Le socialiste Georges Méric seul candidat à la présidence du Conseil départemental

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Jean-Michel Fabre et Georges Méric
Jean-Michel Fabre et Georges Méric (Crédits : Rémi Benoit)
Jean-Jacques Mirassou s'est désisté en faveur de Georges Méric pour la présidence du Conseil départemental de Haute-Garonne. Dimanche soir, à l'issue du second tour, Jean-Michel Fabre s'était déjà rallié au conseiller sortant du canton d'Escalquens. George Méric est donc l'unique candidat à la primaire socialiste qui aura lieu mardi 31 mars. Il devrait logiquement succéder à Pierre Izard, jeudi 2 avril, lors de l'élection du président du Conseil départemental par les nouveaux élus.

Dès l'annonce des résultats, dimanche 29 mars, deux socialistes ont annoncé leurs candidatures pour la présidence du Conseil départemental de Haute-Garonne : Georges Méric et Jean-Jacques Mirassou. Dans un premier temps, ce dernier avait maintenu sa candidature malgré le ralliement dans la soirée de Jean-Michel Fabre, un autre présidentiable potentiel, à Georges Méric.

Alors que les militants socialistes doivent voter mardi entre 17 h et 22 h pour désigner leur candidat à la présidence, l'un des candidats à changé d'avis ce lundi.

"Jean-Jacques Mirassou m'a dit ce matin qu'il renonçait, affirme Georges Méric, joint par téléphone ce lundi à 17 h. Il devrait l'annoncer à 19 h."

Jean-Jacques Mirassou, 63 ans, entré pour la première fois en 1998 au Conseil général, est un élu urbain. Président du groupe socialiste d'opposition à Dominique Baudis à la Ville de Toulouse, puis conseiller municipal élu sur la liste de Pierre Cohen en 2008, Jean-Jacques Mirassou a été sénateur de 2008 à 2014. Un mandat que les militants ne lui ont pas renouvelé cependant, lui préférant Claude Raynal en septembre dernier.

Premier socialiste à annoncer sa candidature, Georges Méric partait avec une longueur d'avance sur son concurrent. Conseiller municipal puis maire de Nailloux de 1983 à 2008, George Méric, 67 ans, est entré au Conseil général de Haute-Garonne "en même temps que Pierre Izard", en 1988. Il incarne aujourd'hui la ruralité du département.

Élu du Lauragais, il a beaucoup travaillé sur les relations entre la Métropole et le reste du département. Une connaissance qui lui vaut d'être "très connu" des élus ruraux selon le sénateur Claude Raynal.

"La campagne que nous venons de vivre a été axée sur la vision d'une Métropole prépondérante dans le département. Or, les électeurs ont montré leur refus de cette vision. Dans ce contexte, être un élu toulousain, c'est plutôt un handicap pour être élu président du Conseil départemental, analyse le sénateur-maire de Tournefeuille. Nous avions deux personnalités de qualité mais Georges Méric est dans une vision partagée par les élus du département."

"Les cantons ruraux pèsent dans la balance, confirme un membre du Parti Socialiste. De nombreux nouveaux élus ruraux et périurbains veulent que le Département poursuive son travail de péréquation et que Toulouse soit solidaire du reste du territoire. Méric avait donc une avance symbolique en tant qu'élu du Lauragais."

Soutenu par le président sortant Pierre Izard, qui "a senti que Méric tenait la corde", ce dernier bénéficiait d'un autre avantage indéniable : le ralliement de Jean-Michel Fabre. "C'est quelqu'un qui porte des valeurs de renouvellement, poursuit ce militant. Il lui apporte des conseillers départementaux toulousains comme Alain Gabrieli et d'autres."

Une gouvernance collégiale

Dimanche soir, Georges Méric a annoncé qu'il souhaite que "le mandat qui s'ouvre (soit) celui d'une véritable régénération du Conseil départemental".

"Je veux instaurer un nouveau pacte démocratique à travers une gouvernance partagée, une délégation de responsabilités, une collégialité, autour d'une majorité ancrée à gauche."

Parmi les priorités qu'il devrait mettre en place, l'éducation figure en première place :

"Je veux faire de l'éducation la première priorité du Conseil départemental et renforcer les politiques sociales, ADN de l'institution départementale, qui doivent s'adresser aux plus démunis, ainsi qu'à la classe moyenne qui souffre, doute et s'interroge sur la capacité de la gauche à la défendre."

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