Emmanuelle Garnier nouvelle présidente de l'université Toulouse Jean-Jaurès

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Emmanuelle Garnier a été élue présidente de l'université Toulouse Jean-Jaurès au cours du conseil d'administration du 30 novembre 2018.
Emmanuelle Garnier a été élue présidente de l'université Toulouse Jean-Jaurès au cours du conseil d'administration du 30 novembre 2018. (Crédits : Remi Benoit)
La professeure des universités en études hispaniques, Emmanuelle Garnier, a été élue présidente de l'université Toulouse Jean-Jaurès au cours du conseil d'administration du 30 novembre. Cette élection fait suite à plusieurs mois de conflits entre les étudiants, soutenu par une partie du personnel, et la direction de l'établissement au premier semestre 2018.

Voici venu le temps de l'apaisement à l'université Jean-Jaurès ? C'est en tout cas le souhait d'Emmanuelle Garnier, la nouvelle présidente de l'établissement, élue lors du conseil d'administration du 30 novembre 2018.

Plusieurs mois de blocages

Son élection intervient quelques mois après d'importantes mobilisations au sein de l'établissement. L'université Jean-Jaurès avait été bloquée entre la fin du mois de janvier et mai 2018. Les étudiants et membres du personnel mobilisés réclamaient l'abandon du projet Idex, un label qui demandait un rapprochement des universités de Jean-Jaurès et Paul Sabatier, de l'INSA et l'INP. Le président de l'époque, Daniel Lacroix, avait été érigé en symbole de ce que les manifestants qualifiaient de "fusion" car il y était favorable. Ces derniers réclamaient donc sa démission.

C'est finalement le ministère de l'Enseignement supérieur qui a mis fin à son mandat en le remplaçant par un administrateur provisoire en la personne de Richard Laganier. Ce dernier avait notamment été administrateur provisoire de l'université de Guyane en 2014 après cinq semaines de blocages. L'obtention du label Idex n'est pas à l'ordre du jour de la nouvelle présidente, "le sujet est clos", d'après Emmanuelle Garnier.

Elle estime que "la communauté universitaire a encore besoin de pouvoir se reconstruire" et s'est fixée comme objectif prioritaire pour sa gouvernance "la restauration d'un dialogue social efficient" et "l'accompagnement des personnels dans leurs évolutions professionnelles".

 D'autres dossiers l'attendent :

"Certains éléments nous surprennent comme l'hypothèse d'une hausse des droits d'inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaire. Cette mesure a pris de cours la communauté universitaire", réagit-t-elle.

Le Premier ministre a en effet annoncé le 19 novembre dernier une augmentation des droits d'inscription pour les étudiants étrangers extra-européens, qui s'élèveront à la rentrée 2019 pour les nouveaux arrivants à 2 770 euros en licence (contre 170 euros actuellement) et 3 770 euros en master et en doctorat (contre respectivement 243 euros et 380 euros).

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Emmanuelle Garnier, nouvelle présidente de l'université (Crédit : Rémi Benoit).

La présidence, un objectif récent

La présidence de l'université est un objectif récent pour Emmanuelle Garnier. "Ce n'est pas un projet que je porte en mon seing de longue date. C'est même l'inverse", estime la professeure des universités en études hispaniques. Quatre jours après son élection, elle n'a toujours pas pris place dans son nouveau bureau.

"Ce n'était pas du tout dans mes projets de briguer la présidence de l'université un jour dans ma carrière. Par contre, je me suis beaucoup investie dans l'institution, tout en faisant mon travail d'enseignante-chercheuse. Je me suis toujours intéressée à comprendre les structures et leur fonctionnement", renchérit Emmanuelle Garnier. "C'est pendant la mobilisation du printemps, qu'un groupe m'a sollicité pour porter une candidature à la présidence. J'y ai apporté une réponse positive après quelques mois de réflexion".

Emmanuelle Garnier gravit ainsi les échelons de l'établissement. Après avoir soutenu sa thèse à l'université de Jean-Jaurès en 1997, cette Franc-Comtoise a été recrutée à l'université d'Avignon où elle a passé quatre ans avant de revenir à Toulouse en 2002. Ici, elle a notamment dirigé le département de langues étrangères appliquées entre 2003 et 2006. Elle a aussi siégé à la commission formation et vie universitaire (CFVU) de mai 2016 à mars 2018.

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