Face à la crise, les vœux de Pierre Cohen et Martin Malvy pour 2009

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Pierre Cohen, député-maire, président du Grand Toulouse et Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées ont présenté leurs vœux le 8 janvier à Toulouse. Les deux élus socialistes ont chacun de leur côté souligné les incertitudes liées au contexte économique. Ils ont fait part de leurs objectifs respectifs pour l'année à venir.


- Pierre Cohen, maire de Toulouse et président du Grand Toulouse a profité de la période des vœux pour tenir sa première conférence de presse en tant que président de la Communauté urbaine, créée officiellement le 1er janvier. Entouré de ses deux premiers vice-présidents, Bernard Sicard (maire de Colomiers ) et Claude Raynal (maire de Tournefeuille), Pierre Cohen a félicité tous ceux qui ont permis au Grand Toulouse de passer « en 9 mois seulement » du statut de communauté d'agglomération à celui de communauté urbaine. « Le défi était énorme. Je me réjouis que les maires des 25 communes ainsi que tous les personnels concernés aient réussi le pari. » Un pari qui va permettre au Grand Toulouse de recevoir une dotation supplémentaire de l'Etat de 25 millions d'euros.
« Maintenant que la Communauté urbaine du Grand Toulouse (CUGT) existe, tout est construire et à mettre en œuvre, précise l'élu socialiste. Le 6 février, la CUGT sera officiellement installée. Une journée entière sera consacrée à l'élection des représentants. Nous aurons ensuite une deuxième échéance qui concerne cette fois le personnel de l'institution. Jusqu'à présent le Grand Toulouse comptait 250 agents, pour l'essentiel des cadres de catégorie A et B. Dans la nouvelle institution, il y aura 2300 agents et ce seront, pour les deux tiers des cadres de catégorie C. Nous avons donc un gros travail à faire et nous organiserons pour ce faire une conférence sociale. »
Pour l'avenir de la CUGT, Pierre Cohen se fixe une troisième échéance: élargir les finances. « Ceux qui ont pris la responsabilité de ne pas créer en 2001 une communauté urbaine ont mis en difficulté sa capacité financière. Cela pèsera lourd dans les décisions qui devront être prises prochainement. Nous devons faire évoluer la communauté sur le plan du périmètre territorial.» Autrement dit convaincre le Sicoval d'entrer dans la CUGT.

Pierre Cohen a ensuite fixé deux objectifs à la Communauté urbaine : développer davantage de services aux habitants et faire émerger un urbanisme où cohabitent économie, habitat et mixité sociale. Le président de la CUGT a enfin longuement insisté sur les projets et notamment celui du Cancéropôle qui ne « doit pas seulement être un label mais un vrai lieu de recherche en même temps qu'un vrai quartier. »


- Martin Malvy a présenté ses vœux à la presse le 8 janvier au Conseil régional. Avant de détailler ses priorités pour la région en 2009, il est revenu sur la situation parfois préoccupante de la presse. Devant une centaine de journalistes venus de toute la région, le président du Conseil régional a évoqué le cas TLT. « La région n'entrera pas au capital de la télé locale mais la région soutiendra le nouveau projet via davantage d'achats d'espaces publicitaires ».
Comme il l'avait fait la veille devant 1000 personnalités régionales réunies dans le grand Atrium du Conseil régional, Martin Malvy a évoqué les grands dossiers 2009. « 2009 sera pour nous, dans la crise, l'affirmation et l'intensification des politiques régionales tournées vers l'équipement et la modernisation sans oublier la solidarité. » Reconnaissant que « Midi-Pyrénées n'échappera pas à la désindustrialisation », Martin Malvy a promis, pour 2009, que « la Région serait présente au rendez-vous. Elle porte ses efforts en termes de soutien à l'investissement et à l'économie régionale de 657 millions d'euros en 2008 à 670 millions d'euros en 2009 », avec une priorité « la modernisation des structures économiques régionales ».
La question des transports reste pour le président de région une priorité. Martin Malvy en appelle à l'Etat. Concernant les routes «
Nous attendons qu'il nous dise les financements qu'il entend consacrer à son réseau routier. » Pour le train, il a rappelé que la Région s'était en gagée fin 2008 à financer le TGV à hauteur 423 M€, sur un total demandé par l'Etat à l'ensemble des collectivités concernées de 1 milliard 160 millions d'euros. Cette somme « dépasse le raisonnable » estime Martin Malvy qui demande des « engagements non modifiables pour Bordeaux-Toulouse.Les travaux entre Bordeaux et Toulouse doivent être lancés dans trois ans, au plus tard. » Martin Malvy a enfin évoqué la réforme des d institutions souhaitée par Nicolas Sarkozy. «Si la conclusion de la Commission mise en place devait être une sorte de fusion entre Régions et Départements, nous serions la risée de l'Europe.
Je souhaite que ceux qui porteront cette réforme, si elle arrive à son terme, ne tombent pas dans un nouveau bégaiement de l'histoire, inspiré d'un jacobinisme frileux et anachronique. »


En photo : Claude Raynal et Pierre Cohen au siège du Grand Toulouse; Martin Malvy au Conseil régional Midi-Pyrénées (Photos Rémi Benoît)

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