Depuis Toulouse, Ombrelle veut protéger les peaux du soleil avec ses vêtements anti-UV

Fondée en 2021, Ombrelle est une marque de prêt-à-porter qui a vocation à protéger l’ensemble des peaux du soleil. L’entreprise toulousaine met au point des vêtements anti-UV dotés d’un indice de protection 50 et entièrement made in Europe. Découverte.

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Avec ses vêtements anti-UV, Ombrelle veut répondre à un manque sur le marché du textile.
Avec ses vêtements anti-UV, Ombrelle veut répondre à un manque sur le marché du textile. (Crédits : Ombrelle)

Tous les ans en France, près de 80 000 personnes sont diagnostiquées d'un cancer de la peau. Elles doivent alors diminuer leur exposition au soleil et changer leurs habitudes, à commencer par la façon de s'habiller. Cependant, il est difficile de trouver des vêtements qui possèdent un indice de protection élevé et qui ne soient pas des articles de plage ou de sport.

"Protéger toutes les peaux du soleil !", telle est donc l'ambition d'Océane Tobé-Loriot. L'entrepreneure de 31 ans a fondé Ombrelle, une marque de prêt-à-porter anti-UV. La société toulousaine s'est placée sur un marché, de niche, avec une offre complémentaire et alternative de ce qui existait déjà et qui ne nécessite pas de "faire le choix entre la protection ou l'esthétisme".

Née d'une histoire familiale, la jeune structure mise sur des matières naturelles, respectueuses de l'environnement et de la peau, dotée d'un haut niveau de technicité et d'un facteur de protection ultraviolet (UPF) de 50. Fondée en février 2021, Ombrelle fait le choix d'un sourcing en matières premières européen, tout comme de sa production.

"Ma mère a été diagnostiquée d'un cancer de la peau, il y a une dizaine d'années. Suite à cela, on lui a expliqué que son capital soleil était à zéro et qu'il fallait qu'elle y fasse attention au quotidien. Parmi les recommandations, il lui était conseillé de porter des vêtements anti-uv pour une protection optimale. Cependant, il lui était difficile d'en trouver, car les coupes disponibles sur le marché du prêt-à-porter ne sont pas adaptées, les vêtements sont peu couvrants et modulables et faits à partir de tissus qui laissent passer les ultra-violets. Le peu de pièces proposées m'a interpellé et l'idée de créer ma propre marque a alors commencé à germer", raconte la fondatrice d'Ombrelle.

Une campagne de financement participatif efficace

La jeune entrepreneure a par la suite quitté son poste de cheffe de projet chez Airbus pour se consacrer entièrement au développement d'Ombrelle. Afin de faire connaître son projet auprès du grand public et d'entamer sa première série de production en usine, Océane Tobé-Loriot a lancé une campagne de financement participatif, en mai, sur la plateforme Ulule. En seulement 24 h, la petite société a atteint 100 % de son objectif de 60 précommandes et dépassé les 250 %, soit 153 commandes, en près d'un mois.

Pour ses débuts, la marque toulousaine propose une gamme d'essentiels pour femme (blouse, t-shirt, pantalon) vendus entre 55 euros et 140 euros selon la pièce. Pour commercialiser ses créations, l'entreprise privilégie un système en précommande via son site internet. Les clients sélectionnent et paient leurs articles, la précommande est ensuite clôturée et la production lancée et seules les pièces commandées sont fabriquées. Généralement, il faut compter un délai d'un mois entre le lancement d'une gamme et la livraison. Grâce à ce système de fonctionnement, Ombrelle évite le gaspillage et les invendus et maîtrise sa production. Cette approche lui permet également d'optimiser les commandes et de proposer un vêtement haut de gamme à un prix abordable.

"Tout en étant intransigeante sur la qualité, ma mission est de trouver les meilleurs compromis rapport qualité prix. Mon souhait est de rendre les vêtements Ombrelle les plus accessibles possible. Le but est d'avoir un positionnement moyenne gamme, de fournir de beaux vêtements, de qualité, réalisés le plus proche possible sans dépasser un certain mark-up. Nous allons aussi essayer de rendre certains produits disponibles en stock afin de répondre au besoin d'une certaine catégorie de clientèle", précise-t-elle.

Une rentabilité financière dans 2 ans

À l'avenir, la marque souhaite proposer ses créations via des vendeurs spécialisés ou au sein de boutiques spécialisées, telles que Chouchoute à Toulouse qui "accompagne les femmes atteintes de cancer", par exemple.

Dans les prochaines années, Ombrelle veut pousser progressivement les portes de l'international, sur des marchés plus matures, des pays et des zones géographiques où la santé de peau et l'exposition solaire sont un réel sujet de société comme l'Australie, l'Amérique du Nord ou l'Asie.

"La France est un marché, malheureusement, très peu sensibilisé et donc peu mature. Nous ne faisons pas attention à notre peau, nous nous exposons beaucoup au soleil. Je sais que cela va progresser très lentement et qu'il va falloir plusieurs années pour créer un marché répondant à notre offre en France."

En attendant l'expansion, la fondatrice d'Ombrelle travaille aujourd'hui seule au développement de sa structure. Dès cet été, elle devrait proposer une collection dédiée aux enfants et plus tard, pour homme. Pour la première année d'exploitation, elle vise à réaliser un chiffre d'affaires de 200 000 euros. Elle a pour ambition d'atteindre la rentabilité financière dès la seconde année d'existence de la marque et de passer la barre du million d'euros d'ici trois ans.

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