Exclusif. Le dossier IRT Toulouse déposé lundi à Paris

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Le dossier de l'IRT AESE (Aéronautique espace et systèmes embarqués) a été transmis le 31 janvier à l'Agence nationale de la recherche (ANR). Porté à Toulouse par le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), TOMPASSE et un comité d'orientation stratégique, il est en concurrence avec plusieurs dizaines de projets portés par des universités françaises et des industriels. Seuls 4 à 6 IRT seront labellisés en France d'ici l'été. Entretien avec Gilbert Casamatta, président du PRES.« Un dossier de très très haut niveau !

Le dossier de l'IRT AESE (Aéronautique espace et systèmes embarqués) a été transmis le 31 janvier à l'Agence nationale de la recherche (ANR). Porté à Toulouse par le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), TOMPASSE et un comité d'orientation stratégique, il est en concurrence avec plusieurs dizaines de projets portés par des universités françaises et des industriels. Seuls 4 à 6 IRT seront labellisés en France d'ici l'été. Entretien avec Gilbert Casamatta, président du PRES.

« Un dossier de très très haut niveau ! » Quelques heures après avoir finalisé l'appel à projet IRT, Institut de recherche technologique, Gilbert Casamatta, président du PRES de l'Université de Toulouse, est « très confiant sur la qualité technique et scientifique du projet. Bien sûr, précise-t-il, dans ce genre de dossier, il y a toujours des enjeux politiques difficiles à maîtriser, alors on verra ! Mais ce que je peux vous dire, c'est que les premières personnes qui ont vu le dossier ont dit qu'il paraissait "un cran au-dessus" ».

L'IRT toulousain baptisé AESE, Aéronautique Espace Systèmes Embarqués, devra effectivement être « un cran au dessus » car des dizaines de projets émanent des autres universités françaises. Au final, seuls 4 à 6 IRT seront en labellisés dans le cadre plus vaste des investissements d'avenir (35 Md€ prévus par le gouvernement dont 21,9 Md€ consacrés à l'enseignement supérieur et la recherche). L'Etat a prévu une enveloppe globale de 2 Md€ pour financer ces 4 à 6 IRT.

Le dossier IRT AESE, qui comporte une cinquantaine de pages, est organisé en 4 domaines technologiques stratégiques :
- atome technologie, nano et micro-technologies à l'usage de l'aéronautique, de l'espace et des systèmes embarqués
- technologies aérothermodynamiques, structures et matériaux innovants
- technologies d'ingénierie et d'intégration des systèmes embarqués, aérospatiaux et de leurs applications
- génération et gestion dynamique de l'énergie embarquée

Pas d'IRT bicéphale

Au total 200 personnes ont été mobilisées pour la construction de cet appel à projet qui a duré plusieurs mois. Le projet est porté par le PRES Université de Toulouse et par l'association d'industriels TOMPASSE (Toulouse Midi-Pyrénées Aéronautique Spatial Systèmes Embarqués) présidée par André Benhamou. L'association regroupe notamment Actia, Aeroconseil, Airbus, CNES, Continental, EADS Astrium, Freescale, Goodrich, Latecoere, Liebherr, Safran, Ratier-Figeac, Thales Alenia Space, Thales. Le projet est également porté par un comité d'orientation stratégique, présidé par Jean-Marc Thomas, également président d'Aerospace Valley et EADS Senior VP Research&Innovation. A Toulouse, une quinzaine de laboratoires (matériaux, mécanique des fluides, systèmes informatiques, robotique) sont impliqués : Laas, Irit, Cirimat, Laplace, LGC, IMRCP, etc.

Pas question pour Gilbert Casamatta de dévoiler pour l'instant le budget de l'IRT AESE. Les annexes financières de l'appel à projet seront déposées le 18 février et la concurrence, en attendant, reste très vive entre les villes. Il a été question un temps d'un projet d'IRT commun avec Bordeaux. Qui finalement ne s'est pas fait. « Bordeaux voulait introduire dans le dossier un deuxième axe de recherche autour des lasers. Cela aurait été un IRT bicéphale basé sur deux sites, sauf que ce n'était pas dans le cahier des charges, qui prévoit une unité de lieu (avec éventuellement un site principal et un site secondaire) et une unité de thématiques. De notre côté, nous avons dit que nous voulions bien présenter un IRT bicéphale mais à condition que le cahier des charges soit modifié. Le Commissariat général à l'investissement a fini par nous dire fin décembre 2010 d'envoyer nos deux dossiers. Aujourd'hui, les deux projets ne sont pas en concurrence thématiquement, sur le fond. Ils peuvent même être très complémentaires. Bien sûr, ils sont en concurrence sur le nombre puisque l'on sait qu'il y aura un nombre restreint de projets retenus. »

Emmanuelle Durand-Rodriguez

En photo : Gilbert Casamatta, président du PRES de l'université de Toulouse (© Rémi Benoit)

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