Régionales Occitanie : pourquoi Aurélien Pradié mènera la liste Les Républicains (LR)

 |  | 920 mots
Lecture 5 min.
Aurélien Pradié sera la tête de liste du parti Les Républicains à l'occasion des prochaines élections régionales en Occitanie.
Aurélien Pradié sera la tête de liste du parti Les Républicains à l'occasion des prochaines élections régionales en Occitanie. (Crédits : Rémi Benoit)
Après plusieurs mois de réflexion et de consultations, le député du Lot Aurélien Pradié sera la tête de liste du parti Les Républicains pour les élections régionales en Occitanie. Malgré un espace politique restreint, le numéro trois des LR y va grâce au soutien appuyé du maire de Toulouse, mais aussi pour se positionner sur l'échéance régionale de... 2026. Explications.

Ils sont désormais officiellement quatre sur la ligne de départ pour les prochaines élections régionales en Occitanie. Après la présidente socialiste sortante Carole Delga, l'écologiste Antoine Maurice et l'eurodéputé du Rassemblement National Jean-Paul Garraud, c'est au tour d'Aurélien Pradié d'officialiser sa candidature pour son parti Les Républicains (LR).

Avant cette annonce, intervenue dans la soirée du dimanche 7 mars, plusieurs noms ont circulé pour mener la bataille dans le parti d'opposition, et deux en particulier. Il y a tout d'abord eu Christophe Rivenq, président d'Alès Agglomération et président du groupe d'opposition UEDC au conseil régional d'Occitanie. Second hypothèse étudiée, Arnaud Viala, du nom du député de la troisième circonscription de l'Aveyron. Finalement, et comme désiré par beaucoup d'élus locaux, c'est le député du Lot et le numéro trois des LR dans son costume de secrétaire national, Aurélien Pradié, qui mènera la liste.

Un soutien du maire de Toulouse assuré

Selon nos informations, l'un des éléments déterminants dans cette décision, après une période de réflexion longue de six mois, a été l'assurance du soutien officiel et appuyé pour cette campagne électorale du maire de la ville de Toulouse et président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc, aussi encarté LR. "Jean-Luc Moudenc est un excellent maire de Toulouse, son action est reconnue au-delà de la ville. Il sera un précieux soutien dans cette bataille", a-t-il d'ailleurs déclaré dans un entretien accordé à La Dépêche du Midi, après une rencontre en les deux hommes courant février.

Pourquoi ce point est-il déterminant ? Car Aurélien Pradié ne dispose pas, sur le papier, d'un espace politique suffisamment large pour s'imposer dans ce scrutin, en raison du casting des têtes de liste en Occitanie. Face à lui, le candidat pour La République En Marche (LREM) et la majorité présidentielle devrait être Vincent Terrail-Novès, maire de Balma et conseiller régional d'opposition. Prévue depuis plusieurs jours, celui-ci doit tenir une conférence de presse en début d'après-midi pour officialiser ses intentions, ce lundi 8 mars, à Toulouse. Sa réaction à cette actualité sera donc attendue et c'est sans aucun doute aussi la raison pour laquelle Aurélien Pradié a souhaité clarifier sa position quelques heures avant le rendez-vous médiatique de son concurrent.

Surtout, Vincent Terrail-Novès est un ancien du parti LR (sans étiquette depuis 2017) et il est aussi un membre important de la majorité métropolitaine de Jean-Luc Moudenc. D'où la volonté du député du Lot d'être certain du soutien de "son" maire, mais cette situation risque d'éparpiller les voix à droite.

Lire aussi : Régionales 2021 en Occitanie : la stratégie de LREM et ses alliés se dessine

Il se positionne pour 2026

Pour ne rien arranger, le Rassemblement National a aussi fait le choix stratégique de placer un ancien membre du parti Les Républicains comme tête de liste en Occitanie, en la personne de Jean-Paul Garraud, qui a quitté le parti en 2019 pour prendre place sur la liste RN lors des dernières élections européennes. De plus, il est toujours secrétaire national du mouvement La Droite Populaire, co-fondé avec Thierry Mariani au sein du parti anciennement UMP.

"La Droite Populaire peut être le lien naturel avec un certain électorat qui hésite encore à voter pour le Rassemblement National. De ce fait, ma candidature peut être considérée comme une candidature d'ouverture pour ceux qui hésitent à voter pour le RN car c'est le RN. Je vais chercher à traduire cette opinion majoritaire dans notre Région Occitanie. D'ailleurs, pour la campagne, je compte faire un travail d'équipe qui dépassera les clivages partisans et le Rassemblement National", a ainsi analysé récemment Jean-Paul Garraud, dans les colonnes de La Tribune.

Lire aussi : Régionales : en Occitanie, Jean-Paul Garraud désigné tête de liste du Rassemblement National

À un peu plus de trois mois du premier tour de ces prochaines élections régionales, prévu le 13 juin, un nouveau sondage réalisé fin février par l'Ifop et commandé par Les Républicains dresse le paysage actuel. Derrière Carole Delga avec 28%, Jean-Paul Garraud la talonne avec 26%. Mais il est loin devant Aurélien Pradié sondé à 13% et Vincent Terrail-Novès à 10%. Par ailleurs, Antoine Maurice (EELV) est évalué à 9%. Dans un premier sondage publié en septembre par La Tribune, la nouvelle tête de liste LR était aussi classée en troisième position avec 14% des intentions de vote. Néanmoins, cette place d'outsider semble convenir à Aurélien Pradié qui sait que la bataille en Occitanie sera rude pour espérer quoi que ce soit dès 2021, alors pourquoi pas 2026 ? "Il faut du temps pour nouer une relation de confiance, comme je l'ai fait avec les Lotois depuis dix ans. J'ouvre un chemin aujourd'hui. Je suis jeune, j'ai du temps. Je prends date", a même lancé le candidat LR à ces élections régionales en Occitanie lors de son entretien au quotidien régional.

Lire aussi : Régionales : Qui est Carole Delga, celle qui veut prendre part au débat en 2022 ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :