Régionales : en Occitanie, Antoine Maurice (EELV) mise sur le train pour sa politique de mobilité

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Antoine Maurice, le candidat d'EELV aux élections régionales en Occitanie, a présenté sa stratégie pour les transports.
Antoine Maurice, le candidat d'EELV aux élections régionales en Occitanie, a présenté sa stratégie pour les transports. (Crédits : Rémi Benoit)
La tête de liste EELV aux élections régionales en Occitanie a présenté son projet pour les mobilités, mercredi 17 mars. Antoine Maurice compte ainsi proposer aux électeurs un projet avec le ferroviaire "comme colonne vertébrale". Ce qui comprend une (et non deux) LGV, trois réseaux de RER et le soutien à la réouverture de lignes de TER. Mais pas que. Les détails.

"Le ferroviaire sera la colonne vertébrale de notre politique des transports", prévient Antoine Maurice. Malgré la participation de son parti à la majorité actuelle, la tête de liste écologiste pour les prochaines élections régionales en Occitanie estime que "la politique de transports en Occitanie n'est pas à la hauteur des enjeux".

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Pour tenir ce jugement, il s'appuie tout d'abord sur le projet de LGV entre Montpellier et Perpignan. "Elle est incompatible aux enjeux climatiques actuels car elle est uniquement réservée au transport de voyageurs", juge Antoine Maurice. Par conséquent, ce dernier propose qu'elle soit "mixte (pour accueillir du fret) de bout en bout et mise en service d'un seul trait d'ici 2030". A contrario, et comme défendu lors de sa candidature aux élections municipales à Toulouse, le candidat d'Europe Écologie Les Verts n'est pas favorable au projet de LGV sur l'axe Toulouse-Bordeaux.

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"Ce projet est avant tout un mirage. Depuis 25 ans, ceux qui défendent cette future ligne ferroviaire ne sont pas capables de proposer le début d'un financement crédible (le projet est défendu par la présidente socialiste sortante, Carole Delga, ndlr). Dans le même temps, la facture s'alourdit en études chaque année pour un projet qui ne vient pas et que s'il vient à se faire, il aurait un impact considérable sur l'artificialisation des sols. L'optimisation de la ligne existante, notamment par l'aménagement ferroviaire du nord toulousain, restera notre priorité", a ainsi déclaré Antoine Maurice, à l'occasion de la présentation de son projet sur les mobilités, mercredi 17 mars.

Un projet de "RER littoral", tout comme à Toulouse et Montpellier

Cet aménagement du noeud ferroviaire sur le nord toulousain est d'ailleurs approuvé et une réunion décisive doit prochainement se tenir entre les ministères et les collectivités locales concernés. Cette entrevue doit ainsi permettre de dégager des solutions de financement pour ces travaux et plus globalement pour l'ensemble de la LGV Bordeaux-Toulouse. Avec cet aménagement, Antoine Maurice veut par la suite porter un projet de RER pour la Ville rose. Il propose en parallèle un projet de "tram-train" à Montpellier et pas que.

"Je souhaite que nous mettions en place un RER littoral, de Nîmes à Béziers avec une fréquence augmentée et un cadencement. Une desserte ferroviaire de Balaruc sera aussi envisagée à partir de la ligne désaffectée existante. Elle pourra ainsi être une solution de desserte pour la station thermale dans cette ville", commente le candidat.

Enfin, tout en poursuivant les projets existants de réouverture de petites lignes en Occitanie comme Luchon-Montréjeau (promise au train à hydrogène), Antoine Maurice veut lancer la réouverture de la ligne Tarbes-Bagnères-de-Bigorre, où est installée l'entreprise CAF. Dans cette optique, la tête de liste d'Europe Écologie Les Verts compte "promouvoir" des initiatives citoyennes comme Railcoop. Cette Scop travaille notamment l'exploitation des lignes Bordeaux-Lyon pour 2022 et Toulouse-Rennes pour 2023, toutes deux abandonnées par la SNCF actuellement.

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Un ticket unique pour les transports sur toute la région

Dans sa stratégie dédiée aux mobilités, l'aménagement de ces infrastructures lourdes doit se corréler à l'émergence de ce qu'il appelle des "coeurs de mobilité", dans les petites, moyennes et grandes villes.

"Notre ambition est de regrouper les stations de vélos, les points de passage des bus, des bornes pour véhicule électrique, des stations de covoiturage et des points d'auto partage, et tout cela de préférence autour d'une gare quand c'est possible. Avec ce projet, nous voulons créer des points d'accroche pour les zones d'emplois et d'habitats. Pour définir le nombre de coeurs de mobilité nécessaire, nous lancerons une étude évaluer les besoins", expose Antoine Maurice, qui entend également favoriser l'émergence d'un réseau régional de pistes cyclables en cas de victoire en juin prochain.

Afin de profiter des mobilités sous la gestion de la collectivité, le candidat aux élections régionales en Occitanie propose l'instauration "d'un ticket unique sur toute la région, incluant une tarification sociale". "Cela va nécessiter de coopérer avec les autorités régulatrices des transports sur les métropoles notamment", prévient-il. Une idée qu'il avait aussi proposé lors de sa candidature lors du scrutin des élections municipales à Toulouse.

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