Martin Malvy, tête de liste PS - PRG - MRC : « Contre les dégâts de la politique menée par l'UMP »

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Pourquoi sollicitez-vous un nouveau mandat ?Pour préparer l'avenir. Nous voulons poursuivre les actions engagées et ouvrir de nouveaux chantiers, continuer à bâtir cette région et à défendre l'emploi.Quels sont les points positifs de votre bilan ?

Pourquoi sollicitez-vous un nouveau mandat ?
Pour préparer l'avenir. Nous voulons poursuivre les actions engagées et ouvrir de nouveaux chantiers, continuer à bâtir cette région et à défendre l'emploi.

Quels sont les points positifs de votre bilan ?

Il y a en beaucoup mais je peux citer les contrats d'appui au développement et à l'emploi. C'est une grande réussite née en Midi-Pyrénées. 657 contrats ont été passés avec des entreprises, sous condition de non délocalisation, depuis 2007. Nous comptons aller plus loin et soutenir le développement des secteurs des nouveaux matériaux, des technologies de l'espace, des éco-industries, de l'alimentation-santé, de l'avion plus électrique, de l'énergie bois, etc.

Les électeurs sont-ils sensibles à ces arguments ?

Ils sont sensibles à la problématique de l'emploi. Quand en 2009, 500 000 emplois sont perdus au niveau national, ils sont sensibles au fait que l'on se bat !

La liste Europe Écologie vous inquiète-t-elle ?
J'aurais souhaité que nous ayons une liste unique au premier tour mais des choix politiques ont été faits au plan national. Les électeurs feront leur choix. Je ne suis pas un homme inquiet et je ne vais pas conduire ma campagne électorale en fonction des autres. L'écologie n'appartient à personne et nous avons fait nos preuves dans la pratique écologique : le Plan rail, le Plan bio (nous sommes la première région bio de France), le solaire thermique avec 15 000 maisons équipées, la politique de réseaux de chaleur collectif avec 26 réseaux installés.

Gérard Onesta vous reproche de ne pas débattre avec lui.

Nous nous sommes rencontrés avant le début de la campagne. Mais ce n'est pas le moment d'élaborer un projet commun.

Qu'est-ce qui vous oppose ?

Si certains me disent qu'ils sont contre le TGV, là... Moi je ne suis pas contre le TGV car c'est une condition même de la poursuite du développement économique de notre région et de sa métropole régionale. Je continue aussi à penser qu'il faut raccorder les chefs lieux de départements à Toulouse par un réseau routier de bonne facture. Tout le reste peut faire l'objet de discussions.

Comment réagissez-vous aux attaques de Brigitte Barèges ?

Je n'ai pas l'intention de tomber dans des débats piètres, polémiques et mesquins. Je compte expliquer chaque jour à nos concitoyens la politique que nous avons menée. Nous sommes la région la moins endettée de France et celle qui investit le plus. Et je crois pouvoir dire que la majorité des responsables de l'économie régionale sont assez favorables à la politique que nous conduisons.

Quelle est votre stratégie de campagne ? Qui allez-vous attaquer ?
Pourquoi j'attaquerais ? Pour moi la vie politique est un dialogue avec les citoyens. Par contre, je me vais marteler jour après jour les dégâts de la politique menée par l'UMP et le gouvernement. Les dommages de cette politique sur la vie régionale sont considérables : recentralisation, mise en difficulté des collectivités locales, campagne honteuse sur les dépenses. Ce que la région dépense bénéficie à 98 % à l'économie locale.

Certains vous reprochent une gestion autocratique.
C'est tout ce qu'ils ont à dire ? C'est complètement faux, ça ne tient pas la route. J'oriente la décision, bien sûr, c'est mon job. Je suis président de Région, sept jours par semaine, je suis présent, j'écris 15 notes par jour à mes services, c'est sûr. Mais je suis l'exemple-type du président qui ne prend pas de décision individuelle.

Ses propositions


- Emploi et économie :

150 contrats d'appui et de développement pour l'emploi supplémentaires par an sous condition de non délocalisation. Création d'un fonds de garantie pour l'artisanat, le commerce, le tourisme. Contrôle renforcé des aides régionales. Soutien à la reprise d'entreprises sous forme de coopératives.


- Lycéens :

un ordinateur portable par lycéen sous condition de ressources.


- Formation :

gratuité des formations professionnelles pour les demandeurs d'emploi.


Création d'un Pass-emploi pour les formations de jeunes en difficulté


- Agriculture :

création d'un fonds de solidarité réactif.


- Environnement :

création d'un éco-chèque pour l'aide l'équipement en énergies propres. Attribution des aides régionales sous condition environnementales. Appels à projets européens pour l'implantation des éco-industries.


Ces projets font partie des 45 mesures présentées le 12 février par Martin Malvy. Le chiffrage est estimé à 110 millions d'euros, sur 4 ans (hors TGV et hors route) en complément du budget actuel de 1, 250 milliard d'euros.


Son programme économique:

Le budget consacré au développement économique et à l'emploi (127 millions d'euros en 2010) est-il suffisant ?
Il faut y ajouter la recherche, la formation, l'agriculture, le tourisme et les aides aux territoires essentiellement tournées vers des projets créateurs d'emploi, l'aide à l'économie solidaire. Cela représente alors notre troisième poste après les compétences obligatoires que sont les lycées et les transports collectifs. Ce budget sera majoré pendant les quatre années à venir avec les mesures qui figurent dans notre projet (lire-ci contre).

Quelles sont les filières économiques prioritaires ?
L'économie de Midi-Pyrénées, contrairement à certaines affirmations, est très diverse donc la Région appuie toutes les filières qui développent des activités créatrices d'emploi et attribue ses aides sous condition de non délocalisation.

Pour ou contre la LGV ?
Pour une LGV qui est la seule solution pour relier Paris-Toulouse en trois heures, bien entendu. J'ai obtenu l'inscription en 2001 alors que personne ne s'y intéressait. Les travaux de la LGV Toulouse - Bordeaux doivent commencer en 2012 et les études pour Toulouse - Narbonne dans la foulée.

Pour ou contre deux gares LGV à 40 km de distance, à Toulouse et Montauban ?
Pour une gare multimodale dans l'agglomération de Montauban et l'arrivée du TGV à Matabiau.

Pour ou contre une autoroute concédée entre Toulouse et Castres ?
Contre une autoroute qui coûterait 15 € le trajet aller-retour alors qu'il est de moins de 4 € pour aller à Albi. L'état doit prendre ses responsabilités. Castres doit être relié à Toulouse en 2x2 voies.

Quel projet pour remplacer la base militaire de Francazal à Toulouse ?
Nous étudierons les propositions du Grand Toulouse mais au préalable l'État, propriétaire des terrains et des installations, doit dire ce qu'il compte en faire.

Pour le développement économique, faut-il plutôt regarder vers Montpellier-Barcelone ou vers Bordeaux-Bilbao ?
Les deux sont complémentaires et pas incompatibles. Avec l'Eurorégion, nous avons construit un espace de coopération porté par la Catalogne et Midi-Pyrénées qui se traduit par des échanges dans la recherche, l'université, le tourisme... Cette coopération doit être renforcée. Avec la Communauté de Travail des Pyrénées, nous réunissons un grand ensemble transfrontalier de dimension européenne et cohérent de part et d'autre du massif qui réunit six grandes métropoles (Toulouse Montpellier, Bordeaux, Bilbao, Saragosse, Barcelone) et de grandes régions.

Quels sont les projets qui vous différencient de vos adversaires ?
Nous n'avons pas encore les projets des autres listes et nous nous occupons de notre projet. Nous avons construit un projet réaliste, chiffré, et il s'appuie sur notre bilan. Rappelons que nous avons tenu tous les engagements pris en 2004.

Quelle réforme des collectivités ?
Pas celle de Nicolas Sarkozy. Avant toute réforme des collectivités, une grande réforme de la fiscalité est nécessaire pour rendre l'impôt plus juste et pour permettre aux collectivités d'avoir les moyens de financer les nouvelles charges qui leur sont déjà attribuées et pour développer leurs compétences. Deuxième nécessité : la clarification des compétences entre l'État et chacune des collectivités. Il est anormal que l'État fasse les poches aux collectivités pour financer des routes nationales, des lignes ferroviaires nationales. Troisième impératif: voir quel niveau est le plus pertinent pour agir avec efficacité tout en garantissant les solidarités entre territoires. La création du conseiller territorial va encore plus brouiller la perception de nos concitoyens.

Budget de campagne : 439 000 €
Directrice de campagne : Alain Fauconnier, sénateur PS de l'Aveyron, maire de St-Affrique
Permanence : 67 rue Alsace-Lorraine, Toulouse

www.martinmalvy.com




Sa galaxie économique



- André Benhamou


Président de Liebherr-Aerospace Toulouse, André Benhamou est un homme-clé du pôle de compétitivité Aerospace Valley. Martin Malvy le consulte régulièrement. Président de l'association d'industriels Tompasse (Toulouse Midi-Pyrénées Aéronautique Spatial Systèmes Embarqués), il est aussi président du comité de rédaction de Drime, un dispositif d'information sur les mutations économiques mis en place par la Région.



- Jean-Louis Cazaubon


Président de la Chambre Régionale d'Agriculture de Midi-Pyrénées, Jean-Louis Cazaubon est également président de l'Irqualim (Institut Régional de la Qualité Agroalimentaire Midi-Pyrénées), partenaire du Salon International de la Qualité Alimentaire (Sisqa), créé par la Région en 2003.



- Didier Cujives


Président de Midi-Pyrénées Expansion, l'agence de développement économique de la Région, Didier Cujives est très régulièrement en contact avec Martin Malvy et occupe une position privilégiée de go-between. Conseiller régional, il est à nouveau candidat en 2010 et se situe en 22e position sur la liste de Haute-Garonne.



- Denis Parise


L'ancien secrétaire du comité d'entreprise de Molex a obtenu une place de choix sur la liste Haute-Garonne de Martin Malvy. En 9e position, il a été choisi en raison de son combat de syndicaliste CGT contre l'entreprise américaine qui a fermé ses portes à l'automne 2009. Selon Martin Malvy, Denis Parise « peut témoigner de toute la problématique industrielle actuelle : restructuration, domination de la financiarisation ».



- Bernard Raynaud


Vice-président du Conseil régional sortant, en charge des affaires économiques, Bernard Raynaud préside le groupe PRG qui comptait 9 élus. Tout comme Martin Malvy, Bernard Raynaud sillonne Midi-Pyrénées et connaît parfaitement les ressorts de l'économie régionale. Il est en 3e position sur la liste PS - PRG - MRC dans son département du Tarn.



- Robert Vitrat


Président de Midi-Pyrénées Croissance, la société de capital-risque dont la Région est actionnaire, Robert Vitrat est, tout comme Martin Malvy, viscéralement attaché à Figeac et au Lot. Désormais président du conseil de surveillance de Ratier-Figeac, il a dirigé l'entreprise aéronautique pendant 40 ans. Impliqué dans la vie économique régionale, il est vice-président de l'UIMM Midi-Pyrénées.

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