Startup : les 7 nouvelles pépites de l'Incubateur Midi-Pyrénées

 |   |  1141  mots
Nouvelle promotion à l'Incubateur Midi-Pyrénées
Nouvelle promotion à l'Incubateur Midi-Pyrénées (Crédits : FG)
Synaxys, Ze-Watt, Norimat, Via Fabula, Wefarmup, Rivages et Concertice ont rejoint officiellement ce vendredi 6 novembre l'Incubateur Midi-Pyrénées. Ces startups bénéficieront d'un accompagnement pendant un an et pourront profiter d'avances allant jusqu'à 50 000 euros.

Plateforme de location de matériel agricole, service d'optimisation des travaux ou encore logiciel pour surveiller l'érosion du littoral... Sept nouveaux projets viennent d'intégrer officiellement l'Incubateur Midi-Pyrénées. Les porteurs de projets seront hébergés pendant 12 mois au maximum au sein de la structure. Ils bénéficieront d'un accompagnement pour affiner leur modèle économique et de 50 000 euros d'avance remboursable. Tour d'horizon des différentes initiatives présentées ce vendredi 6 novembre à Toulouse :

Synaxys : de nouveaux tests pour limiter l'expérimentation animale

Deux chercheurs en biologie hébergées au sein de l'Itav à l'Oncopole de Toulouse ont mis au point des modèles de culture de cellules qui répliquent les propriétaires du système nerveux.

"L'intérêt est de s'affranchir de l'expérimentation animale lors des tests réalisés pour l'industrie pharmaceutique et de limiter le temps des essais précliniques", explique Sophie Pautot, la porteuse de projet.

La startup réalise déjà des premiers tests pour le centre de recherche en cancérologie de Toulouse, l'Inserm et le laboratoire de chimie (LCC) de Toulouse. Synaxys a par ailleurs reçu un apport financier de la fondation Toulouse Cancer Santé.

Ze-Watt, installer des bornes électriques dans les entreprises

"Ze-watt est le 1er opérateur de mobilité électrique qui propose une solution de recharge clé-en-main pour que les salariés puissent brancher leur véhicule sur leur lieu de travail, explique Éric Gaigneux, le porteur du projet.

L'activité se décline en trois briques : la vente de bornes de recharge de véhicules électriques aux entreprises, une plateforme web pour gérer les paiements des salariés et enfin l'installation et la maintenance des bornes". Sur chaque borne (vendue environ 3 000 euros pièce), une voiture et un deux-roues électrique peuvent se connecter. La startup cible en priorité les grands comptes.

"Aux États-Unis, des bornes sont ainsi à disposition des salariés de Google. Nous avons déjà des partenariats avec deux entreprises de taille intermédiaire : STTS (aéronautique) et Malet (travaux publics), précise le président de Ze-watt qui était auparavant directeur financier de Malet.

La startup espère aussi s'inscrire dans le projet Smart city de Toulouse métropole.

Rivages, un logiciel pour surveiller l'érosion du littoral

Deux chercheurs toulousains ont décidé d'exploiter un logiciel qu'ils ont développé au sein de l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Rivages permet d'observer en temps réel l'état du littoral grâce à un réseau de caméras.

"Le logiciel peut à terme prévenir les phénomènes de submersion. Mais dans un premier temps, nous nous concentrer sur l'érosion du littoral", avance Yves Soufflet, l'un des deux porteurs de Rivages.Une vingtaine de caméras-tests a déjà été déployée par l'IRD en Afrique de l'Ouest, au Vietnam ou au Pérou. De notre côté, nous ciblons en priorité le marché français et notamment les collectivités locales. Le BRGM, service géologique national français chargé de suivre les risques d'érosion s'est déjà dit intéressé pour tester l'outil".

Wefarmup, le site de location de machines agricoles

Wefarmup.com est une plateforme web de location de matériel agricole entre professionnels.

"Aujourd'hui, les machines représentent entre 30 et 50% des charges totales des agriculteurs. Ces charges sont fixes et cela pose problème quand les prix de récolte fluctuent fortement. Les exploitants doivent parfois s'endetter 7 ans pour acheter un tracteur", constate Laurent Bernède, le cofondateur de la startup.

Avec la location de tracteurs, le propriétaire génère des revenus sur des machines qui dorment dans les hangars habituellement, et de leur côté, les exploitants qui ne veulent pas s'endetter pour acheter une machine peuvent la louer pour quelques jours."

Le site compte se rémunérer en prélevant une commission sur la somme perçue par les propriétaires de machines agricoles. 500 personnes se sont inscrites sur la plateforme depuis début octobre. Wefarmup souhaite également développer via le site le "cofarming", recréer en quelque sorte les coopérations agricoles sur un espace numérique.

Norimat, un procédé innovant pour fabriquer des pièces techniques

Issu du laboratoire de recherche en ingénierie des matériaux (Crimat-CNRS), Romain Epherre a exporté un procédé innovant pour fabriquer des pièces techniques à partir d'une poudre céramique ou métallique : "Ce procédé rend le matériau 5 à 10 fois plus dur. Nous ciblons l'industrie du luxe (montres, etc.), l'aéronautique et la défense (boucliers)".

Via Fabula, la plateforme de livres évolutifs

On connaissait "le livre dont vous êtes le héros". Avec Via Fabula, le Toulousain Bruno Marchesson veut créer une plateforme de diffusion de livres numériques qui évoluent en fonction du lecteur. "Le site recueille des informations sur l'utilisateur : homme/femme, célibataire/en couple, toulousain ou parisien... L'histoire s'adapte au profil social du lecteur", décrit le porteur de projet, qui a été auparavant membre de la startup Intuilab. Les ouvrages seront vendus entre 3 et 5 euros. Un premier auteur a accepté de répondre à ce défi.

Concertice, optimiser les travaux en ville

Intégrée depuis le mois de septembre au sein de l'Incubateur Midi-Pyrénées, Concertice est issue d'un programme dédié aux startups au sein du groupe Engie. Le projet est porté depuis 2011 par Tristan Rigou, auparavant chargée de mission au sein de la délégation régionale de GRDF, filiale d'Engie :

"Nous avons réalisé une plateforme pour optimiser les travaux en ville. Il faut savoir que rien qu'à Toulouse, 80 opérateurs sont susceptibles de réaliser des trous dans la rue en même temps. Les riverains sont régulièrement dérangés par ces travaux. En coordonnant les opérations, on peut réduire de moitié les périodes de travaux et réduire de 30% les coûts. Nous ciblons à la fois les collectivités locales et les opérateurs qui peuvent gratuitement indiquer sur les plans de la ville le lieu et la date des travaux".

L'utilisation du service coûterait 3 000 euros par mois pour une commune de 5 000 habitants et jusqu'à 20 000 euros pour une commune de 100 000 habitants. Le dispositif a déjà été expérimenté par l'agglomération du Muretain et la commune d'Escalquens. GRDF est par ailleurs intéressé pour le tester.

L'Incubateur Midi-Pyrénées en chiffres

Depuis sa naissance en 2000, l'Incubateur Midi-Pyrénées a accueilli 197 projets. 72 % de ces projets (141) ont donné lieu à la création d'une entreprise, 40 projets ont été abandonnés. Sur l'ensemble des entreprises créées, 86 ont à ce jour perduré, 49 sont en cessation d'activité et 6 ont fusionné ou ont été reprises. Les porteurs de projets ont levé plus de 309,6 millions d'euros de fonds et 816 emplois crées ont perduré.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :