Le préfet de Région Henri-Michel Comet quitte Toulouse pour rejoindre Nantes

 |   |  564  mots
Henri-Michel Comet
Henri-Michel Comet
Arrivé à Toulouse en mai 2011, le préfet de Midi-Pyrénées et de Haute-Garonne va quitter ses fonctions pour devenir préfet des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique. La décision a été prise en Conseil des ministres ce mercredi matin, et le nom de son successeur n'est pas encore connu. Très proche du milieu économique, Henri-Michel Comet s'est investi personnellement dans de nombreux dossiers. Retour sur ses 3 ans passés à Toulouse.

La décision est tombée ce matin en Conseil des ministres. Henri-Michel Comet, préfet de la région Midi-Pyrénées et préfet de la Haute-Garonne, va quitter Toulouse. Il est nommé préfet de la région Pays de la Loire et de la Loire-Atlantique. Son passage a été marqué par une forte implication dans l'économie toulousaine et régionale et par une personnalité qui lui a permis de travailler avec les politiques de tous bords. En place depuis mai 2011, Henri-Michel Comet a en effet occupé ses fonctions sous Nicolas Sarkozy puis François Hollande, tout en travaillant avec les élus socialistes de la région.

"C'est un homme avec qui l'ont peut travailler. Un homme sympathique et ouvert", nous confiait quelques mois après son arrivée Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées. Très investi dans la vie économique et industrielle, Henri-Michel Comet est un homme curieux des entreprises et de leurs dirigeants. Il s'est personnellement engagé dans l'accompagnement des entreprises en difficulté. En début d'année, il a ainsi lancé le site www.tpe-pme-prevenir-31.com (voir notre article) qui s'inscrivait dans une démarche plus globale.

Autre dossier qu'Henri-Michel Comet a pris à son compte, la sécurité. Le préfet de Haute-Garonne a ainsi beaucoup milité pour le classement de plusieurs secteurs de Toulouse en Zone de sécurité prioritaire dès 2012. La sécurité routière est aussi un combat personnel pour lui et, sous son autorité, les contrôles d'alcoolémie au volant et de vitesse ont été multiplié.

La question du reclassement de la zone de Francazal aura également beaucoup occupé ce haut fonctionnaire lors de son passage toulousain. Finalement, le projet de studios de cinéma soutenu par Bruno Granja a été rejeté par les services de l'État en décembre 2012. Homme charismatique, ses interventions sans langue de bois et son style direct révèlent sa détermination. Un caractère sous lequel se cache un humour pince sans rire. Ouvert et disponible, il lui arrive par exemple de répondre aux sollicitations des journalistes par SMS.

Un parcours de haut fonctionnaire
Henri-Michel Comet a consacré sa vie à l'action de l'État. À sa sortie de l'Ena en 1980, il intègre le ministère de l'Intérieur. Il devient ensuite préfet à plusieurs reprises (Tarn-et-Garonne, Picardie). À partir de 2005, ce haut fonctionnaire occupe des postes importants : conseiller pour les affaires intérieures au cabinet du Premier ministre puis conseiller du Premier ministre. En 2009, il rejoint la place Beauvau pour être secrétaire général du ministère de l'Intérieur, sous la direction de Brice Hortefeux. Pendant 2 ans, il coordonne notamment l'action du ministère au niveau de la sécurité nationale.

Jugé très "sécuritaire" par les associations de défense de sans-papiers (Cimade, Réseau Éducation sans frontières 31), il avait reçu en septembre 2010 un prix "Papon" décerné aux préfets expulsant "avec le plus de zèle" des étrangers sans papiers. "Une opération injurieuse" qu'Henri-Michel Comet a fermement dénoncée, estimant que "les fonctionnaires de la préfecture assument leur tâche avec humanité et dans le respect de la dignité des personnes. La France est une terre d'accueil pour les étrangers qui respectent les règles de la République."

Paul Périé
© photo Rémi Benoit

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :