Numérique : à Toulouse, La Mêlée ne veut pas "laisser les civic tech à Paris"

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Jérémy Simonklein créateur de la startup Equivote, Lionel Bouzonville et Thomas Champion cofondateurs de Politizr
Jérémy Simonklein créateur de la startup Equivote, Lionel Bouzonville et Thomas Champion cofondateurs de Politizr (Crédits : Rémi Benoit)
À Toulouse, La Mêlée vient de lancer une nouvelle commission dédiée aux civic tech, ces outils numériques visant à accroître le pouvoir des citoyens sur la vie politique. Objectif : fédérer les startups du secteur à Toulouse, Bordeaux et Montpellier et sensibiliser les collectivités locales. Pour l’instant, les civic tech se développent surtout via des startups parisiennes.

Myopencity, Poligma, PolitizrQuorum... ces noms ne vous disent peut-être rien. Basées à Toulouse, Bordeaux et Montpellier, ces jeunes sociétés sont spécialisées dans les civic tech, des solutions numériques pour faciliter la participation citoyenne et l'amélioration des systèmes politiques. En France, environ soixante initiatives de ce genre ont émergé, concentrées en très grande majorité dans la capitale.

Les civic tech dans le Sud-Ouest

Parmi les projets les plus avancés dans le Sud-Ouest, figurent :

Politizr, une plateforme fondée par des Ariégeois permettant aux élus et anciens élus de débattre en ligne de sujets proposés par leurs concitoyens.

MyOpenCity, un outil toulousain de démocratie participative qui permet aux collectivités locaux d'interpeller les habitants sur des décisons locaux, d'organiser des référendums ou encore de diffuser en temps réel les assemblées plénières.

Quorum, startup bordelaise conçoit des applications qui outillent ONG, associations, équipes de campagne, citoyens pour mobiliser et amplifier leur mouvement sur le terrain en utilisant les mégadonnées.

Poligma, projet montpelliérain fournir aux politiques des diagnostics territoriaux et outils d'aide à la décision.

"Il ne faut pas laisser les civic tech à Paris", estime aujourd'hui Alexandre Borderies, administrateur de la Mêlée à Toulouse et manager chez l'éditeur de logiciels Berger-Levrault. Il est l'un des fondateurs de la commission civic tech au sein de la Mêlée. "L'objectif est de recenser tous les projets dans la région toulousaine mais aussi à Bordeaux et Montpellier. Nous avons prévu de réunir régulièrement les startups mais d'élargir également aux collectivités locales et aux citoyens : ce sont les futurs prescripteurs de ces outils. Nous organiserons un événement par trimestre ouvert au grand public", détaille Alexandre Borderies.

Une première table-ronde était organisée à la Cantine autour de trois startups et d'un chercheur à Sciences po le 7 décembre dernier, alors que Paris accueillait au même moment le Sommet mondial pour un gouvernement ouvert. Cette initiative regroupe 69 pays, ONG et citoyens et visant à "promouvoir la transparence de l'action publique et son ouverture à de nouvelles formes de consultation et de participation citoyenne".

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