Municipales : Georges Méric appelle (encore) à l'union de la gauche à Toulouse

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Georges Méric donne tout son soutien à Nadia Pellefigue pour les municipales.
Georges Méric donne tout son soutien à Nadia Pellefigue pour les municipales. (Crédits : Rémi Benoit)
À l'occasion de sa rentrée politique, le président du Conseil départemental de Haute-Garonne, Georges Méric, a pris position sur le prochain scrutin municipal de Toulouse, en mars 2020. Tout en rappelant certains projets phares pour lesquels le Département est à la manoeuvre, le dirigeant a appelé à l'union des gauches dans la Ville rose.

À six mois des prochaines élections municipales à Toulouse, le président du Conseil départemental, Georges Méric (PS), n'a pu s'empêcher de s'exprimer sur cette échéance politique. Il a réitéré tout son soutien à Nadia Pellefigue et Claude Raynal, élus chefs de file du Parti socialiste par les militants locaux avant l'été, qu'il qualifie de "très bon binôme". Par ailleurs, le patron du département a appelé à l'union des gauches alors que celle-ci tarde à se mettre en place.

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"Toulouse est une ville de gauche donc nous souhaitons l'union de la gauche. Je l'appelle de mes vœux et la raison triomphera. Mais, comme la gauche est fondée sur des idées et des principes, il est parfois difficile de réaliser une union. Pour la droite, c'est plus simple car l'union se fait sur des intérêts", juge-t-il.

Un texte pour tenter d'unir

Une prise de position qui intervient simultanément avec l'appel de 24 membres de la branche toulousaine des partis Génération-S et Gauche Républicaine et Socialiste, dont l'ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen. Ces derniers, dans un texte diffusé jeudi soir, appellent à "une liste unitaire" de gauche.

"On a encore trop tendance aujourd'hui à opposer partis politiques et dynamiques citoyennes. Nous sommes convaincus que ce n'est pas une fatalité et que nous pouvons et nous devons les conjuguer. Les partis et formations politiques regroupent des militant.e.s portant des engagements partagés, ils sont une force tout comme les regroupements citoyens fonctionnant différemment, parfois de manière plus ouverte ou plus centrée sur une question précise.

Personne n'a aujourd'hui les atouts et les aptitudes pour mener seul-e la gauche à la victoire. Aucun parti de gauche ne peut prétendre à s'imposer et à une hégémonie quelconque sur le fond comme sur la tête de liste", est-il notamment écrit.

Avec ce passage, les signataires font allusion à Nadia Pellefigue qui, ces derniers temps, tente de s'imposer à gauche. Mais aussi, ils envoient un signal à Archipel Citoyen qui, pour le moment, refuse de modifier son processus de constitution d'une liste citoyenne.

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Le patron local du PS optimiste

Sébastien Vincini, numéro un de la branche départementale du parti de la Rose, est lui optimiste sur le sujet. "Nous sommes en discussion très avancée avec le Parti Socialiste et Génération-S, entre autres. Et, nous parvenons à en fédérer un grand nombre autour de Nadia Pellefigue". De plus, il n'a pas manqué de critiquer les dernières mesures prises par le maire sortant (LR) Jean-Luc Moudenc : "Il prend des décisions aberrantes. Il n'y a qu'à voir son dernier arrêté anti-bivouacs. C'est ignoble". De son côté, Georges Méric a réglé ses comptes avec Archipel Citoyen :

"Nous avons une vraie expérience de terrain et ce tous les jours, contrairement à eux. Nous ne disons pas que des mots. Et, sur la démocratie participative, nous n'avons aucune leçon à recevoir d'eux".

Autre "clin d'œil" fait au maire sortant de Toulouse, Georges Méric n'a pas oublié de rappeler que de son côté le Département n'a pas augmenté les impôts sur son périmètre pour la cinquième année consécutive. Malgré cela, la collectivité déploie de nombreux moyens en faveur du pouvoir d'achat des ménages de Haute-Garonne.

"Nous avons fait la chasse au gaspillage pour y parvenir. C'est nous qui équipons les plus démunis, pas l'État", déclare Sébastien Vincini, aussi rapporteur du budget du CD31.

Le Conseil départemental propose par exemple 500 événements culturels gratuits et une téléassistance gratuite pour les personnes âgées ou en situation de handicap. La Haute-Garonne assure aussi la gratuité des transports publics pour les plus précaires et les personnes de plus de 65 ans.

D'ailleurs, face à l'augmentation de la pollution dans une agglomération qui connaît un haut niveau de saturation routière, la collectivité souhaite réduire l'utilisation de la voiture individuelle. Pour ceci, elle a investi 2,7 millions d'euros dans la mise en place de 25 aires de covoiturage d'ici fin 2019. Elle cherche aussi à valoriser les transports doux. Le premier "réseau express vélo" (REVe), d'une longueur de 42 km, doit voir le jour en 2020-2021. Pour un coût de 53 millions d'euros, il a pour ambition de multiplier par deux le nombre de personnes qui se déplacent à vélo dans la métropole et passer ainsi cette part de 2,6% à 4,8% des usagers de la route.

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