Gestion locative : le Toulousain Kaliz lève 20 millions d'euros

Spécialisée dans la gestion locative, via une plateforme numérique, la proptech toulousaine Kaliz vient de boucler un tour de table de 20 millions d'euros en série A. Avec cet apport, la startup compte tripler son chiffre d'affaires dès 2022 et passer très rapidement le cap des 100 millions d'euros annuels de loyers perçus. Les détails.

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Olivier Duverdier et Jérémy Girard sont les deux co-fondateurs de la jeune société Kaliz, basée à Toulouse.
Olivier Duverdier et Jérémy Girard sont les deux co-fondateurs de la jeune société Kaliz, basée à Toulouse. (Crédits : Kaliz)

Pour fêter ses deux ans d'existence, la startup Kaliz vient de lever 20 millions d'euros en série A auprès d'ASSU 2000 Participations, la holding de tête du groupe Vilali. Cette entité, spécialisée dans le courtage en assurance et en crédit immobilier et fondée par Jacques Bouthier, réalise un chiffre d'affaires annuel de 163 millions d'euros. C'est donc un partenaire majeur pour la startup toulousaine qui projette d'atteindre "seulement" le cap des six millions en 2022.

Mais cette opération, officialisée jeudi 28 avril, n'a pas que des aspects financiers. "Nous avons des projets de synergies avec le groupe Vilali, notamment sur les assurances. Nous aimerions proposer des produits d'assurance à nos clients pour élargir notre offre. C'est dans nos ambitions depuis le début de l'aventure", commente auprès de La Tribune Olivier Duverdier, le cofondateur et CEO de Kaliz. Ses clients avec son associé Jérémy Girard ? Des investisseurs dans l'immobilier et donc des prioritaires de biens résidentiels et patrimoines immobiliers.

Un portefeuille actuel d'une valeur de 500 millions d'euros

En un peu plus de deux ans, la startup a conquis des parts de marché en se positionnant sur la gestion locative. "Notre job est de mettre en location des biens, les gérer, s'occuper de la relation avec le syndic, les locataires et les artisans si besoin, tenir la comptabilité, régler les litiges et préparer la déclaration fiscale de nos propriétaires", poursuit le dirigeant. Tout cela est permis grâce à une plateforme numérique développée en interne, par une équipe de onze développeurs installée à Toulouse. Les 23 autres salariés de Kaliz, chargés du développement commercial et de la gestion, sont installés à Paris.

"Les logiciels du marché n'étaient pas suffisamment matures pour bien faire le métier. Notre système, également composé d'une application, permet pour les propriétaires de connaître le taux de rentabilité de leur bien, de voir le taux d'occupation, l'historique des factures et tous les documents associés au bien. Les locataires ont aussi leur interface. Cela permet de la transparence", estime Olivier Duverdier.

Une recette qui semble séduire dans toute la France puisque la startup toulousaine gère aujourd'hui un portefeuille de biens immobiliers d'une valeur de 500 millions d'euros, ce qui représente selon la société 20 millions d'euros de loyers perçus par an. Un tiers des biens sont situés en Île-de-France et le reste dans les 16 premières métropoles françaises.

Pour se rémunérer, Kaliz perçoit entre 4,9 et 6,9% du loyer pour la gestion quotidienne, ainsi que quelques euros par mètre carré (entre 6 et 13 par m2) lors de la mise en location. "Nous sommes 30 à 50% moins cher que les solutions classiques du marché", selon le CEO. En revenus récurrents, c'est-à-dire uniquement avec le pourcentage prélevé sur les loyers, la startup a réalisé un chiffre d'affaires d'un million d'euros en 2021 et elle vise les trois millions sur ce segment dès 2022. Pour cela, elle souhaite dépasser le cap des 100 millions d'euros de loyers perçus annuellement dès cette année.

Ouvrir des antennes dans les grandes villes françaises

Ainsi, au-delà d'achever le développement technologique de sa plateforme, la proptech toulousaine compte sur cette levée de fonds pour renforcer ses équipes de commerciaux et de gestionnaires afin de gonfler son portefeuille clients. Deux canaux s'offrent alors à elle. En plus d'une commercialisation directe avec des clients qui viennent à Kaliz, cette dernière noue des partenariats avec des agences immobilières qui veulent proposer ce service à leurs clients, mais aussi avec des mandataires immobiliers, des gestionnaires de patrimoine ou encore des courtiers en crédit immobilier.

Après une levée de fonds d'amorçage d'un peu plus de deux millions d'euros auprès de business angels spécialisés dans l'immobilier, ce nouveau tour de table doit également permettre à Kaliz de racheter des portefeuilles clients. "Avec de la croissance externe, nous voulons toucher des segments de clients très premium", fait savoir le CEO, qui veut également étendre son emprise géographique.

En plus de gonfler les équipes à 50 salariés d'ici fin 2022, la jeune pousse ambitionne d'avoir "une présence locale" dans les dix plus grandes villes françaises d'ici fin 2023. À moyen voire long terme, Kaliz ne ferme pas la porte à un développement européen, aujourd'hui "en réflexion". L'Allemagne, l'Angleterre et l'Europe du Sud sont des secteurs géographiques qui plaisent au duo des cofondateurs.

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