À Toulouse, la ministre des Français de l'étranger veut "embellir l'image du produit français"

 |   |  626  mots
Hélène Conway-Mouret, entourée de g. à d. de Bruno du Pradel, Jacques Lopez y Laso, Christian Desmoulins et Carole Garcia
Hélène Conway-Mouret, entourée de g. à d. de Bruno du Pradel, Jacques Lopez y Laso, Christian Desmoulins et Carole Garcia
Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, était en déplacement en Midi-Pyrénées, hier et aujourd'hui. Venue à la rencontre des chefs d'entreprises qui exportent, elle a également inauguré à Gaillac une "maison de retraite" destinée aux ressortissants établis hors de France en situation de dépendance ou de grande précarité.

Invitée hier soir à la CCI de Toulouse, la ministre déléguée Hélène Conway-Mouret, chargée des Français de l'étranger, a rappelé les missions de son ministère et évoqué l'importance de s'occuper des expatriés salariés d'entreprises françaises.

"Mission sociale"
Rattachée au ministère des Affaires étrangères, la ministre déléguée a pour mission de résoudre toutes les questions des expatriés relatives à leur représentation, leurs démarches administratives (comme les demandes de naturalisation), mais aussi à leur sécurité et protection sociale. Le ministère a également, dans ses attributions, la prise en charge de la scolarisation des expatriés, notamment via les lycées français à l'étranger, ou encore la problématique de la "mobilité des étudiants, des polytechniciens, etc." qui s'expatrient pour plusieurs mois. Outre l'assistance administrative, le ministère a également une "mission sociale" : il s'assure, par exemple, que ses ressortissants sont "soignés facilement". Dans cette perspective "sociale", Hélène Conway-Mouret a inauguré jeudi 7 février, à Gaillac, un établissement d'hébergement de 84 places, destinée à recevoir les compatriotes expatriés dépendants et en situation de grande précarité.

Diplomatie économique
Parmi ses prérogatives, Hélène Conway-Mouret rencontre également les ministres de différents pays pendant les voyages officiels. Récemment, au Mali, elle confie avoir reçu un "message de remerciement" pour l'intervention française. Elle rencontre également les chefs d'entreprise français à l'étranger et "rapporte à Paris les observations du commerce extérieur".


Sécurité, santé, éducation
Le commerce extérieur, il en a justement été question hier soir. Hélène Conway-Mouret était en compagnie du Comité régional des conseillers du commerce extérieur de la France, présidé au niveau régional par Christian Desmoulins, président d'Actia Group. Entouré de Jacques Lopez Y Laso (président de Sogesco sas et représentant la CCi de Toulouse), Pierre Montauriol (président d'Hémodia et du pôle Cancer-Bio-Santé), de Christian Cornille (président d'Aerolia), Bruno du Pradel (vice-président public affairs à Airbus), Aldo Mucciardi (secrétaire général d'ATR), Jean-François Brachotte (président de Mapaero), Michel Orman (directeur commercial de Thales commercial avionics), Olivier Lambeaux (chef de projet chez Thales Alenia Space) et Carole Garcia (responsable commmunication du comité régional des CCEF). Les 8 conseillers présents et autres responsables d'entreprises invités ont rappelé l'importance des expatriés. Pour le président du comité régional, les attentes des ressortissants se résument en trois points : sécurité, santé et éducation. "J'ai été récemment à Mexico, c'est un secteur à risque. Les conseils donnés par l'État sont importants à écouter et surtout à suivre", assure-t-il. L'un des objectifs du ministère est également de mettre des "outils à disposition pour connaître les besoins des entreprises", poursuit Hélène Conway-Mouret. Il s'agit aussi de réaliser localement leur attachement et d'estimer leur potentiel économique. "Notre vocation est d'embellir l'image à l'étranger du produit français. C'est la French Touch".

Airbus limite la casse
Concernant les chiffres du commerce extérieur, les entreprises comme Airbus permettent de limiter la casse. Le secteur aéronautique se place en tête en termes d'excédent avec 20 milliards d'euros, viennent ensuite les produits alimentaires (+11,5 milliards) notamment boostés par les ventes de vins et spiritueux. Selon les services des Douanes, le déficit du commerce extérieur tend à se réduire. Pour 2012, il s'élève à 67 milliards d'euros, soit une baisse de 7 milliards par rapport à 2011 où il avait atteint le record de 74,2 milliards d'euros. Midi-Pyrénées est en tête des régions françaises pour son solde du commerce extérieur avec 14 milliards d'euros en 2011.

Kevin Figuier
© DR

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :