Une chercheuse chinoise étudie le mercure comme indicateur climatique à Toulouse

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Chuxian Li étudie le mercure comme indicateur climatique grâce aux tourbières.
Chuxian Li étudie le mercure comme indicateur climatique grâce aux tourbières. (Crédits : Stephanie Gili)
Chuxian Li cherche à démontrer que le mercure peut être utilisé comme indicateur climatique. Originaire de Chine, elle réalise son étude au sein de deux laboratoires toulousains. La chercheuse est lauréate du prix Jeunes talents L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science. Elle a reçu une bourse de 15 000 euros pour travailler sur ses recherches. Interview.

Arrivée à Toulouse en 2015, Chuxian Li est originaire de la ville de Zhanjiang, en Chine. Lors de son master en sciences de l'environnement, elle a concentré ses études sur la bioaccumulation du mercure en utilisant le poisson-zèbre comme organisme modèle. Passionnée par l'environnement, elle a tout naturellement décidé de réaliser son doctorat sur le mercure comme indicateur climatique. Elle étudie ce phénomène depuis quatre ans au sein du laboratoire EcoLab de l'Ensat et du laboratoire Géosciences Environnement de l'Observatoire Midi-Pyrénées à Toulouse. Le 8 octobre elle a reçu le prix Jeunes talents L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science. Celui-ci lui a permis d'obtenir une bourse de 15 000 euros pour ses recherches.

La Tribune : "Les isotopes du mercure, un nouvel indicateur climatique robuste" est votre sujet d'étude. Qu'est-ce que cela signifie ?

Chuxian Li : Lors de mon doctorat, nous avons constaté que la plupart des indicateurs climatiques sur le passé sont qualitatifs, ce qui n'est pas suffisant pour reconstruire la variabilité climatique. Nous avons aussi relevé que le mercure peut quantifier le volume des précipitations passées. Nous nous sommes alors demandé...

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Commentaires
a écrit le 19/11/2019 à 9:59 :
Article qui doit être intéressant par contre on peut juste déplorer qu'une multinationale comme l'Oréal soit aussi radine, 20000 euros pour des recherches c'est que dalle, on voit bien que c'est sponsoring sont d'abord là pour faire de la publicité aux sponsors et non pour faire avancer la recherche.

Je suis même choqué par cette misérable somme ! C'est pas comme ça que l'on va faire avancer la science.

Courage à cette chercheuse qui s'est penchée sur une belle idée et qui maintenant doit trimer pour essayer de la faire vivre avec que dalle ! Ou la précarité imposée comme mode de vie pourquoi pas mais dans la recherche c'est nase !!!

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