Une semaine pour sauver le club de rugby de Montauban, le MTG XV

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Aucune solution n'a émergé du conseil d'administration du club de rugby de Montauban, vendredi 16 avril, pour trouver les 1,6 million d'euros qui manquent. Son président, Patrick Vianco, a néanmoins annoncé avoir fait appel de la décision prise par la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG) de rétrograder pour raison financière le MTG. Un ultime conseil d'administration de « la dernière chance » aura lieu le 26 avril.L'avenir du MTG XV, qui évolue en Top 14, s'obscurcit un peu plus tous les jours.

Aucune solution n'a émergé du conseil d'administration du club de rugby de Montauban, vendredi 16 avril, pour trouver les 1,6 million d'euros qui manquent. Son président, Patrick Vianco, a néanmoins annoncé avoir fait appel de la décision prise par la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG) de rétrograder pour raison financière le MTG. Un ultime conseil d'administration de « la dernière chance » aura lieu le 26 avril.

L'avenir du MTG XV, qui évolue en Top 14, s'obscurcit un peu plus tous les jours. Si le club de rugby montalbanais n'a pas déposé le bilan lors du conseil d'administration qui s'est tenu vendredi 16 avril dernier, les motifs d'espoir restent minces. La réunion n'a pas permis d'y voir beaucoup plus clair : chacune des parties campe sur ses positions. Et si chacun s'évertue à réaffirmer son attachement au club, aucun ne semble pour l'instant avoir trouvé la solution pour reconstituer les fonds propres.

Le projet porté par Daniel Havis, président de la Matmut et actionnaire du club, prévoyait un remboursement par la mairie de la créance de l'assureur concernant les travaux réalisés sur une tribune de 1,6 million d'euros. Projet qui a toujours les faveurs du président du MTG, Patrick Vianco. Lequel resté injoignable toute la journée. Une option que la mairie de Montauban a pourtant déjà refusée, invoquant un risque pénal pour décliner la proposition, tout comme celle qui consisterait à céder le stade de Sapiac pour un euro symbolique. Devant ces refus, la réponse de la Matmut n'a pas traîné : les administrateurs siégeant au sein du conseil d'administration ont démissionné avant même la réunion du 26 avril.

Pour Brigitte Barèges, la première magistrate de la ville, injoignable elle aussi aujourd'hui, le sauvetage du club passe par une solution concertée. A moins qu'un sponsor providentiel ne fasse irruption très prochainement comme la député-maire l'avait espéré avec le groupe immobilier IDEC, avant que celui-ci ne démente la rumeur. Se double à cet imbroglio financier une querelle politique entre Brigitte Barèges, maire UMP et la ville et chef de file de l'opposition au Conseil régional, et Jean-Michel Baylet, président du Conseil général du Tarn-et-Garonne, qui soutient financièrement le club.

Quoique il en soit, l'urgence est de mise. Un ultime conseil d'administration de la « dernière chance » a été fixé à lundi prochain 26 avril. Si aucune solution n'est trouvée à cette date, le dépôt de bilan sera probablement prononcé. Ayant pour conséquence une rétrogradation du club en Fédérale 3.

Une véritable course contre la montre s'est donc engagée pour sauver un club qui jouera son maintien, sportif pour le coup, le week-end prochain dans sa cuvette de Sapiac contre l'Aviron Bayonnais. Une défaite pourrait précipiter le club dans les affres des divisions inférieures... quelle que soit ses ressources financières.

Jean Couderc

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