Municipales 2014 : l'UMP 31 réagit mal à la candidature de l'UDI Christine de Veyrac

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Christine de Veyrac entourée de Jean Iglesis et Jean-Luc Lagleize
Christine de Veyrac entourée de Jean Iglesis et Jean-Luc Lagleize
L'ancienne élue UMP, qui a rejoint l'UDI de Jean-Louis Borloo dès la création du nouveau parti à l'automne dernier, a annoncé sa candidature ce matin à Toulouse. Christine de Veyrac vise une "liste d'union la plus large possible, de la droite républicaine à la gauche réaliste". Jean-Luc Moudenc a aussitôt réagi, affirmant : "Qu'on ne compte pas sur moi pour participer à une bataille d'égos" tandis que l'UMP31 demande à la députée élue sous l'étiquette UMP de se démettre de son mandat.


"Notre objectif : réveiller Toulouse !" En choisissant d'officialiser sa candidature pour les municipales de mars 2014, Christine de Veyrac a une nouvelle fois sévèrement critiqué la gestion du socialiste Pierre Cohen, maire de Toulouse depuis 2008. "J'en ai ras-le-bol de voir ma ville faire du sur-place quand d'autres comme Bordeaux, Montpellier et même Perpignan font des pas de géants. Toulouse ne vit plus que sur les lauriers de sa réussite passée", a insisté la députée européenne.

Désormais officiellement en concurrence à droite avec l'ancien maire UMP Jean-Luc Moudenc, Christine de Veyrac a présenté ses alliés. Au premier étage d'un bar du centre ville toulousain, elle était entourée de Jean Iglesis (UDI 31), Jean-Luc Lagleize (Modem 31), Jean-Pierre Albouy (Nouveau Centre 31), Jean-Marie Belin (Alliance Centriste 31) et Sandra Mourgues (Parti radical valoisien). Interrogée sur la question d'une liste unique à droite, Christine de Veyrac a rappelé sa conviction : "c'est au centre que se trouve la clé de la reconquête de la ville. Nous souhaitons une liste d'union la plus large possible, de la droite républicaine à la gauche réaliste." À la question de savoir si l'UMP et l'UDI pourraient former une liste commune, Jean Iglésis a affirmé que "le temps fera son office". Tandis que Jean-Luc Lagleize a tendu une perche au Parti Radical de Gauche de Jean-Michel Baylet : "À Toulouse, les élus du PRG sont assez maltraités et se sentent mal avec le PS", a-t-il affirmé.

Sans annoncer de calendrier précis, Christine de Veyrac a expliqué qu'elle allait désormais travailler sur le projet politique dont est chargé Hervé Bocco, professeur à l'ESC Toulouse et président du think tank L'Estrade. "Nous ferons ensuite l'union derrière le meilleur candidat et nous respecterons les accords nationaux." Et de rappeler le soutien "sans faille de Jean-Louis Borloo", président de l'UDI qui a récemment fait de Toulouse "une priorité nationale pour l'UDI". Un choix qui pourrait peser sur les futures négociations entre l'UMP et l'UDI au niveau national.

La réaction de Jean-Luc Moudenc

Quelques heures après la conférence de presse de Christine de Veyrac, Jean-Luc Moudenc a réagi et affirmé notamment: " Les mois à venir révèleront la véritable nature de cette candidature : soit elle vise à renforcer l'UDI et ses idées pour notre ville, et ce sera un atout supplémentaire pour l'Opposition municipale en vue de l'échéance de 2014; soit il s'agit d'une entreprise de division, qui deviendrait l'auxiliaire de la municipalité Cohen." Et d'ajouter : " Il y a peu, j'ai refusé de me mêler d'une bataille d'égos qui concernait mon parti. Alors, qu'on ne compte pas sur moi pour participer à une autre bataille d'égos dont Toulouse serait l'enjeu, et, à la fin, la victime !"

Mais l'UMP 31 (que Jean-Luc Moudenc préside), dans un communiqué séparé, a eu une réaction plus radicale : "L'UMP 31 regrette l'annonce faite par Christine de Veyrac de se présenter aux élections municipales à Toulouse pour le compte de l'UDI. Étant élue sur une liste UMP aux élections européennes, nous lui demandons de se démettre du mandat que lui ont confié les électeurs ayant voté pour une liste UMP. En outre, si son choix est de vouloir être maire de Toulouse, nous lui demandons d'avoir l'honnêteté de dire dès maintenant aux électeurs qu'elle s'engage à ne pas se présenter aux élections européennes de juin 2014. Il serait en effet trop commode que Christine de Veyrac se serve des élections municipales à Toulouse pour obtenir une quatrième investiture sur une liste aux élections européennes."

Emmanuelle Durand-Rodriguez

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