Enseignement supérieur : la Région accuse l'État de ne pas tenir ses engagements

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La Région Occitanie aimerait un engagement de l'État sur un nouveau CPER pour l'enseignement supérieur.
La Région Occitanie aimerait un engagement de l'État sur un nouveau CPER pour l'enseignement supérieur. (Crédits : Rémi Benoit)
Dans le cadre du contrat de plan État-région 2015-2020, le Conseil régional d'Occitanie et l'État se sont entendus sur un plan d'investissements pluriannuel dans l'enseignement supérieur d'un montant total de 361 millions d'euros. Cette somme doit être partagée à parts égales entre les deux acteurs. Seulement, la Région Occitanie avance que l'État ne tient pas ses engagements.

"Nous sommes la seule région de France à avoir des flux entrants supérieurs aux flux sortants en ce qui concerne le nombre d'élèves dans l'enseignement supérieur. Cette tendance confirme l'attractivité de notre territoire", a lancé le 16 octobre Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie en charge du développement économique, de l'innovation, de la recherche et de l'enseignement supérieur.

Pour conserver ce rayonnement et cette attractivité sur le plan national, la Région Occitanie a fait de l'investissement dans les sites universitaires l'une de ses priorités. L'objectif ? Avoir des campus rénovés et modernes sur l'ensemble de la région et non pas uniquement dans les deux métropoles que sont Toulouse et Montpellier.

Ainsi, la Région Occitanie s'est mise d'accord avec l'État sur un Contrat de plan État-région pour la période 2015-2020 (CPER), uniquement pour ce qui est de l'enseignement supérieur. D'un montant total de 361 millions d'euros, celui-ci a permis et doit permettre encore des opérations immobilières importantes dans les campus occitans.

Ce partenariat a, par exemple, permis l'élaboration d'un hôtel d'incubation pour les étudiants entrepreneurs à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ou bien encore la réhabilitation du centre universitaire de Cahors (Lot). C'est aussi grâce à lui qu'un centre universitaire doit être construit à Rodez (Aveyron), et également un pôle sportif pour la licence Staps à Nîmes (Gard).

Retard ou caisses vides ?

Néanmoins, ces opérations sont coûteuses et c'est pour cette raison que les Régions et l'État mettent sur pied ce genre de programmation pluriannuel des investissements à travers les CPER, afin de se partager équitablement la facture. Or, la Région Occitanie dénonce un retard dans les engagements pris par l'État en la matière.

"À l'heure actuelle, la Région Occitanie a davantage contribué au CPER que l'État. Nous avons tenu 98 % de nos engagements en matière d'investissements, contre 75% du côté de l'État. Nous, la Région, avons investi pas moins de 20% au dessus des montants prévus à l'échéance 2018", dénonce Nadia Pellefigue.

Est-ce un simple retard ou le signe que l'État n'a pas les moyens de tenir ses engagements ? Selon l'élue régionale, les services de l'État auraient fait part de leur volonté de prolonger le CPER actuel de deux années supplémentaires, sans pour autant lui allouer des financements supplémentaires. Un scénario non envisagé par la Région Occitanie.

 "Lors du dernier comité de pilotage du CPER au début du mois d'octobre, nous avons fait la demande de crédits supplémentaires si le contrat actuel devait être prolongé de deux ans et j'ai demandé également un engagement pour un nouveau CPER à l'avenir", précise la vice-présidente de Région.

Sollicité par La Tribune pour répondre à ces déclarations, les services de l'État n'ont pas encore réagi aux propos de Nadia Pellefigue.

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