Départementales, J - 2 mois : les forces en présence en Haute-Garonne

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Le Conseil général de Haute-Garonne
Le Conseil général de Haute-Garonne
Les élections départementales (ex-cantonales) se tiendront dans deux mois, le second tour ayant été fixé au 29 mars 2015. La campagne bat déjà son plein pour la droite et le centre rassemblés, ainsi que pour le PS. Avec le départ annoncé du socialiste Pierre Izard, la nouvelle carte électorale et l'impopularité du gouvernement, le Conseil général pourrait, pour la première fois, basculer à droite.

À deux mois des élections départementales, les différents partis qui présentent des candidats en Haute-Garonne n'évoluent pas sur le même rythme. État des lieux des forces en présence.

Le PS

Premier à être entré dans la course, le PS 31 a présenté ses 108 candidats début janvier. En plus d'être présent sur le terrain, le parti a décidé de lancer une grande campagne de communication sous le mot clé #UnDépartementÀGauche. Ainsi, des affiches 40X60 ornent depuis le début du mois les colonnes d'opinion des 27 nouveaux cantons du département. "Il s'agit de valoriser notre bilan et notre engagement", explique François Carbonel, secrétaire départemental du PS 31 en charge de la communication.

Pour les départementales (contrairement à ce qui semble se dessiner aux régionales), le PS fait cause commune avec le PRG, qui représentera 4 candidats titulaires.
Objectif : maintenir le département à gauche. Le PS va devoir pour cela composer avec trois contraintes : d'abord l'abstention (pour cette élection qui va désigner des élus dont on ne connaît pas les compétences précises) puis la montée du Front National, et enfin un contexte économique national morose.

Le sénateur PS Claude Raynal, qui s'est exprimé sur les départementales lors de ses vœux à la presse le 26 janvier dernier, s'est dit optimiste :

"Je suis extrêmement confiant sur le fait que nous conservions le Département à gauche même si la droite devait gagner un peu plus de sièges que d'habitude."

La droite et le centre

La droite compte bien de son côté obtenir davantage que "quelques sièges de plus que d'habitude". L'objectif affiché de l'UMP, allié pour l'occasion à l'UDI et au Modem, est de remporter la majorité et de conquérir la présidence du Conseil général. "Nous partons en campagne pour gagner", affirmait dans nos colonnes Xavier Spanghero, secrétaire départemental adjoint de l'UMP 31, en décembre dernier. Lors de la présentation officielle des candidats mi-janvier (rassemblés sous le slogan "Ensemble pour la Haute-Garonne"), Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse, a évoqué "une chance historique d'alternance au Conseil général" qui "ne ferait pas de mal à la démocratie". Demain vendredi 30 janvier, Arnaud Lafon, maire Modem de Castanet-Tolosan, candidat sur le canton de Castanet-Tolosan, présentera sa candidature à la presse. Pour l'instant, il est le seul à ne pas cacher ses ambitions : il se dit prêt à assumer la présidence du Conseil général.

Le FN

Du côté du Front National, on commence "tranquillement à mettre en place la campagne" selon les mots de Julien Leonardelli, secrétaire du FN 31 et candidat sur le canton de Villemur-sur-Tarn. Les candidats ont été présentés à l'occasion de 6  conférences de presse réparties depuis début janvier. La dernière aura lieu demain. "Nous partons de zéro. Notre objectif est de mettre un pied au Conseil général, où le FN n'a jamais siégé", affirme Julien Leonardelli, sans donner de nombre de sièges à obtenir. Le candidat se dit "confiant mais prudent". La présidence ? "Je n'y pense pas tous les matins en me rasant !"

Europe Écologie - Les Verts

Derniers à rentrer dans la course, EE-LV devrait présenter ses candidats en début de semaine prochaine, mais pas dans tous les cantons. Le parti écologiste a décidé de ne pas s'unir avec le Parti Socialiste pour ces élections - confirmant son désaccord avec la politique du gouvernement - et de miser sur le Front de Gauche. Une chose est sûre, Europe Écologie - Les Verts ne "jouera pas le jeu du Front National". "Nous ne présenterons aucun candidat dans les cantons où le FN risque de passer. Cela sera le cas à Lavelanet par exemple, dans l'Ariège", a assuré François Calvet, conseiller régional, lors des vœux à la presse d'EE-LV le 26 janvier.

En savoir plus

Les 54 conseillers départementaux (27 hommes et 27 femmes) sont élus pour 6 ans au scrutin majoritaire binominal mixte.
La Haute-Garonne compte désormais 27 cantons contre 53 antérieurement. Dans chaque canton, la population fluctue autour de 46 000 habitants, avec une marge de plus ou moins 20 %, exception faite aux cantons montagnards et ruraux de Bagnères-de-Luchon et Saint-Gaudens, en raison de leur spécificité géographique.

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