A Copenhague, Martin Malvy annonce la création d'un Observatoire climatique des Pyrénées

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Présent au sommet des leaders locaux pour le climat à Copenhague le 15 décembre, Martin Malvy, président du Conseil régional, espère que les collectivités pèseront sur les conclusions de l'événement international. Il annonce la création d'un Observatoire climatique des Pyrénées et revient sur le plan climat 2, le fonds carbone régional et le lancement de l'appel à projets éco-innovation pour les PME en partenariat avec les laboratoires de recherche.Vous avez annoncé à Copenhague la création d'un Observatoire climatique des Pyrénées, Clim'Py.

Présent au sommet des leaders locaux pour le climat à Copenhague le 15 décembre, Martin Malvy, président du Conseil régional, espère que les collectivités pèseront sur les conclusions de l'événement international. Il annonce la création d'un Observatoire climatique des Pyrénées et revient sur le plan climat 2, le fonds carbone régional et le lancement de l'appel à projets éco-innovation pour les PME en partenariat avec les laboratoires de recherche.

Vous avez annoncé à Copenhague la création d'un Observatoire climatique des Pyrénées, Clim'Py. Quel est votre objectif ?
L'idée est de rassembler les informations sur l'ensemble de la chaîne pyrénéenne et leur évolution et de rendre les politiques menées en la matière plus cohérentes et de les orienter, ou réorienter, si le besoin apparaît. J'ai demandé à l'explorateur Jean-Louis Etienne de piloter cet observatoire et il sera président du conseil scientifique. Nous aurons le 14 janvier prochain à Toulouse une réunion à laquelle nous allons associer un certain nombre de responsables de laboratoires ou d'institutions concernés par le climat comme Météo France, le CNES ou Spot Images. Il est urgent d'agir. En un siècle, 65% des glaciers ont disparu dans les Pyrénées.

Où en est le Plan climat deuxième version ?
Le plan climat 2 régional sera la prolongation de son prédécesseur et intègrera les orientations nouvelles qui pourront émerger des débats qui vont avoir lieu maintenant puisque, de par la loi, nous avons pour mission d'élaborer des schémas en concertation avec l'Etat mais celui-ci n'a pas commencé la concertation. On adaptera ce plan lorsque l'on en sera à l'élaboration du schéma ce qui devrait intervenir après Copenhague.

Avez-vous chiffré ce Plan climat 2 ?
Il ne l'a pas été pour l'instant car cela va dépendre de Copenhague qui a d'ailleurs une double dimension : l'affirmation par les Etats de ce qu'ils se fixeront comme objectif de réduction des gaz à effets de serre et l'affirmation des financements qu'ils y consacreront dans les années qui viennent. C'est la raison pour laquelle 150 régions ont signé un appel aux chefs d'Etats car les politiques signées ici seront mises en œuvre par les collectivités territoriales.

Quelle est l'ambiance lors de ce sommet ?
C'est difficile à mesurer pour l'instant. C'est seulement le 18 décembre (le jour où les chefs d'Etats vont se retrouver ici et qu'ils signeront le texte final), qu'il sera possible de mesurer les progrès accomplis. Pour l'instant, l'ambiance est à la pression sur les dirigeants de la planète. La présence des élus locaux est à ce titre importante. L'action des régions dans le domaine du développement durable doit être connue de tous et nous sommes là pour faire passer le message des attentes qui sont les nôtres.

Quel sentiment prédomine, l'espoir ou la crainte ?
Il y a une double crainte : d'une part que les objectifs ne soient pas ceux que l'on attend, d'autre part que les moyens mis en œuvre soient insuffisants. Au moment où je vous parle, j'entends d'ailleurs de très nombreux manifestants, signe de l'incertitude qui règne ici.

Le fonds carbone régional va-t-il effectivement être mis en place ?
Il est destiné à compenser financièrement les rejets de CO2 développés par les institutions régionales. Nous mettons 1 million d'euro pour l'année 2010. C'est notamment une aide aux plantations de forêts.

Qu'en est-il de l'appel à projets éco innovation ?
Depuis quelques années, nous associons le plus possible les laboratoires de recherche et les entreprises y compris des PME. Nous venons, du reste, de lancer 4 nouveaux appels à projets dont l'un sur les éco-innovations, ayant des projets d'installation ou de recherche, ainsi que sur les technologies de l'espace, alimentation et santé et l'avion électrique, d'un montant de 2 millions d'euros chacun.

Photo Rémi Benoit

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