Régionales : le candidat Jean-Luc Rivière (UDI) veut donner la priorité à l'éducation

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Jean-Luc Rivière
Jean-Luc Rivière (Crédits : DR)
Candidat à l'investiture de la droite et du centre pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le conseiller régional UDI de Midi-Pyrénées Jean-Luc Rivière veut remettre l'éducation au centre de l'action régionale. La désignation de la tête de liste aura lieu samedi, à Sète, et Jean-Luc Rivière fera face à 9 concurrents. Interview.

Pourquoi êtes vous candidat à l'investiture de la droite pour les régionales ?
Il y a trois raisons à cela. D'abord, le mode de désignation permet d'être auditionné et de faire entendre des messages politiques. Ensuite, je veux faire entendre la spécificité d'une région qui aura la quasi-totalité du massif pyrénéen, et ainsi promouvoir le nom de Languedoc-Pyrénées, pour allier la langue et ce massif mondialement connu. Je note que les régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côtes-d'Azur revendiquent également leur caractère montagnard. Enfin, je suis candidat en tant que radical valoisien UDI. Je voulais porter les couleurs de mon parti.

Le sénateur du Tarn Philippe Bonnecarrère a été désigné par le bureau national de l'UDI comme chef de file pour les régionales, vous faites dissidence ?
Pas du tout. Monsieur Bonnecarrère a été nommé chef de file pour organiser ces élections, pas comme tête de liste. De plus, il est présenté comme "apparenté UDI" alors que je suis l'un des membres fondateurs de l'UDI. Et puis, sur 10 candidatures, c'est bien d'en avoir deux pour notre parti.

Vous parlez de messages politiques à faire entendre. Quels sont-ils ?
Avec les baisses de dotations, la Région ne va pas pouvoir tout faire, il faudra donc faire des choix. Or, on s'aperçoit que la carte électorale du FN correspond à celle de l'échec scolaire. Dans ces zones, il y a des gens qui se disent sans avenir. Il faut leur en redonner un. Cela passe par l'éducation et la formation professionnelle qui sont des compétences régionales. Il faut envoyer un message fort en direction des jeunes. Nous avons l'obligation de former nos jeunes.

Je veux aussi mettre en avant les problèmes liés au schéma d'aménagement régional. La politique de l'eau, notamment, ne prend pas en compte les nouveaux arrivants dans la région. Il faut avoir une vision plus large et engager une vraie réflexion.

Enfin, il faut développer les transports vers les grandes villes et mettre en place une politique tarifaire plus importante. À Paris, les usagers paient le ticket 1,80 € pour des lignes de 25 km. C'est la distance entre Muret et Toulouse (4 euros en TER actuellement, NDLR). Quant à la voiture, je ne vois pas comment on pourrait financer une deuxième rocade.

Comment pensez-vous faire campagne ?
Il faut poser les questions importantes pour la région et reprendre la main sur le débat. On ne va pas laisser le PS mener les discussions. Par ailleurs, le Front National sera au second tour, alors il faut un vrai programme pour desserrer les deux mâchoires du piège que sont le PS et le FN. En effet, Carole Delga et Louis Aliot sont des alliés objectifs. Il est plus facile pour les socialistes de gagner face au FN.

Nous devons donc avoir des propositions fortes pour être bien au premier tour. La gauche part divisée, avec les écologistes qui partent seuls. Si nous disons que nous allons nous attaquer à l'échec scolaire, cela va interpeller.

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