L'ancienne ministre Geneviève Fioraso prend la tête de l’IRT Saint-Exupéry

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Geneviève Fioraso succède à Gilbert Casamatta à la présidence de l'IRT Saint Exupéry.
Geneviève Fioraso succède à Gilbert Casamatta à la présidence de l'IRT Saint Exupéry. (Crédits : IRT)
Geneviève Fioraso a été élue nouvelle présidente de l'Institut de recherche technologique Saint-Exupéry à l'issue du conseil d'administration du 28 mars. La dirigeante succède à Gilbert Casamatta qui occupait cette fonction depuis six ans.

"Je vous présente la nouvelle présidente élue à l'unanimité il y a quelques petites minutes", a annoncé jeudi 28 mars Gilbert Casamatta. Au terme de son deuxième mandat de trois ans (le maximum autorisé), ce derner a passé le flambeau à Geneviève Fioraso, ancienne ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche à la tête de l'Institut de recherche technologique Saint-Exupéry.

"J'ai été surprise par sa proposition, je ne suis pas membre de l'écosystème toulousain et je ne m'y attendais pas du tout", confie la nouvelle présidente. Néanmoins, Geneviève Fioraso n'est pas étrangère aux postes à responsabilités : ancienne ministre d'État chargée de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, l'Amiénoise d'origine a également été députée de l'Isère de 2007 à 2017.

Elle a aussi une solide expérience dans le privé. Geneviève Fioraso a notamment rejoint la direction de la startup grenobloise Corys avant de devenir PDG de la Sem Minatec Entreprises, plateforme d'innovation dans les secteurs des nano et microtechnologies en 2003. L'ex-professeure d'anglais a également co-piloté le Campus d'innovation Giant avec le CEA et préside depuis 2 ans le Conseil d'orientation stratégique de l'ESPI (European Space Policy Institute) à Vienne.

Développement à l'international

"Ce serait un peu prétentieux d'arriver avec une feuille de route, il faut me laisser le temps", déclare la nouvelle dirigeante. Néanmoins, Geneviève Fioraso ne manque pas d'ambition. Au-delà de son désir de se rapprocher de la recherche publique à travers des collaborations avec le CNRS et l'Onera, l'ex-politicienne compte modifier le modèle économique de l'IRT.

L'objectif : passer du modèle 50/50 actuel entre financements publics (via le programme d'investissements d'avenir) et investissements des entreprises à un modèle "des trois tiers" avec un tiers financé par l'État, un tiers financé par le privé (via les industriels engagés dans les projets) et un dernier tiers "qu'il reste encore à développer auprès de partenaires institutionnels comme l'Europe". Une ouverture à l'international que la nouvelle présidente veut continuer de développer. Dans le cadre du programme Deel sur la certification des algorithmes, un accord d'échange avec le Canada vient d'être signé : "L'idée, c'est d'avoir un accélérateur d'innovation dans un écosystème suffisamment fort pour se développer à l'international".

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