Anywaves embarque à bord de la constellation CO3D d'Airbus

La société toulousaine Anywaves vient d'être sélectionnée par Airbus pour fournir les antennes de la constellation CO3D. "Nous voulons équiper le maximum de constellations", martèle Nicolas Capet, le fondateur de la jeune pousse qui a déjà été choisie à l'automne dernier par Thales pour les nanosatellites IoT d'Omnispace.

3 mn

Nicolas Capet est le fondateur de la société Anywaves.
Nicolas Capet est le fondateur de la société Anywaves. (Crédits : Rémi Benoit)

"Nous venons d'entrer dans la cour des grands", se réjouit Nicolas Capet, le fondateur d'Anywaves. La jeune société toulousaine annonce ce mardi 22 juin avoir été sélectionnée par Airbus Defence & Space pour fournir les antennes des quatre satellites composant la constellation CO3D (Constellation Optique 3D). "Nous avons prévu d'équiper les quatre premiers satellites d'Airbus et le contrat-cadre prévoit que si la constellation est amenée à s'étoffer, nous serons en capacité de fournir plusieurs dizaines d'antennes dans les cinq ans à venir", précise le dirigeant.

Des antennes miniatures imprimées en 3D

Fondée en 2017, l'entreprise Anywaves conçoit des antennes miniatures (environ 1 cm d'épaisseur pour 10 cm de côté) destinées aux constellations de nanosatellites grâce à un procédé innovant.

"L'antenne est imprimée en 3D avec de la céramique haute qualité. Cette matière est très résistante aux radiations dans l'espace et ses propriétés électromagnétiques permettent de miniaturiser les antennes. L'impression 3D est une technologie très flexible et adaptée au volume de séries que nous visons (quelques dizaines voire quelques centaines de produits par an)", détaille Nicolas Capet.

Un positionnement qui séduit les grands acteurs du secteur. "Notre nouvelle génération de produits taillés pour ce marché des constellations de petits satellites amène de la compétitivité aux grands maîtres d'oeuvre historiques", ajoute-t-il.

Sélectionnée par Thales pour la constellation d'Omnispace

Avant de convaincre Airbus, Anywaves a déjà été choisie en septembre dernier par Thales Alenia Space pour fournir des antennes sur les deux premiers nanosatellites de la constellation IoT d'Omnispace, qui a pour ambition d'offrir le premier réseau mondial 5G par satellites. Et Nicolas Capet espère "de futures opportunités sur OneWeb ou d'autres projets de constellations avec des grands maîtres d'oeuvre comme Thales, OHB, etc." "Nous voulons équiper le maximum de constellations et continuer notre développement commercial en particulier à l'export ", martèle-t-il.

Lire aussi 2 mnNew Space : Anywaves monte à bord de la constellation de l'américain Omnispace

Dans cette optique, Anywaves s'est allié avec l'expert breton en équipements radiofréquences Syrlinks qui est devenu à l'été 2020 le revendeur exclusif sur une bonne partie du globe de ses antennes taillées pour le New Space. Objectif : pénétrer plus vite le marché américain. La société toulousaine a également fourni une antenne à Loft Orbital. Cette startup californienne, implantée depuis fin 2019 à Toulouse, enverra fin juin sa première mission en orbite et veut créer une constellation de services partagés. Anywaves a aussi mis un premier pied en Asie en signant en décembre 2020 un premier contrat avec Pixxel, une start-up indienne du New Space.

Lire aussi 4 mnLoft Orbital suivra depuis Toulouse sa future constellation de services partagés

 Pour accélérer son développement, l'entreprise de 20 salariés va recruter cinq collaborateurs dans les mois à venir (ingénieur, chef de projet, fonctions support). Après avoir réalisé un million d'euros de chiffre d'affaires en 2020 (le double de l'année précédente), Anywaves espère à nouveau multiplier par deux son activité en 2021.

3 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.