Jean-Pierre Vinel quitte la présidence de l'université Paul-Sabatier

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Jean-Pierre Vinel avait lancé un plan d'économies au sein de l'université.
Jean-Pierre Vinel avait lancé un plan d'économies au sein de l'université. (Crédits : Université Paul-Sabatier)
Élu à la tête de l'université Toulouse Paul-Sabatier en 2016, Jean-Pierre Vinel s'apprête à quitter la présidence de l'établissement, étant arrivé à la limite d'âge règlementaire. Ce médecin de profession s'était attiré les foudres d'une partie du personnel en mettant en place un plan d'économies pour résorber le déficit de l'université. L'ancienne vice-présidente, Régine André-Obrecht, assurera l'intérim jusqu'aux prochaines élections prévues en décembre.

Une nouvelle page se tourne à l'université Paul-Sabatier. Jean-Pierre Vinel quitte la présidence de l'établissement, ayant atteint la limite d'âge fixée à 68 ans pour ce poste. Médecin de formation, il avait été élu en janvier 2016 à la tête de Toulouse III.

Cinq mois après son arrivée, le dirigeant avait lancé un plan d'économies comprenant des gels de postes au sein de l'université alors endettée de 16 millions d'euros. Cette décision lui avait valu les foudres des syndicats qui avaient lancé dans la foulée un appel à la grève. En avril 2019, un nouveau mouvement social a touché une partie du personnel BIATSS (Bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniciens de service et santé) après la décision d'augmenter leurs heures de travail.

De son côté, le président indiquait suivre les recommandations de la Cour des comptes qui avait épinglé l'université pour sa situation financière "très dégradée".

"Après quatre années de déficit, nous sommes parvenus à présenter un budget prévisionnel à l'équilibre pour l'année 2018. Avoir un budget à l'équilibre, c'est facile mais il faut veiller à ne pas casser la machine universitaire, à savoir former des étudiants et faire de la recherche. Désormais, notre objectif est de réapprovisionner nos réserves financières afin d'améliorer de manière durable nos capacités d'autofinancement pour investir dans les structures de recherches et les équipements par la suite", expliquait à La Tribune Jean-Pierre Vinel en 2018.

Paul-Sabatier a évité de fait la mise sous tutelle contrairement à l'université Jean-Jaurès. Au cours de son mandat, Jean-Pierre Vinel avait aussi voulu renforcer les synergies avec les entreprises.

Lire aussi : Jean-Pierre Vinel (UT3), l'université comme moteur de développement économique

L'ancienne vice-présidente aux commandes

À compter du 1er septembre, la présidence de l'université sera assurée par Régine André-Obrecht jusqu'aux prochaines élections de l'établissement prévues en décembre prochain.

"Le cœur de ses recherches est l'analyse et la modélisation statistique du signal de parole, dans un but d'identification (reconnaissance de parole, du locuteur ou de la langue) et de structuration (indexation de documents audiovisuels). Elle a créé l'équipe SAMoVA "Structuration, Analyse, Modélisation des documents Vidéo et Audio" de l'IRIT (Institut de Recherches en Informatique de Toulouse), dont elle a été responsable pendant plus de 10 ans", détaille dans un communiqué l'université.

À la rentrée 2012, Régine André-Obrecht avait été nommée vice-présidente déléguée de l'université Toulouse III - Paul Sabatier, en charge de la stratégie formation et, depuis mars 2014 elle était élue vice-présidente en charge de la commission de la formation et de la vie universitaire. En avril 2018, elle avait co-signé une tribune pour défendre la réforme de l'université voulue par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

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