards d'euros de lignes nouvelles ont été promises en France. Il faut s'assurer qu'on soutienne des projets réalisables".

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Commentaires
a écrit le 07/12/2017 à 9:59 :
"Pause ne veut pas dire remise en cause" ! L'art de prendre les gens pour des c....
Bref, la ligne Bdx /Panam c'est pour les calendes grecques.
a écrit le 06/12/2017 à 8:28 :
La langue de bois , tout un poeme....

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