CCI : les élus de droite et du centre d'Occitanie interpellent Bruno Le Maire

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Solidaire du réseau de CCI régionales et départementales d'Occitane, Christophe Rivenq, président de l’Union des élus de la droite et du centre (UEDC) de la région Occitanie, a adressé un courrier au ministre de l'économie Bruno Le Maire.
Solidaire du réseau de CCI régionales et départementales d'Occitane, Christophe Rivenq, président de l’Union des élus de la droite et du centre (UEDC) de la région Occitanie, a adressé un courrier au ministre de l'économie Bruno Le Maire. (Crédits : DR)
Le 10 juillet dernier, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé une réduction de 400 millions d’euros du budget des Chambres de commerce et d’industrie d’ici 2022. Une décision qui fait beaucoup réagir depuis. Interrogé par La Tribune, le président de la CCI Occitanie Alain Di Crescenzo avait jugé celle-ci "inacceptable". Le 1er aout dernier, Christophe Rivenq, président de l’Union des élus de la droite et du centre (UEDC) de la région Occitanie, a adressé un courrier à Bruno Le Maire dans lequel il demande "une stabilisation des ressources des CCI" et appelle le gouvernement à "reconsidérer sa position".

"Pour convaincre le ministre de l'économie de revenir sur sa décision cela doit se faire par des opérations de sensibilisation, des élus entre autres", avait déclaré Alain Di Crescenzo, le président de la CCI Occitanie suite à l'annonce par Bruno Le Maire d'une baisse de 400 millions d'euros des subventions allouées aux Chambres de commerce et d'industrie d'ici 2022. Il semblerait que son cri d'alerte, lancé le mois dernier dans les colonnes de La Tribune, ait été entendu par des élus locaux.

En effet, le président du groupe Union des élus de la droite et du centre au Conseil régional de l'Occitanie, Christophe Rivenq, a adressé le 1er août une lettre au ministre de l'Économie concernant les ressources allouées aux chambres consulaires dans laquelle il apporte son soutien aux CCI. L'élu débute son courrier en rappelant que les 126 CCI que compte la France remplissent des "missions essentielles au développement des territoires", notamment en terme d'accompagnement des TPE/PME et stratups, de formation des jeunes (écoles de commerce, CFA) et de gestion d'infrastructures (aéroports, ports).

Tout comme Alain Di Crescenzo, le président de la CCI Occitanie, le conseiller régional a dénoncé la multiplication des imputations des ressources des CCI "depuis plusieurs années".

"Le produit de la taxe pour frais de chambre (TFC) qu'elles perçoivent a ainsi fondu de 35 % sous le quinquennat de François Hollande", a rappelé Christophe Rivenq dans sa lettre.

L'annonce de Bruno Le Maire est intervenue le 10 juillet dernier lors de l'assemblée générale des CCI de France, à la surprise générale. Pour l'élu de l'UEDC, le gouvernement ne respecte pas ses engagements.

"A l'automne 2017, eu égard à l'ampleur de la diminution des ressources programmée dans la loi de finances pour 2018 (moins 150 millions d'euros), le gouvernement s'est engagé devant la représentation nationale à cesser tout nouveau prélèvement jusqu'en 2022 et s'est exprimé en faveur d'une stabilisation et d'une visibilité pluriannuelle des ressources des CCI", écrit le conseiller régional et président de l'UEDC.

"Contraintes de licencier de nombreux collaborateurs"

À l'instar du président de la CCI Occitanie, Christophe Rivenq s'alarme sur le fait que cette imputation de budget porte "gravement préjudice à l'action de proximité des chambres consulaires" et va demander de "licencier nombreux collaborateurs". En effet, interrogé par La Tribune, Alain Di Crescenzo avait révélé que la menace de licenciement pèserait "a minima" sur 400 personnes, soit 1/3 de l'effectif total de la CCI Occitanie.

"Après l'Éducation nationale, les CCI sont les deuxièmes formatrices en France. Sur ce point, il peut et il y aura également des impacts. Et ce n'est pas maintenant où tout le monde admet qu'il faut accélérer sur le plan de la formation qu'il faut négliger ce côté là", avait également alerté le président de la CCI Occitanie.

Outre l'obligation de devoir de séparer d'une grande partie de leurs collaborateurs, Christophe Rivenq craint que cette réduction des ressources publiques, ne pénalise les chefs d'entreprise "confrontés aux défis d'une économie en pleine mutation (digitalisation, qualification...) et crée "une fracture territoriale entre les CCI rurales et CCI métropolitaines".

Solidaire du réseau de CCI régionales et départementales d'Occitanie dont il a rencontré les présidents, il appelle le gouvernement à revoir sa décision.

"Le réseau consulaire est prêt à se transformer et à consentir un effort budgétaire à la condition qu'il soit raisonnable et étalé dans le temps. Ce message doit être entendu. Le gouvernement doit donc reconsidérer sa position. Il n'est pas trop tard."

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a écrit le 09/08/2018 à 9:19 :
En démocraties du nord les baisses de budget ne peuvent que s'accompagner de réflexions et économies intelligentes, en France, pays gangréné par la compromission entre hommes d'affaires et politiciens ce sont les pires personnages, les plus couteux qui vont rester en place parce qu'ayant un gros réseau et les bons qui vont devoir dégager encore et toujours, à savoir ceux déjà qui supportent des charges supplémentaires de travail afin de compenser les nuisances des fils de et autres bénéficiaires de réseaux

Donc en oligarchie qui dit baisse des dépenses publiques dit déclin. ET si les pays du nord de l'europe ont des économies plus saines c'est parce que la corruption n'y est pas considérée comme normale et l'argent public non gaspillé dans les paradis fiscaux des parasites financiers et politiciens.

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