Régionales : la PS Valérie Rabault critique "l'équilibre politique" de l'accord avec le PRG

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Valérie Rabault est la députée de la 1e circonscription du Tarn-et-Garonne.
Valérie Rabault est la députée de la 1e circonscription du Tarn-et-Garonne. (Crédits : Lydie Lecarpentier)
Députée socialiste de Montauban et rapporteure du budget à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault ne pourra finalement pas porter la tête de liste départementale dans le Tarn-et-Garonne lors des prochaines régionales. Cette place a été attribuée à la radicale Sylvia Pinel au terme de l'accord conclu entre le PS et le PRG ce lundi 27 juillet. Valérie Rabault dénonce cette décision et ne sera pas candidate. La première secrétaire fédérale du PS 82 estime que le début de campagne de la cheffe de file socialiste Carole Delga est "abîmé" par des mois de tractations politiciennes. Interview.

Vous faites les frais de l'accord signé entre le PS et le PRG puisque vous perdez la tête de liste départementale dans le Tarn-et-Garonne au profit de la ministre PRG du Logement Sylvia Pinel. Quel regard portez-vous sur cet accord ?

Je regrette cette décision, pas tant au niveau personnel mais surtout en termes d'équilibre politique. Lors du Bureau national du PS ce lundi soir, les socialistes étaient invités à voter cet accord avec le PRG. La motion D que je mène avec la députée des Hautes-Alpes Karine Berger est la seule à avoir voté contre cet accord. Et nous sommes les deux seules premières fédérales du PS à perdre la tête de liste pour les régionales. L'accord avec le PRG ne peut pas se faire au détriment de l'équilibre politique, surtout au vu des derniers résultats des élections sénatoriales et départementales dans le Tarn-et-Garonne (Le président du PRG Jean-Michel Baylet a perdu successivement son siège de sénateur en septembre 2014 et la tête du Conseil départemental fin mars 2015, NRDL). La question n'est pas Valérie Rabault, la question est celle de l'équilibre politique. Le 9 juillet, les militants du PS 82 se sont prononcés sur deux configurations distinctes. En l'absence d'accord avec le PRG, j'étais tête de liste. La deuxième configuration portait sur le cas d'un accord où je n'étais pas candidate, considérant qu'il était important de laisser la place pour les militants socialistes. Je ne suis donc pas candidate.

Jean-Michel Baylet a annoncé hier un quatuor composé des socialistes Carole Delga et Damien Alary rejoints par les radicaux Sylvia Pinel et Didier Codorniou pour mener la campagne...

Je ne reconnais qu'une seule tête de liste, c'est Carole Delga. Elle sera la seule habilitée à déposer les listes des candidats en préfecture. Tout le reste, c'est de l'habillage.

En cas de victoire du PS, l'accord stipule que Carole Delga présiderait la Région, Sylvia Pinel deviendrait première vice-présidente et que le président de la Région Languedoc-Roussillon Damien Alary serait nommé "président délégué". Que pensez-vous de cette dernière fonction qui n'existe pas actuellement ?

Vous avez tout dit, cette fonction n'existe pas actuellement. Il faut demander à Damien Alary ce qu'il pense de briguer une fonction qui n'existe pas aujourd'hui.

Quel regard portez-vous sur les premiers mois de campagne de Carole Delga ?

Je pense que Carole Delga se débrouille extrêmement bien. Elle arrive à incarner en ce début de campagne la notion de territoire et les zones rurales (Carole Delga a été maire de Martres-Tolosane, NDLR). Ce qui n'est pas le cas des autres candidats de droite ou des maires de grandes villes. Ce début de campagne positif a été abîmé par toutes ces questions : "accord ou pas avec le PRG", "je te file un poste en cas de victoire"... alors que nous n'en sommes pas encore là et que nous ne sommes pas propriétaires des votes des électeurs.

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a écrit le 08/08/2015 à 15:53 :
Un vent de fronde se lève au PS: http://contre-regard.com/chronique-de-la-grande-region-lrmp-regionales2015-quatre-deputes-de-la-majorite-et-de-lrmp-se-levent-contre-la-loi-alary/
a écrit le 01/08/2015 à 9:32 :
C'est insupportable cette histoire de cumul des mandats ! Nous nous sommes battus au PS pour le non-cumul, les parlementaires l'ont voté. Ce pourrait être un vrai marqueur de gauche...si seulement les candidat-e-s de gauche le respectaient.
Certes la loi ne s'applique qu'à partir de 2017, mais nous sommes censés être convaincus du bien-fondé de cette loi et donc l'appliquer non pas parce que c'est la loi mais parce que c'est la volonté de la majorité.
a écrit le 29/07/2015 à 12:17 :
comme on dit :
protégez moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge!!!!
a écrit le 28/07/2015 à 19:48 :
mauvaise perdante la députée RABAULT !
la perte du conseil departemental du tarn et garonne par la gauche et notamment par le PRG tient en partie à l'attitude du ps 82, trés hostile aux radicaux et à son leader ses derniers années. Or aujourd'hui dans ce même conseil on compte seulement 4 élus socialistes dont deux vainqueurs avec des PRG et 8 conseillers départementaux radicaux de gauche. Le PRG est toujours la premiere force de gauche dans ce departement. Mme RABAULT et ses amis recoltent se qu'ils ont semé c'est à dire la division ! triste et pathétique !
a écrit le 28/07/2015 à 14:10 :
Le 19 juillet, rendant compte de la délibération votée par le conseil Régional du Languedoc-Roussillon contre le choix fait par le gouvernement de donner à Toulouse le statut de capitale régionale, j’écrivais ceci: "On se demande, à l’entendre (Damien Alary), s’il est toujours le premier vice-président annoncé de Carole Delga, dans l’hypothèse, très compromise aujourd’hui, où elle serait élue à la tête de la future grande région. À moins qu’il anticipe une reprise des négociations et un accord avec le PRG" la suite ici :http://contre-regard.com/chronique-de-narbonne-et-de-la-grande-region-regionales2015-laccord-psprg-suffira-t-il-pour-que-carole-delga-obtienne-la-presidence-de-la-future-region/

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