Municipales 2020 : Jean-Luc Moudenc favori selon un 1er sondage

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Jean-Luc Moudenc n'a pas encore annoncé s'il se représentait à sa propre succession.
Jean-Luc Moudenc n'a pas encore annoncé s'il se représentait à sa propre succession. (Crédits : Rémi Benoit)
À onze mois des élections municipales à Toulouse, beaucoup d'interrogations restent sans réponse quant aux éventuelles fusions de liste ou non. Néanmoins, un sondage donne le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, en tête au premier tour si celui-ci avait lieu maintenant. Décryptage.

Si le premier tour des élections municipales à Toulouse se déroulait dimanche 21 avril, le maire sortant Jean-Luc Moudenc sortirait en tête du 1er tour avec 36% des voix. Un score important pour un élu qui n'a pas encore déclaré sa candidature pour mars 2020. C'est en tout cas les résultats du sondage réalisé par l'institut Ifop, pour CNews, auprès de 608 électeurs toulousains.

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La liste de la majorité municipale soutenue par l'UDI, les Républicains et les Radicaux menée par Jean-Luc Moudenc creuse même largement l'écart avec son premier poursuivant, la liste du Parti Socialiste et du Parti Communiste conduite par Claude Raynal, créditée à seulement 15% des intentions de vote. Néanmoins, le candidat et sénateur socialiste serait talonné de près par une liste d'Archipel Citoyen soutenue par Europe Écologie Les Verts avec Antoine Maurice comme candidat. Avec pas moins de 14% des intentions de vote, ce score est la surprise de ce premier sondage.

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Derrière, on retrouverait la liste La France Insoumise avec 11 % des votes malgré le bon score de Jean-Luc Mélenchon à Toulouse lors de l'élection présidentielle de 2017, une liste La République En Marche et Modem à 9 %, suivie par le Rassemblement National avec 7 %, et enfin la liste UNE de Nadia Pellefigue avec 6%.

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Rien n'est figé

Cependant, il est très peu probable que ce scénario se produise dans les urnes, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, la campagne n'a pas encore commencé et donc des candidats comme Nadia Pellefigue, bien connue dans le milieu universitaire et économique pourrait glaner quelques précieux points au fil des mois. Ensuite, même si la vice-présidente d'Occitanie veut se présenter hors de tout parti politique classique, certains à gauche négocient tout de même pour se fédérer et reconquérir le Capitole perdu par Pierre Cohen en 2014 (PS à l'époque et Génération-s actuellement). L'enjeu est de taille, car selon le sondage, les listes de gauche rassemblent 35 % des intentions de vote, sans La France Insoumise.

Autre variable à prendre en compte, le maintien ou non d'une liste de la majorité présidentielle. La République En Marche d'Emmanuel Macron se dit prêt à soutenir le maire sortant Jean-Luc Moudenc en 2020, et donc à ne pas présenter de liste, en l'échange d'un soutien appuyé de la liste En Marche aux élections européennes de mai. Un dilemme pour Jean-Luc Moudenc car en cas d'alliance avec LREM, comment réagirait le parti Les Républicains ? Son président, Laurent Wauquiez, a refusé plusieurs fois de manière publique toute alliance avec le parti présidentielle pour ce scrutin.

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Commentaires
a écrit le 19/04/2019 à 19:41 :
Bonjour.
En tant que statisticien professionnel depuis plus de 35 ans je suis assez perplexe sur la validité d'un tel sondage. D'abord en raison de la faiblesse de la taille de l'échantillon 608 personnes interrogées est nettement moins que 1000 ce qui donnerait des fourchettes d'environ plus ou moins 1%, avec 608 la marge d'erreur est encore plus grande. Ensuite il n'est pas dit comment a été fait le sondage, par téléphone, les sondeurs naguère utilisaient le plus souvent le téléphone fixe, à l'heure actuelle de nombreux jeunes, en âge de voter, n'ont plus qu'un téléphone portable. Il y a toutes les élections beaucoup d'abstentions, mme pour les élections municipales dans une grande ville comme Toulouse. On peut estimer qu'un tiers des personnes interrogées ne voteront pas si l'échantillon est représentatif. Cela accroit l'incertitude sur les personnes ayant exprimé un choix.

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