Avec ses universités d'été à Toulouse, EELV veut préparer les municipales

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L'eurodéputé Yannick Jadot est attendu dans la Ville rose, où son parti EELV y tient ses Journées d'été du 22 au 24 août.
L'eurodéputé Yannick Jadot est attendu dans la Ville rose, où son parti EELV y tient ses Journées d'été du 22 au 24 août. (Crédits : Christian Hartmann)
Fort de ses résultats aux dernières élections européennes, suivi d'un regain d'adhésions payantes, le parti Europe Écologie Les Verts débarque à Toulouse pour y tenir ses universités d'été du 22 au 24 août. Grâce à cet événement où y sont attendus environ 2 000 participants, le parti de Yannick Jadot veut préparer les élections municipales de mars 2020. Parmi les cibles désignées, des grandes villes comme Paris et Lille, mais aussi Toulouse.

Pendant près de 72 heures, la ville de Toulouse et plus particulièrement l'université Jean Jaurès va être le bastion de l'écologie. À partir du jeudi 22 août, et jusqu'au samedi 24, le parti Europe Écologie Les Verts (EELV) y tiendra ses Journées d'été, une sorte de congrès annuel de rentrée.

"Nous attendons durant cette séquence environ 2 000 personnes sur le site, contre le millier de personnes qui s'était déplacé l'an dernier (à Strasbourg, ndlr). Ce sont des chiffres que nous n'avions plus atteint depuis de nombreuses années et c'est le signe que notre parti va bien, va mieux. Nous comptons sur cet événement pour préparer notamment les prochaines élections municipales", explique Marine Tondelier, élue d'opposition au conseil municipal d'Hénin-Beaumont et en charge de l'organisation de ces Journées d'été.

Le parti écologiste parvient à remobiliser grâce à ses beaux scores aux élections européennes de mai dernier. Lors de ce scrutin, il est arrivé en troisième position avec 13,48% des suffrages, mais à Toulouse celui-ci est parvenu à obtenir la seconde place derrière La République En Marche avec 21,28%.

"Depuis le dimanche 26 mai (date des élections européennes, ndlr), à 20h15, nous enregistrons une nouvelle adhésion toutes les quatre minutes alors que la moyenne historique du parti c'est un nouvel adhérent tous les trois jours. Résultat, nous avons actuellement 7 105 adhérents à jour de cotisations, contre 4 002 en 2018", se réjouit Thierry Brochot, le trésorier national d'EELV.

Toulouse après Grenoble ?

Fort de cette dynamique positive, les écologistes veulent marquer les esprits lors des élections municipales qui ont lieu dans sept mois. Pour cela, le seul moyen est de conquérir des mairies de grandes villes françaises. Actuellement, seule la mairie de Grenoble est sous le giron écologiste depuis 2014 avec Éric Piolle à sa tête, ce qui avait été une véritable surprise à l'époque.

"Notre souhait est qu'Éric Piolle ne soit plus le seul maire écologiste d'une grande ville française en mars prochain. Quand nous regardons les scores de nos candidats à Lille, Strasbourg et Toulouse par exemple, qui sont des personnes capables de porter ces responsabilités sur leurs épaules, et nos scores européennes, on se dit que nous allons pouvoir lutter à arme égale face aux autres partis", estime Marine Tondelier. "Et même avant ces élections européennes, un sondage nous plaçait en seconde position avec 16 % des intentions de vote à Toulouse, tandis qu'à Metz et Strasbourg nous sommes au-delà des 20 %", ajoute Sandra Regol, l'un des deux porte-paroles nationaux du parti.

En effet, un sondage exclusif BVA pour La Tribune publié le 17 mai donnait ce score à Toulouse pour une liste Europe Écologie Les Verts menée par Antoine Maurice, la plaçant ainsi derrière la liste du maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, si celui-ci venait à se présenter à sa propre réélection. De plus, les transports publics et la protection de l'environnement figurent en tête des sujets qui préoccupent les Toulousains pour cette élection. Des sujets favorables à EELV.

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Une gauche toulousaine à rassembler

Pour rappel, dans la Ville rose, le parti de Yannick Jadot a préféré s'associer au collectif Archipel Citoyen plutôt que de mener une liste autonome afin d'essayer de rassembler la gauche toulousaine, autant fracturée qu'au niveau national. Ainsi, au fil des semaines, des militants de diverses forces de gauche dont le socialiste Romain Cujives et des forces politiques comme La France Insoumise ont rejoint l'initiative citoyenne.

Néanmoins, d'autres partis comme le Parti Socialiste, Génération-S ou le mouvement UNE de Nadia Pellefigue discutent avec le collectif mais hésitent à intégrer pleinement l'initiative.

"Des militants de toutes les forces de gauche ont rejoint notre dynamique citoyenne. Maintenant, il faut se poser la question de pourquoi les appareils politiques ne suivent pas cette démarche citoyenne et collective", regrette Antoine Maurice, élu écologiste d'opposition au conseil municipal de Toulouse et à la Métropole et président du groupe Toulouse Vert Demain.

Deux pôles de gauche (deux listes ?) se dégagent à Toulouse pour l'instant. Ce qui serait un véritable échec politique puisque tout les élus de la gauche toulousaine sont d'accord sur le fait qu'ils doivent se rassembler pour espérer reconquérir le Capitole.

Lire aussi : Municipales 2020 : Génération-S n'intègrera pas le process d'Archipel Citoyen

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Commentaires
a écrit le 22/08/2019 à 6:22 :
"J'eum voyais deja en haut de l'affiche".....Jadot est un personnage sans envergure. Il n'arrivera a rien.

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