Municipales : Moudenc promet un "Code de la rue" pour les mobilités

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Jean-Luc Moudenc veut instaurer un Code de la rue à Toulouse.
Jean-Luc Moudenc veut instaurer un "Code de la rue" à Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Afin d'instaurer une cohabitation harmonieuse à Toulouse, entre tous les modes de déplacement, le maire sortant Jean-Luc Moudenc et candidat aux prochaines élections municipales propose l'instauration d'un "Code de la rue". Un règlement qui doit permettre l'arrivé à terme d'opérateurs privés, spécialisés dans les nouvelles mobilités, à Toulouse.

Il n'est un secret pour personne que la cohabitation sur l'espace public, dans le centre-ville de Toulouse, entre les cyclistes, les piétons et les automobilistes est devenue difficile au fil des années. Pour tenter d'apaiser la situation et rétablir un partage apaisé de l'espace public, le maire sortant et candidat aux élections municipales à Toulouse, Jean-Luc Moudenc, veut instaurer un "Code de la Rue".

"L'objectif de ce document est de mettre noir sur blanc les droits et devoirs des cyclistes, des piétons et des automobilistes sur l'espace public. Ainsi, nous espérons faire cohabiter harmonieusement tous ces modes de mobilité", fait savoir Jean-Luc Moudenc.

Son instauration sera accompagnée du développement des sanctions à l'égard des fauteurs de trouble, mais le candidat veut également faire des actions de pédagogie avant de sanctionner.

"Nous communiquerons en ligne, sur affiche et par la présence de médiateurs dans les rues sur le Code de la Rue, c'est-à-dire toutes les règles de circulation spécifiques aux grandes villes. Des axes comme la rue Alsace Lorraine sont concernés, mais aussi les grandes routes pénétrantes de Toulouse, encore nos zones 30", précise-t-il.

Adapté pour les opérateurs privés de trottinettes électriques

Au-delà de l'encadrement de ces trois modes de déplacement "classiques", ce futur Code de la rue devra permettre l'essor des nouvelles mobilités, comme les trottinettes électriques, en s'appuyant notamment sur la loi d'Orientation des Mobilités (LOM) qui encadre leur pratique.

"Grâce à la publication de la LOM au Journal Officiel, nous avons désormais toutes les informations sur l'encadrement des nouvelles formes de mobilité. Désormais, nous préparons une consultation auprès des opérateurs privés en rédigeant un cahier des charges pour savoir quelle entreprise pourrait faire bénéficier harmonieusement de ces nouvelles mobilités aux Toulousains. Je ne veux pas que Toulouse devienne comme Paris, avec des trottoirs bondés de trottinettes en libre-service", prévient le candidat et maire sortant.

Par le passé, un week-end d'octobre 2018, l'opérateur Lime avait installé plusieurs centaines de ses trottinettes électriques dans les rues de Toulouse, sans prévenir la mairie et sans son accord. Une démarche qui avait conduit Jean-Luc Moudenc a imposé leur retrait.

Pour le moment, seul l'opérateur Indigo Weel propose des moyens de locomotion en free floating à Toulouse. Il propose des vélos, des scooters électriques et des fauteuils roulants électriques en libre-service.

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