Elections à la présidence de l'UDI 31 : Victoire serrée de Jean Iglésis

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Jean Iglésis, nouveau président de l'UDI 31
Jean Iglésis, nouveau président de l'UDI 31
Hier soir, lundi 27 mai, les 561 adhérents de l'UDI 31 étaient appelés aux urnes pour élire leurs conseillers nationaux et départementaux ainsi que le président départemental. Au sortir de l'élection, c'est Jean Iglésis, président du Parti radical valoisien en Haute-Garonne, qui avec 54,5 % des suffrages prend la tête de l'antenne locale du rassemblement centriste. Son adversaire Philippe Lasterle, auteur d'un score surprise, s'impose quant à lui comme l'un des futurs acteurs de la maison UDI.

Hier soir, lundi 27 mai, les 561 adhérents de l'UDI 31 étaient appelés aux urnes pour élire leurs conseillers nationaux et départementaux ainsi que le président départemental. Au sortir de l'élection, c'est Jean Iglésis, président du Parti radical valoisien en Haute-Garonne, qui avec 54,5 % des suffrages prend la tête de l'antenne locale du rassemblement centriste. Son adversaire Philippe Lasterle, auteur d'un score surprise, s'impose quant à lui comme l'un des futurs acteurs de la maison UDI.


Huit mois après son implantation dans le département, l'UDI s'est dotée hier d'un chef de file en la personne de Jean Iglésis, ex-coordinateur du mouvement. Bien implanté localement et soutenu par nombre de leaders centristes, c'est sans surprise que l'avocat toulousain a remporté le fauteuil de président de l'UDI 31 pour les trois prochaines années au détriment de son adversaire politique Philippe Lasterle.


Un score inattendu

De l'avis des protagonistes, l'enjeu premier du scrutin était la mobilisation. Et avec de 55 % de participation, elle a été au rendez-vous. « L'élection d'hier est celle qui a le plus mobilisé au niveau national les adhérents de l'UDI », se réjouit Grigori Michel, responsable jeune du mouvement. Une aubaine pour l'UDI 31 qui a pu d'après Philipe Lasterle « faire parler d'elle au cours de cette élection, véritablement devenue un enjeu politique ».


Autre enseignement inattendu lors de ce scrutin interne, le score du candidat défait. Alors qu'un calendrier resserré (seulement quelques jours de campagne) et un soutien formel de la plupart des cadres du mouvement (Christine de Veyrac, Jean-Jacques Bolzan, Alain Chatillon, Philippe Folliot, Jean-Luc Rivière, Laurent Cuzacq) à Jean Iglésis hypothéquaient ses chances de succès, Philippe Lasterle a tout de même réussi à faire entendre sa voix. Résultat, avec 139 bulletins contre 167 pour Jean Iglésis, l'élection ne s'est jouée qu'à un cheveu.

Et maintenant ?

De son côté, même si le nouveau président de l'UDI 31 se félicite de ce vote, pour lui l'heure n'est pas aux festivités mais au travail. « Les adhérents ont envoyé un message fort, il s'agit maintenant de veiller au rassemblement pour implanter à long terme le parti, prévient Jean Iglésis. Ma première mission est de favoriser la mise en place d'un maillage territorial d'envergure en vue des prochaines échéances électorales. » Pour ce faire, le mouvement aura besoin de toutes ses forces vives et ne pourra se passer du concours des partisans du candidat malheureux à l'élection d'hier. « Ces 45% doivent être entendus, avertit Philippe Lasterle. Il appartient désormais au président de l'UDI 31 de nous associer à sa gouvernance. Nous y sommes disposés ».

De là à imaginer qu'il puisse briguer un poste dans les instances internes du parti comme celui de délégué départemental dont il se murmure que Jean-Jacques Bolzan serait candidat... le principal intéressé n'y semble pas opposé : « Je désire continuer à m'investir dans la construction de notre mouvement et participer pleinement au projet politique. »


Avec la victoire de Jean Iglésis, c'est l'idée d'un « centre indépendant et autonome de ses partenaires » qui triomphe pour Grigori Michel. Puisque comme l'avait défendu le nouveau président de l'UDI 31 lors de la campagne interne, si battre la gauche passera par l'union avec les forces de la droite républicaine, l'autonomie restera une priorité. Cette ligne de conduite se traduit par son attachement à « la légitimité de la candidature de Christine de Veyrac au Capitole. »


Jérémy Lacoste


Photo ©DR

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