Barrage de Sivens : Manuel Valls rappelle que seul Thierry Carcenac peut décider de l'avenir du chantier

Le dossier du barrage de Sivens (Tarn) a pris une ampleur nationale depuis la mort de Rémi Fraisse sur le chantier dans la nuit de samedi à dimanche. Alors que les réactions politiques s'enchaînent au sujet du décès du jeune homme, le Premier ministre a affirmé devant l'Assemblée nationale que "l'État ne cèdera pas face à la violence", renvoyant à Thierry Carcenac la responsabilité de poursuivre les travaux.

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© photo Rémi Benoit
© photo Rémi Benoit

Qu'il s'agisse de François Hollande, de Manuel Valls ou de nombreux responsables politiques, les langues se délient, trois jours après le décès tragique de Rémi Fraisse, 21 ans, sur le chantier du barrage de Sivens. "Dignité, responsabilité, compassion" : les plus hauts responsables appellent à l'apaisement. "Quand un jeune meurt, la première des réactions, c'est celle de la compassion. J'appelle les pouvoirs publics à faire toute la vérité sur ce qui s'est passé, sur les causes de la mort de Rémi Fraisse", a déclaré le président de la République.

C'est d'abord "à sa famille, ses proches et à lui" que nous devons penser, a réagi Manuel Valls. "Dans ces circonstances, il faut être solidaire et faire preuve de compassion, de solidarité et de dignité", a-t-il poursuivi. Parce que nous devons à la famille "la vérité et la transparence", une enquête est en cours pour faire toute la lumière sur les faits qui ont conduits à cette mort tragique. Le Premier ministre a rappelé la responsabilité qui "engage chacun" et demandé que tous les propos à ce sujet se fassent "dans la retenue".

Le chantier arrêté

La mort du jeune opposant s'est accompagnée hier d'une autre actualité : la publication d'un rapport très critique sur le projet de barrage (lire notre article). Difficile aujourd'hui de savoir quelle décision sera prise sur l'avenir du chantier. Devant l'Assemblée nationale, Manuel Valls a affirmé que "le barrage de Sivens est conduit dans le respect des procédures prévues par le code de l'environnement". Il a rappelé que "les conclusions du rapport visent à renforcer le volet environnemental. Elles ne demandent pas l'arrêt ni le statut quo."

La balle est désormais dans le camp de Thierry Carcenac. "Il appartient au président du Conseil général du Tarn, maître d'ouvrage, de se prononcer. Respectons les procédures", a enjoint le Premier ministre, affirmant avec conviction que "dans un État de droit, nous ne céderons pas face à la violence".

Malgré nos multiples sollicitations, Thierry Carcenac n'a pas pu se rendre disponible aujourd'hui. Sur le site, les travaux sont arrêtés, confirme son service communication.

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