Startup : Ipact facilite le suivi des patients de l'Oncopole

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Depuis le mois de mars dernier, Santinel est expérimentée sur 40 patients de l'Oncopole de Toulouse
Depuis le mois de mars dernier, Santinel est expérimentée sur 40 patients de l'Oncopole de Toulouse (Crédits : DR)
La jeune société toulousaine Ipact a créé une application de suivi à distance des patients souffrant d'un cancer. Le logiciel est déjà expérimenté depuis le mois de mars au sein de l'Oncopole de Toulouse et permet aux médecins d'être alertés en temps réel de l'effet des traitements sur les malades.

"Le système de suivi des patients par téléphone est à bout de souffle !", lance Olivier Thauvoye. Parti de ce constat, cet ancien responsable marketing pour l'industrie pharmaceutique a décidé de monter avec deux autres professionnels de santé et un professeur de médecine la startup toulousaine Ipact. Cette société a mis au point une application de télésurveillance baptisée Santinel destinée aux malades qui ne sont pas hospitalisés :

"Le patient accède à l'application de manière sécurisée sur internet en entrant un mot de passe. Son médecin peut lui envoyer régulièrement un questionnaire à remplir pour suivre les effets du traitement et l'état de santé général du patient. En cas d'évolution, des alertes graduées sont envoyées au docteur", décrit Olivier Thauvoye.

Il ajoute : "Ce système permet de faire gagner du temps aux médecins en ne contactant par téléphone que ceux qui nécessitent une réévaluation de leur prise en charge." Grâce à cette application, la startup espère aussi permettre aux établissements de santé de réduire la durée d'hospitalisation pour certaines maladies chroniques.

En test auprès de 40 patients de l'Oncopole de Toulouse

Depuis le mois de mars dernier, Santinel est expérimentée sur 40 patients de l'Oncopole de Toulouse. En cas de succès, le système pourra être étendu à beaucoup d'autres patients atteints d'un cancer et deux services supplémentaire de l'institut pourraient le tester à leur tour. La startup toulousaine est par ailleurs actuellement en négociation avec d'autres cliniques à travers la France pour vendre son logiciel.

Créée officiellement en mai 2014, la startup Ipact a d'abord intégré l'incubateur de TBS où une partie des associés a suivi un master de management avant d'être hébergée aujourd'hui au sein de l'Incubateur Midi-Pyrénées. Le modèle économique repose uniquement sur la vente du logiciel de l'application aux établissements de santé et il n'est pas prévu de le rendre accessible au grand public sans suivi médical.

La société ambitionne un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros d'ici à 2018 et compte embaucher dès le mois de septembre au moins un informaticien et un commercial.

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