Startup : le Toulousain Pangée fait le pari de la location longue durée

La startup Pangée développe son activité commerciale autour de la location de longue durée, mode de consommation très en vogue. Après les vélos et les objets connectés, l’entreprise toulousaine va se lancer sur des marchés comme celui de la santé, avant d’exporter son modèle économique en Europe, grâce à une prochaine levée de fonds.

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Julien Guiraud (à gauche) et Stéphane Jakubyszin (à droite), les cofondateurs de la startup Pangée.
Julien Guiraud (à gauche) et Stéphane Jakubyszin (à droite), les cofondateurs de la startup Pangée. (Crédits : DR)

Aujourd'hui, la location est un mode de consommation de plus en plus prisé, même pour les objets du quotidien. Une enquête Ifop de 2014 révélait ainsi qu'un Français sur deux souhaitait consommer plus de produits par abonnement, une tendance en plein essor la crise des subprimes. Depuis sa création en juin 2014, la startup toulousaine Pangée entend développer des offres de leasing (contrat de location de longue durée, de 6 à 36 mois) en offrant une multitude d'options autour d'un produit central.

"De manière générale, nous avons de supers techniciens, qui réalisent de supers produits. Mais j'ai toujours été tracassé par le fait qu'on s'occupe assez peu de l'usage d'un produit dont va faire preuve le client. On se concentre uniquement sur le fait de vendre une marchandise précise. Ainsi, l'objectif avec Pangée est de rassembler en un seul point tout ce dont a besoin le client dans l'utilisation d'un produit", précise Julien Guiraud, cofondateur de Pangée avec Stéphane Jakubyszin.

Une philosophie que l'on retrouve dans l'application Lizbike, première innovation de Pangée regroupant tout ce dont a besoin une personne qui souhaite un vélo, grâce à un partenariat avec diverses enseignes du secteur. "Cette plateforme informatique, qui favorise le commerce de proximité, vous permet d'obtenir un casque de protection, un vélo, une assurance pour celui-ci, son entretien et d'autres options diverses pour quelques dizaines d'euros par mois", ajoute Julien Guiraud. Selon ce dernier, un millier de clients, pour une centaine de magasins partenaires, ont déjà été séduits par ce concept.

Une offre autour de la "santé connectée" en septembre

La startup, hébergée au Connected Camp de l'IOT Valley, propose les mêmes services à destination des personnes à mobilité réduite. Avec son application Handiliz, les intéressés peuvent louer un fauteuil roulant avec une mensualité comprenant l'entretien et les assurances notamment.

Enfin, via Connectliz, lancée début 2017, l'entreprise applique sa méthode au marché des objets connectés (montres, drones, smartphones). Depuis le mois de janvier, cette troisième application génère 100 à 200 locations hebdomadaires dans 35 magasins partenaires. Néanmoins, "le client peut devenir propriétaire de son article en exerçant une option d'achat à la fin de son contrat de location comme cela existe sur le marché automobile", tient à préciser Julien Guiraud.

Après ces trois premiers marchés, les deux fondateurs et leurs huit associés entendent conquérir le secteur de l'enfance avec leur application Babyliz qui sera prochainement lancée, mais pas seulement.

"Cet été, en plus de notre implantation en Belgique, une grande campagne de communication va être enclenchée autour d'un pack que je nomme la santé connectée. Dans les faits, une personne qui louera un bracelet connecté pour connaître sa quantité de calories brûlées au quotidien, son rythme cardiaque ou son nombre de pas pourra inclure dans sa mensualité des séances avec un coach sportif, un nutritionniste, un ostéopathe ou bien avec un kinésithérapeute proche de chez elle."

Une levée de 2 à 2,5 millions d'euros

L'équipe de Pangée espère attirer avec ce concept, qui verra le jour en septembre 2017, entre 2 000 et 3 000 nouveaux clients. Des offres autour de la mobilité à destination de salariés dans les entreprises (de la trottinette à la voiture hybride), de la Silver économie (économie autour des seniors, NDLR) et de l'éco-habitat sont également en gestation.

Grâce à ses nombreux projets, "nous visons 40 millions d'euros de flux financiers sur l'année 2017", ce qui représente un chiffre d'affaires de l'ordre de 4 millions d'euros, après 76 000 euros en 2015 et 400 000 euros en 2016.

Des chiffres qui pourraient rapidement gonfler si Pangée parvient à s'implanter sur le marché européen comme le souhaitent ses cofondateurs. Pour y parvenir, Julien Guiraud et Stéphane Jakubyszin vont recruter une dizaine de personnes et lancer à la rentrée 2017 une levée de fonds dont elle espère 2 à 2,5 millions d'euros.

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