Qui sont les présidents des nouvelles assemblées départementales ?

Sur les huit départements de Midi-Pyrénées, seuls deux, la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne, sont présidés par un nouvel élu. Dans les autres, les présidents sortants ont tous retrouvé leur siège dans la nouvelle assemblée.
Georges Méric (Haute-Garonne) et Christian Astruc (Tarn-et-Garonne)
Georges Méric (Haute-Garonne) et Christian Astruc (Tarn-et-Garonne) (Crédits : Rémi Benoit / DR)

Deux nouveaux présidents

Haute-Garonne
C'est un nouveau président qui prend la tête de la nouvelle assemblée départementale de Haute-Garonne. Georges Méric, socialiste de 67 ans, a été réélu conseiller départemental sur le canton d'Escalquens à l'issue du second tour, le 29 avril dernier. Il succède à Pierre Izard qui siégeait depuis 27 ans comme président du Conseil général. Médecin, George Méric était le seul candidat à cette élection après le désistement de Jean-Michel Fabre et Jean-Jacques Mirassou. Il a été élu par 47 voix pour et 7 bulletins blancs jeudi 2 avril.

Tarn-et-Garonne
C'est un tournant pour le département. À la tête du Conseil général du Tarn-et-Garonne depuis 1985, le co-fondateur du PRG Jean-Michel Baylet a retiré la candidature à sa propre succession ce jeudi matin. Le candidat sans étiquette Christian Astruc lui succède à la présidence du Département. Réélu dès le premier tour sur son canton de Valence d'Agen, Jean-Michel Baylet n'était pas parvenu à dégager une majorité, puisque la gauche et la droite était au coude-à-coude avec sept binômes chacun. La clé du scrutin était entre les mains du binôme dont faisait partie Christian Astruc. En rassemblant les voix de la droite et du centre, le maire de Dunes a été élu avec 18 voix contre 12 pour Marie-Claude Nègre, la maire de Campsas. Âgé de 66 ans, cet agriculteur est un ardent défenseur de la langue d'Oc. Il préside d'ailleurs un groupe occitan rassemblant des élus intéressés par cette langue régionale. À la tête de la mairie de Dunes depuis 26 ans, il est conseiller général du canton d'Auvillar depuis 20 ans. 

Ils retrouvent leurs fauteuils

Aveyron
L'UDI Jean-Claude Luche, 62 ans, retrouve son fauteuil de président du Conseil départemental de l'Aveyron. Il a été élu pour la troisième fois, avec 30 voix contre 16 voix récoltées par son seul opposant, le socialiste Bertrand Cavalerie. Ce natif de Pierrefiche d'Olt, cadre bancaire de profession, est marié et père de trois filles. Il a été successivement conseiller départemental du canton de Saint-Geniez d'Olt, maire de Pierrefiche d'Olt de 1986 à 1995, maire de Saint-Geniez d'Olt de 1995 à 2008 et président de la communauté de communes des Pays d'Olt et d'Aubrac de 1999 à 2010. Il est sénateur de l'Aveyron depuis septembre dernier et membre du bureau de l'Assemblée des départements de France. Jean-Claude Luche préside par ailleurs le Comité départemental du tourisme de l'Aveyron.

Lot
Le socialiste dissident a pris la présidence du Conseil départemental du Lot face à la candidate socialiste Geneviève Lagarde, pourtant désignée par les militants en fin d'année dernière. Avec 24 voix contre 9 récoltées par sa concurrente, Serge Rigal, 58 ans, retrouve le fauteuil qu'il occupe depuis avril 2014 (son prédécesseur, Gérard Miquel, avait démissionné après être devenu maire de Saint-Cirq-Lapopie). Né à Cahors, ce fils d'agriculteurs a toujours vécu à Saint-Médard. Technicien à la chambre d'agriculture, il s'est lancé en politique à l'âge de 25 ans en devenant maire adjoint de Saint-Médard. Un village dont il devient maire en 2006. Deux ans plus tard, il occupe le mandat de vice-président du Conseil général du Lot en charge de l'Insertion. En 2011, il est chargé des affaires sociales, avant de prendre finalement la présidence de l'assemblée départementale en 2014.

Gers
Élu avec 49,20 % des voix dans une triangulaire face à l'UMP et au FN dans le canton de Baïse-Armagnac, le socialiste Philippe Martin a été réélu président de l'assemblée départementale du Gers jeudi 2 avril. Un mandat qu'il occupe depuis 1998. L'ancien ministre de l'Environnement a rassemblé 22 voix contre 12 pour son opposant Xavier Ballenghien. Titulaire d'une maîtrise en sciences juridiques, Philippe Martin, 61 ans, est né à La Garenne-Colombes (Seine). Entre 1988 et 1992, il a été préfet du Gers, puis des Landes de 1994 à 1995. Élu député du Gers en 2002, il est connu pour son opposition aux OGM. En 2004, il avait fait adopter par le conseil général du Gers un vœu s'opposant à ces cultures. Une décision finalement infirmée par le Conseil d'État en 2009.

Hautes-Pyrénées
Seul candidat à sa succession, le PRG Michel Pélieu a été élu président de l'assemblée départementale des Hautes-Pyrénées par 31 voix et 3 votes blancs. Michel Pélieu et sa binôme socialiste Maryse Beyrié ont été élus dès le 1er tour des élections départementales avec plus de 75% des voix dans le canton de Neste-Aure-Louron. Conseiller départemental depuis 1985 et maire de Loudenvielle, il préside le département depuis 2011.

Tarn
Le président sortant Thierry Carcenac a été réélu ce jeudi à la tête du Conseil départemental du Tarn avec 28 voix sur 46 (dont deux votes de la droite). Le député UDI Philippe Folliot a quant à lui recueilli 18 voix. Cela fait 36 ans que le socialiste Thierry Carcenac siège au département, dont 24 années passées comme président. Réélu à plusieurs reprises dès le premier tour, il a été mis en ballotage le 22 mars dernier sur son canton d'Albi. Critiqué pour sa gestion du dossier Sivens, le socialiste a finalement pu conserver son siège. Inspecteur des impôts, Thierry Carcenac a commencé sa carrière politique en 1976 comme conseiller municipal à Lescure-d'Albigeois, sa ville natale. Dans les années 1980 et 1990, il est chargé de mission auprès de plusieurs ministres socialistes comme Édith Cresson ou Martin Malvy. Il a également été député du Tarn entre 1997 et 2012 puis sénateur à l'automne dernier. En parallèle, Thierry Carcenac est le PDG de l'opérateur télécom albigeois E-téra.

Ariège
Installé à la tête de l'Ariège depuis la démission du président socialiste Augustin Bonrepaux en novembre dernier, Henri Nayrou (PS) a été réélu à le tête du conseil départemental. Il a récolté 17 voix, soit une de plus que sa majorité face à Benoît Alvarez (ESA, pour une Équipe au service des Ariégeois ) qui recueille 7 voix et deux bulletins blancs. Un groupe républicain de quatre élus divers droite et divers gauche complète cette majorité. Né à Suc-et-Sentenac, l'Ariégois est un ancien journaliste qui a notamment assuré la rédaction en chef de Midi Olympique. Henri Nayrou a été par ailleurs député de la 2e circonscription entre 1997 et 2012.

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